LA VISITE DU PRINCE DE GALLES
mais avec le due de Newcastle, qui lui répondit, comme chacun le sait, que son adresse ne pouvait pas êti-e reçue. 8i le grand-maître avait rendu publie ce fait, il n'y aurait pas eu de difficultés.
Dans son discours, l'honorable député (M. Sieotte) m'a demandé ce que j'aurais fait, si le duc de Newcastle eût insulté la population catholique ? Cette hypothèse est absurde. Quiconque connaît les antécédents de cet homme d'Ktat, sait bien qu'il est incapable de commettre un acte de ce genre ; elle est, de plus, injurieuse 2>our les catholiques, puisqu'elle les met sur le même pied que les omngistes ; mais eniin, si le duc eût insulté mes coreligionnaires, ou même s'il eût insulté les protestants, ma conscience se serait révoltée contre un pareil acte, et ma dignité de catholique et de Canadien m'aui*ait suggéré la conduite à tenir dans une telle occuri'enee.
Mais les oi-angistes ne sont point les prote^^tants : ce])endaut je dois déclarer devant cette Chambre que, par leur conduite libérale en parlement, ils se sont montrés bien plus modérés, bien plus tolérants vis-à-vis des catholiques, que les réformistes qui obéissent aux ordres de M. Brown. Si nos coreligionnaii"e8 du Haut-Canada possèdent maintenant un système d'écoles séparées, ils le doivent aux votes des oi^angistes ; si cette question eût été abandonnée aux clear-grits, leurs droite eussent été méprisés et foulés aux pieds !
Je n'aime point les associations oi^angistes ; je déteste toutes les socitUés secrètes en général j je leur dis en ce mojnent, et je leur dirai constamment, que le plus tôt elles sei-ont abolies, sem le mieux et pour elles-mêmes et pour la province ; mais je dois rendi^e justice à ceux qui travaillent avec nous dans la vie publique et reconnaître la tolérance et la modération de leurs opinions.
SUR LK