‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 90 sur 247 · LES MUNICIPALITÉS DU BAS-CANADA · texte numérisé non relu

LES MUNICIPALITÉS DU BAS-CANADA

L'honorable député de Toronto (M. Brown) a paru blâmer Son Excellence d’avoir dit dans le discours du trône qu'il félicitait la législature d’avoir reçu des observations des conseils municipaux. Or, ces félicitations me semblent d'autant plus justes que les conseils ont ainsi prouvé qu'ils entendaient parfaitement les questions qui leur ont été soumises.

Maintenant que nous connaissons leur opinion, je propcserni que le bill, après la seconde délibération, soit soumis à un comité spécial, composé de représentants du Bas-Canada, bien connus pour l'intérêt qu'ils portent aux matières municipales. Nous pouvons espérer d'obtenir ainsi une mesure aussi parfaite que possible,

SUR

L'INTÉRAT DE L'ARGENT PRONONGÉ LE 12 mars 1860

A L'ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE

A la session de 1858, M. George Benjamin, député d'Hastings-Nord, fit adopter une mesure qui permettait aux banques de prêter à sept pour cent, et maintenait l'intérêt déjà fixé par l’Acte de 1853 à six pour cent pour les autres transactions. Cette mesure souleva une vive discussion, MM. Cartier, Sicotte et Rose lui donnant leur appui, tandis qu’elle était combattue par MM. Cauchon, Langevin, Chapais et Dunkin. Tous les représentants du Haut-Canada se prononcèrent en faveur de la loi, mais la plupart des députés du Bas-Canada votèrent contre, prétendant qu’elle favoriserait les banques et les capitalistes au détriment de la classe agricole. Deux ans plus tard, M. George McMicken, député de Welland, proposa l’abrogation de la loi, proclamant qu'elle avait eu des conséquences désastreuses, qu’elle avait appauvri la population, et qu'il n'avait pas honte de revenir sur le vote qu'il avait donné auparavant. Iln’y a aucun doute que la population rurale du Haut- Canada souffrait beaucoup de la dureté des temps ; mais la loi de 1858 en était-elle bien la cause ? Deux mauvaises récoltes successives n'avaient-elles pas plutôt produit la gêne dont on se plaignait ? Ïl ne manqua pas d'ailleurs de députés qui prétendirent que le taux de l'intérêt avait baissé depuis l’Acte de 1858. L'honorable Malcolm Cameron ne craignit pas d’affirmer que la baisse avait été de vingt-quatre à huit pour cent; que la Compagnie des terres, dont ilétait un des directeurs, venait de prêter $80,000 à huit pour cent et que le capital anglais affluait dans le pays depuis qu'on lui offrait de meilleures facilités. M. Carling raconta que $500,000 avaient été placés récemment dans la ville de London à dix et douze pour cent, quand les fournisseurs d'argent auraient exigé autrefois quinze ou vingt pour cent. M. Cartier fut de ceux qui crurent qu'il ne serait pas sage de révoquer la loi avant qu'elle eût franc jeu, et la Chambre, à une majorité de dix voix, partagea son avis. Pour: MM. Aikins, Archambault, Beaubien, Benjamin, Biggar, Bourassa, Bureau, Burnell, Caron, Cauchon, Chapais, Cimon, Clark,

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