‹ Discours de Sir Georges CartierChapitre 83 sur 286 · MINISTÈRE CARTIER-MACDONALD · texte numérisé non relu

MINISTÈRE CARTIER-MACDONALD

A L'ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE

M. rOratour,

Lorsque j'ai eu Thonneur de porter la parole, la dernière fois, je me suis réservé le droit de répondre aux observations de l'honorable député de Montréal (M. A.- A. Borion), qui paraissait si désireux de rompre une lance avec nous. L'honorable député a avancé que le gouvernement s'était formé sans avoir de politique bien définie, tandis que le contraire est vrai ; le gouvernement a une politique nettement arrêtée sur toutes les questions qui ont agité les deux sections de la province. Pour le prouver, il me suffira de lire le programme exposé par le gouvernement lors do sa formation. De fait, jamais gouvernement n'a eu programme plus net.

Nous n'avons pas hésité à déclarer, par exemple, que les droits de douane seraient basés, autant que possible, sur le principe ad valorem^ afin d'encourager l'industrie indigène. Nous nous sommes prononcés avec non moins de clarté sur la question du siège du gouvernement.

Le député de Montréal nous a reproché à tort d'avoir pris l'initiative d'une grande question, la question de l'union dés provinces, sans l'assentiment de la Chambre. Le gouvernement impérial a pleinement approuvé notre conduite, et une dépêche de sir Bulwer Lytton, à la date du 26 novembre dernier, porte que le gouvernement impérial ne pouvait nommer de délégués ^

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