‹ Discours de Sir Georges CartierChapitre 198 sur 286 · LB BILL DE LA HILICB · texte numérisé non relu

LB BILL DE LA HILICB

trouve le capitune de compagnie d'aller ijuand mSme de maison en maison pour enr6Ier aes hommes. Sous ce système, on a pu enrôler de ,80,000 à 90,000 hommes dont ensuite on n'a jamais obtenu aucun service. Un autre vicedes lois actuelles, c'est qu'elles ne donnent point les moyens de constater l'effeciif de la milice de réserve. De toutes les provinces unies, le Nouveau-Brunswick a la meilleure loi de milice ; les rësultaU en ont été excellente.

Le bill qui voue est présenta porte que les compagnies dites régulièreB enrôlées pour le service actif serviront deux ans et les volontaires, trois ans. Le nombre de jours d'exercice sera de huit an moins et de seize au plus, mais tout corps ou toute compagnie pourra s'exercer durant un plus grand nombre de joers au gré des hommes, ou par les ordres de l'officier commandant Mais au delà de la durée obligatoire des seize jours, les hommes de la milice active, résidant à moins de deux milles du lieu d'exercice, seront seuls tenus d'être présents. Lien tenante- colonels, majore et capitaines de régiments doivent réisider dans leurs divisions régimentaires respectives. De cette manière, ils coiuiaîtroot mieux leurs hommes, et ceux-ci pourront toujours avec plus de facilité se faire expliquer notre système militaire par leurs officiers ùnsi domiciliés an milieu d'eux, et en qui il» auront nécessairement plus confiance.

En 1862, conformément à la loi alon existante, on fit un enrôlement qui donna pour Ontario et Québec, 305,000 miliciens, plus 25,000 volontaires. Comme plusieurs bataillons n'avaient pas tait rapport, on évalue approximativement la milice de cette époque à 475,000 hommes. Depuis lors, le nombre dee hommes sujets à l'enrôlement doit avoir atteint 600,000. Le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse ensemble doivent pouvoir fournir un ofi'ectif de 100,000 hommes. Soit, pour tout le Canada, un total de 700,000 hommes en état de porter les armes pour la défense de leur paye.

Un fait imjxirtant à conslaler, c'est que, sur ce nombre il j a au moins 70,000 marins, dont 40,000 ou 50,000 dans la Nouvelle- Ecosse et le Nouveau-Brunswick. Si la puissance maritime de l'Angleterre est supérieure à celle de la France, cela est dû à ce que la population maritime est plus nombreuse chez les Anglais que chez les Français. Napoléon 1er a dit an jour qu'il lui serait facile de construire des vaisseaux de guerre en quantité, mais que la difficulté serait de trouver les équipages. Si par impossibilité la marine royale anglaise périssait aujourd'hui tout entière, corps et

biens, la popalation de matelots employés sur les navires marchands suffirait pour remplir d'hommes une nouvelle flotte de guerre. Le fait que notre population maritime représente un eltectif de 70,000 hommes, a donc une très grande importance pour nous.

En vertu du bill que je propose, le capitaine devra établir une distinction entre la milice de terre et la milice navale. Pour soulever les préjugés dans les provinces maritimes, on a prétendu que leur milice en cas de nécessité serait appelée à nous défendre ici. Quant à ce qui est des marins, je puis dire qu'ils ne seront obligés à aucun service militaire en temjis de paix ; ils ont une trop bonne école dans la navigation de long cours, ou dans celle de nos grands fleuves. Je ne prétends pas, par ce bill, organiser la milice navale. C'est un soin qui est laissé au gouverneur général en conseil. Mais le bill contient des dispositions propres à encourager la création de compagnies navales. Je crois que nos amis du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse trouveront bientôt que leurs devoirs militaires sont moins rigoureux qu'ils ne seraient sous l'empire de leur propre législation.

On m'a dit qu'un article de la loi de milice de la Nouvelle- Bcosse autorise le gouverneur à exiger de toute la population soumise au service un certain nombre de jours d'exercice chaque année. Si je suis bien renseigné, d'après le dernier ordre du général, tous les miliciens de la Nouvelle-Ecosse étaient astreints à cinq jours d'exercice dans Tannée ; c'est-à-dire que 35,000 ou 40,- 000 hommes étaient forcés à leur très grand préjudice de faire le service. Par la loi actuelle, la Nouvelle-Ecosse ne devra fournir que 5,000 hommes au service actif.

Quant à la classification d'après l'âge, je l'ai prise dans la loi de réorganisation de l'armée récemment adoptée par les Chambres françaises. En supposant même qu'il n'y eût pas d'organisation volontaire, je suis sûr que parmi les jeunes gens de 18 à 30 ans, on trouverait toujours, sans difficulté, l'effectif de 40,000 hommes qui doit être soumis à l'exercice. Il en résultera que, tous les deux ans, nous aurons — disséminés dans toutes les parties du pays — 40,000 jeunes gens suffisamment familiers avec le maniement des armes, et dont les services seraient inappréciables dans le cas où il serait nécessaire de les appeler sous les drapeaux.

Comme je l'ai dit, non-seulement les 40,000 hommes du service actif, et leurs officiers, seront exercés, mais les officiers do

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