SÉANCE DIT 9 HAI
Sir Gioboeb Cautisr. — La question des terres, qui se rattache étroitement aux inté l'été du ])ayB de ia Rivière -Rouge, eel de toutes les questions liées à ce projet de loi, celle dont la solution présentait peut-être le plue de difficultés. Nous aurons bientôt à établir un chemin de fer i travers la vallée de la Eivièru-Eouge, et pour cela le Parlement fédéral doit néceKsairemeDt avoir sous son contrôle et à sa disposition les terres inoccupées. Si ces terres étaient abandonnées à la législature provinciale, il pourrait en résulter de graves embarras au moment de la construction du grand chemin du Pacifique. Ce gouvernement s'attribue donc et avec raison la possession de ces t«rres, mais il ne serait pas juste, U me semble, de ne donner rien en retour. Aussi, nous avons réservé 1,400,000 acres de terre pour les Métis. N'était-il pas juste en effet, et sage tout à la fois, de pourvoir à l'étublissement de ceux qui ont contribué dans une très notable mesure k la mise en valeur du pays de la Rivière- Bouge ? Kous voulons adopt«r à l'égard des Métis la politique la plus généreuse. Tous les occupants de terres, quelle que soit leur origine, seront libéralement traités. Pas un sou ne sera exigé de ceux qui auront eu des titres de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Quant aux descendants des blancs, ils ne prétendent pas avoir de droit aux terres en question, de sorto que le bîll ne contient sur ce point aucune disposition qui les concerne. Ia reserve établie pour les sauvages servira à toutes les tribus. D n'y a que dix-sept cents sauvages pur sang, dans la province, et l'on féru droit à leurs réclamations.