‹ Discours de Sir Georges CartierChapitre 99 sur 286 · SERVICE DES STEAMERS OCÉANIQUES · texte numérisé non relu

SERVICE DES STEAMERS OCÉANIQUES

Je fais appel à tous ceux qui ne sont pas déterminés à nous combattre quand même ; je les prie d*appuyer le gouvernement. Pas un seul député du Bas-Canada ne devrait voter contre cette mesure. Ce serait voter contre leur pays, contre Montréal, contre Québec, contre leurs meilleurs intérêts.

L'honorable député de Toronto ne peut pas prétendre qu'un comité lui est nécessaire pour apprendre aujourd'hui ce qu'il savait l'an dernier, ou ce qu'il devait savoir quand la Chambre adoptait unanimement, à la session dernière, une adresse déclarant qu'un subside additionnel était nécessaire pour permettre à la ligne canadienne de steamers de rivaliser avec la ligne Cunard.

M. LsMiBux. — Quel sera le tonnage des nouveaux steamers, et combien de forces de chevaux représenteront-ils ?

M. Cabtibr. — ^Le tonnage des steamers actuels dépasse celui de la ligne Cunard, à l'exception du Persia et de VArahia, Le dernier steamer, le Hungarian, avait un tonnage de 2250, et les nouveaux steamers auront 3000 tonneaux de jaugeage et 5000 forces de chevaux.

SÉANOB DU 16 IfABS

L'honorable député de Toronto (M. J.-B. Robinson) nous a dit qu'il n'était pas disposé à rejeter sur le Haut-Canada la subvention de £50,000 qu'il faut pour mettre la compagnie en mesure de faire le service avec efficacité. Il paraît avoir oublié que le Bas-Canada existe et qu'il aura à ^&yer sa part de la dépense. Assurément, le Haut-Canada n'est pas le seul que cette question concerne, le Bas- Canada a des intérêts maritimes qui doivent mériter quoique considération. Le pays ne dépendra pas toujours de Portland pour son accès à la mer ; mais il est probable que dans un avenir qui n'est pas éloigné, nous aurons un port sur notre propre territoire. Nous aurons établi alors des communications avec le Nouveau- Brunswick et la Nouvelle-Ecosse, et nous retirerons de la ligne des steamers de plus grands avantages que ceux que nous en avons obtenus jusqu'à présent.

H est peu de députés qui n'admettent pas l'urgence d'aider la ligne ; tous semblent au contraire en être fort convaincus; mais, pour quelques-uns, s'ils ont de bonnes paroles sur les lèvres, l'hostilité est dans leurs cœurs. Ce n'est peut-être pas tant la compa-

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gnie, ou le enbaide qai ne lear agrée pas, que le gouvemomi qui la propose. Nos adversaires savent que le gouvernement i prêt fc résister & nn vote direct de non-confiance, et cela ne fer pas lenr affaire.

Je ne suis pas surpris de la proposition du député d'Osfoi Xord (M. Brown), elle est digne de lui. Yoilà longtemps qu'il < venu fc cette conclusion, que l'Union doit être dissoute, et il a f tout en son pouvoir pour empoisonner l'esprit public dans le Ha Canada pour l'animer contre le Bas, sans oublier le ^ouvornemei J'espère que nos amis saisiront le but de sa proposition et lu tr ter ont eu conséquence.

SUR LES

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