LES JOURS FÉRIÉS
A L'ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE
M. Ferres ayant présenté un bill pour modilier l'acte des interprétations, par rapport aux protèts des billets les jours de fête, M. Cartier releva vivement son langage, qui était propre à faire croire que la loi existante avait spécialement pour but de protéger les catholiques. Après le discours de M. Cartier, le député de Missisquoi demanda la permission de retirer son bill, ce que lui permit la Chambre,
M. l’Orateur,
Je suis surpris de la proposition de l'honorable député de Missisquoi (M. Ferres). Il a donné à entendre que l'acte concernant ies billets promissoires et les lettres de change était un acte catholique, et qu'il a été rendu pour la protection spéciale des catholiques, au préjudice de ceux qui appartiennent aux autres communions religieuses.
M. FeRREs.—Je n'ai pas dit cela.
M. CarTier.—Je suis heureux de l’apprendre. J'étais en Chambre lorsque l'acte de 1849 fut adopté ; je formais même partie du comité qui fut chargé de le préparer. Or, nous prîmes la précaution de le soumettre tout d’abord à toutes les banques de Montréal, qui se déclarèrent satisfaites, car les lois qui règlaient les billets promissoires et les lettres de change avaient été jusque-là