L'ACTE DU GRAND-TBONC
A L'ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE
M. rOrateur,
Je crois que l'honorable députa de Montréal (M. Dorion) mérite réellement la réputation d'avoir beaucoup de couiuge après nous avoir déclaré qu'il avait l'intention de proposer certaines résolutions. Ce courage est d'autant plus surprenant que jusqu'ici il a systématiquement combattu chaque mesure en faveur du Grand-Tix)nc. Je suis heureux de voir qu'il comprend maintenant l'importance de cette grande entreprise.
M. DoEiON. — J'ai fait la déclaration dont parle l'honorable ministre, parce que je veux venir en aide à la compagnie.
AL Cartier. — L'honorable député ne veut peut-être pas accepter d'éloge de moi ; en tous cas, il mérite beaucoup de crédit, et je suis sûr que ses électeurs lui en tiendront compte. Ces résolutions vont même au-delà de l'aide que le gouvernement doit accorder.
L'honorable député de Shefford (M. Drummond) veut aussi donner plus que la compagnie no demande. La compagnie nous dit : ** Dift'érez votre réclamation contre nous jusqu'au jour où nos revenus nous permettront de payer un certain dividende." Or, par son bill, le ministère stipule que les actionnaires devront recevoir six pour cent avant que le pays soit remboursé.
Les deux honorables députés ont tort de prétendre que l'aide accordée par le gouvernement ne sera d'aucun avantage au chemin, car le bill est certainement basé sur la requête. La compagnie nous demande d'abandonner notre réclamation ou d'en retarder le paiement ; eh bien, le ministère a dépassé son attente. Il est