DOUBLE MAJORITE
PIIONONCÉ LE 2'2 MARS 1861
A L'ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE
M. rOrateur,
L'amendement de l'honorable député de Montréal (M. Dorion) teiKl au même but que celui de son honorable allié du Haut- Canada (M. John S. Macdonald). Leur adoption entraînerait la chute du ministère. Je suis prêt à en subir les conséquences.
Je m'étonne de voir M. Dorion, qui ne compte que quelques partisans, proposer qu'une administration devrait posséder la confiance des deux sections de la province.
Il serait désirable assurément que chaque section f\it appuyée par la majorité qu'elle représente, mais cela est parfois impossible. Je suis fier de le proclamer, la grande majorité des représentants de la section du pays que je représente, ont confiance dans mon intégrité politique, et j*ose compter sur Tappui des classes instruites du Bas-Canada. Les victoires remportées par mes amis, à diverses reprises, m'ont donné cette assurance.
Quant à mon collègue, le procureur général du Haut-Canada, je dois dire que je n'aurais jamais accepté la tâche de former une administration, si je n'avais pu m'assurer de son concours. Je connaissais son honnêteté politique, son habileté comme homme d'Etat et la place qu'il occuj>e dans l'affection de la population du Haut-Canada. M. Macdonald est entouré d'un groupe d'adhé-