‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 37 sur 247 · LA COALITION DE · texte numérisé non relu

LA COALITION DE

louis pour elle, et je m'attends d'être remboursé. Mais je ne dépends pas de la compagnie, j'en suis indépendant. Ma clientèle privée m'en rend indépendant. Que je le mérite ou non, le public a assez contiance en moi comme avocat pour me rendre indépendant de tout émolument que je pourrais recevoir de la compagnie du Grand-Tronc.

J'ai été chargé de l'acte qui a créé le chemin de fer du Grand- Tronc, et j'en suis plus fier que de tout autre acte de ma vie. Même aujourd’hui, c’est le Grand-Tronc qui est la principale cause de la prospérité publique. La compagnie emploie 1,600 hommes, et elle a dépensé deux millions et demi de louis depuis le mois de juillet 1852.

Quant au chemin de fer de Québec et Richmond, le député de Lambton (M. Brown) est dans une erreur profonde, lorsqu'il suppose qu'il aurait été construit aussi promptement si le Grand- Tronc n’en avait pas fait l'acquisition. Les premiers entrepreneurs n'avaient dépensé qu'une bagatelle quand le (rrand-Tronc acquit le chemin, et jamais encore sur le continent on n’a vu un tronçon de 96 milles se bâtir en aussi peu de temps.

On a parlé de bien des choses au cours du débat, notamment du projet des parlements annuels, qui a été suggéré par l'honorable député de Montréal (M. A.-A. Dorion). Je désapprouve entièrement ce projet, et je puis dire que, même aux Etats-Unis, l'opinion publique se prononce contre le principe d'élire des législatures pour une aussi courte période.

SUR

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