L'INTÉRÊT DE L'ARGENT
l’autre soir, j'ai déclaré que le gouvernement était d'avis que la loi existante ne devait pas être changée ; que la loi de 1858 n'était pas autre chose que le complément de la loi de 1853, et que rien à nos yeux ne présageait les conséquences désastreuses qui nous ont été annoncées par les honorables députés de Montmorency et de Welland.
Les députés du Haut-Canada ne devraient pas oublier que, lorsque la loi de 1858 fut votée, les députés du Bas-Canada, qui n y étaient pas favorables, furent accusés de vouloir imposer leur sentiment à la population du Haut-Canada, A ce compte, les honorables députés du Haut-Canada auraient pu ne pas se montrer aussi violents dans leur dénonciation de la législation de 1858. Ce sont bien eux qui méritent aujourd’hui ce reproche, Je me rappelle, en effet, que lorsque cette loi passa par ses différentes phases, un député du Haut-Cunada proposa un amendement par lequel il semblait prier les députés du Bas-Canada de ne pas se dégrader en refusant l’abrogation de la loi de l'usure en ce qui concernait le Haut-Canada.
SUR LA