LES DEUX GRANDS PARTIS
Messieurs, pourquoi les représentants du peuple donnent-ils leur confiance et leur appui à un parti plutôt qu'à un autre ? Les électeurs devraient choisir les hommes les mieux doués pour travailler à l'intérêt du pays ; et ces représentants, lorsqu'ils se réunissent, devraient donner leur confiance à tel ou tel parti ou la lui retirer selon qu’ils pensent que les chefs de ces partis la méritent ou non.
Donc, afin que les représentants du peuple en arrivent à une conclusion
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raisonnable et bien définie, quant au choix à faire entre les deux grands partis qui occupent l'arène politique en Canada, et quant à celui des deux qui mérite le plus leur confiance, il leur faut naturellement bien examiner lesquels des hommes publics qui occupent le premier rang, lesquels des hommes d'état du pays peuvent produire le meilleur état de services. (Ecoutez ! Ecoutez !)
Jetant un regard sur les années écoulées, je prétends au nom du gouvernement Libéral. Conservateur que la confiance que l’on a reposée en nous en 1878,et qu’on nous a renouvelée par le vote de 1882, doit encore nous être accordée. (Ecoutez, écoutez.) Car nous affirmons, d’abord, que nous avons rempli toutes les promesses que nous avons faites, avant que nous fussions arrivés au pouvoir. (Applaudissements.) Je prétends aussi que le gouvernement a administré les affaires du Canada, d’une manière juste, honnête et sage, et que la prospérité actuelle qui règne dans tout le Canada doit trouver sa principale cause dans les actes législatifs et administratifs du présent ministère. (Vifs applaudissements. )
Reportons-nous à 1878, et examinon: quel était l’état des affaires du pays. Je n'ai pas besoin d'appuyer sur les différents Événements qui ont précédé cette date, parce que vous, habitants de cette Province, et citoyens d'Ottawa, presqu’à portée d’ouïe de la bouche des représentants en Parlement, vous avez eu toutes les occasions, par le passé, de connaître parfaitement quelle a été la ligne de conduite suivie par les deux partis politiques, et, sans doute, vous avez une opinion bien arrétée sur quelquesunes des questions dont nous allons parler ce soir. En 1873. vous vous en souvenez tous, le gouvernement dont je faisais partie fut forcé de se démettre devant l'épouvantail que nos opposants appelèrent le