‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 48 sur 247 · L'INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

L'INSTRUCTION PUBLIQUE

A L'ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE

M. l'Orateur,

On aurait pu croire, d'après la discussion, que nous entendions dépcuser pour les académies et les collèges tout l'argent qui sera voté, mais il n’en est rien. Nous trouvons même, dans la loi actuelle la distinction de trois sortes d'institutions : les écoles élémentaires, les écoles modèles, et les académies. Une partie des crédits sera aflectée aux deux classes d'écoles supérieures désignées dans la loi, de même qu’une partie aux collèges qui jusqu'ici ont reçu des allocations spéciales.

Les écoles ont eu par le passé plus de la moitié de la somme allouée pour l'instruction publique, conformément à l'Acte des écoles communes. Il est absurde de prétendre, comme l’a fait le député de Montréal, que nous visons à détruire le système des écoles communes, en détournant les fonds au profit des collèges. J'ai déjà expliqué que la présente loi ne disposait que du revenu des biens des Jésuites et des reliquats du fonds des écoles communes. Mais, nous répond l'honorable monsieur, comment peut-il exister une balance en caisse, lorsque nous voyons, par un rapport déposé sur le bureau, qu'il a été prêté £5,000 à ce fonds ? C’est une somme quo le surintendant avait appliquée à tort \ la construction et à la réparation de maisons d'écoles. Depuis plusieurs années, il y a eu des balances en caisse, qui se sont élevées à £5,000 en 1852, à £7,500 en 1854, et à £6,400 en 1855. Les biens des Jésuites n’ont

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