INSTRUCTION PUBLIQUE
17. Contrairement à ce qu'a fait le Parti conservateur qui, de 1892 à 1896, diminuait de $75,931.35, soit 16 P.c., les subventions À l'instruction publique, nous avons, de 1896 à 1915, augmenté ces subventions de $1,063,- 222.14, soit 273 p.c. Ces chiffres ne comprennent pas les crédits votés en faveur des écoles d'agriculture, des écoles vétérinaires, des écoles ménagères, des écoles d'industrie laitière, des écoles forestières et d’arpentage que, dans la même période, nous avons augmentés de 152 p.c.
Grâce à ces subventions, que nous avons faites a:s8i larges que les ressources de la province le permettaient, nous avons vivifié la question scolaire sur tout notre territoire ; nous avons contribué à faire augmenter d’une façon considérable le salai-
re de nes instituteurs et institutrices, de trois Mille jeunes filles, et nous avons augmenté le traîte- Nous avions moins de neuf cents ment de nos inspecteurs d'écoles dont élèves à nos écoles d'art et manufac- M. Cousineau Parlait avec tant de ture en 1896 ; nous en avons Mainmépris lors de la dernière session ; tenant près de trois mille, nous avons également pu fonder des
Grâce à ces subventions, nous avons écoles normales dans toutes les Par-
induit les municipalités scolaires à ties de la province, et nous VOYONS reconstruire et à meubler à neuf des aujourd’hui dans ces écoles 1,500 6lè- centaines de maisons j' école qui, chaves, Quand, en 1896, il y en avait que année, ainsi que l’attestent leg moins de 400. Tous ces élèves ac- rapports de nos inspecteurs d'écoles, quièrent dans ces maisons une vraie deviennent de plus en plus et de formation Pédagogique; ils gagnent mieux en mieux fréquentéeg par nos leurs diplômes, et nous les trouvons enfants. actuellement au nombre de 1,000 près, à ; FA Se distribuant le pain de l'instruction soupe R Een EC SERA URBIE Ie : lainement qu'il ini plaira Que la prosur tous les coins de notre bonne prore En 1896 Ë Nr Vince de Québec est à la queue de Ja = ge : PRRQUE AYaons peine confédération en matiere de finance 200 instituteurs et institutrices di- . : : , ! et d'instruction ; il n’empêchera pas Plômés! ; £ que, comme nous l'avons fait de 1901 Depuis 1908, nous avons, par ces
À u à 1911, c'est ici, chez nous, que Pour mêmes subventions, assuré la cons- les provinces de l’est le nombre des truction de 115 académies dans tous
1 te 1 Personnes sachant lire et écrire aug- Fo comtés qui nous les ont deman mentent le plus rapidement,
Depuis 1905, nous avons distribué Pour toutes ces fins et pour obtegratuitement dans les écoles publi. nir ces résultats, pour créer et déve- Ques, sous le contrôle de commissai- lopper nos écoles techniques et notre res ou de syndics, au delà d'un mil- école des hautes études commercialion de livres de classe et de prix. les, Pour notre école polytechnique,
Nous payons à nos commissions POUr nos collèges agricôles, pour nos scolaires $1.66 3-4 pour Chaque élève, universités, nous avons dépensé $9,- Quand, en 1896, pour un nomore 598,841.81.
moindre, le parti conservateur ne M. Cousineau Pourra nous repro- Payait que 79 cents, cher ces subventions, comme il l'a
Nos écoles du Soir — les écoles de fait déjà, mais le peuple qui en a Mercier — les écoles de l'ouvrier — profité et les à approuvées dans quasont fréquentées par Près de sept mil- tre élections générales, les approuvele élèves quand, cn 1896, on n’y trou- ra encore une fois le 22 mai, nous en
Wait pas deux mille élèves. sommes convaincus, En 1896, nous n'avions pas une : ä seule école de coupe et de couture ; AGRICULTURE
nOUS en avons maintenant au-delà de 18. Nous avons dépensé pour l'a- , fréquentées régulièrement Par plus griculture—non compris le subside fé-
déral,—pour, la voirie, pour les ponts en fer et pour l'abolition des barriè-
res de péages, pour la colonisation pour les cultivateurs en un mot, — $16,078,203.17.
C'est dans les temps de crise, comme ceux que nous traversons depuis 1912, que l'on comprend toute l’importance qu'il convient d’attacher À l’agriculture. Si, aujourd'hui, la province de Québec souffre d’une façon moins intense que les autres provinces du Dominion de la dépression éconamique, il faut en attribuer la cau-:
se aux habitudes d'économie de nos populations rurales et aux progrès
Agriculture(budget de Ja province) Chemins de colonisation . . . . ..
Amélioration des chemins FUTAUX Bons chemins (Loi de 1912). . . .
PONLSTENT TRE SN RE NE Barrières et ponts de péages , , - .
OCR NT re enr
11 serait peut-être un peu long d’énumérr: tout ce que nous avons fait pour aider au développement de l'industrie agricole. Tout de même, qu’il me soit permis de vous rappeler que nous avons favorisé l'enseignement pratique de l'horticulture à l'école primaire, aidé à l'établissement d’au delà de 40 écoles ménagères depuis 1912, nommé des agronomes de district dont la mission est de visiter et de conseiller les cultivateurs, fait donner des cours abrégés d'agriculture dans à peu près toutes les parties de la province, aidé à la reconstruct'on
croissants que l'agriculture à réalisés chez nous, grâce à l'esprit d’entreprise des cultivateurs et grâce également aux efforts fructueux du gouvernement. !
Le budget de l'agriculture, qui était de $163,494.0" en 1895-96, de $218,600 en 1905. atteignait, en 1914-15, la somme de $437,142.72, indépendamment du subside fédéral.
Mais ce budget n'indique pas le montant total de ce qui est dépensé, chaqu: année, en faveur des populations rurales. Voici un tableau qui fait voir l’ensemble des dépenses faites pour les cultivateurs pendant les années 1896, 1905 et 1915:
30.20 9,661.88 341,226.00 rien rien 5,713,082.85 rien 6,000.00 210,000.00 rien rien 21,286.27
du collège agricole de Sainte-Anne-dela-Pocatière, à l'agrandissement de ce.
lui d'Oka et subventionné celui de MacDonald, poussé de l'avant une politique de Coopération agricu,:, travaillé à l'établissement et au développement de la Coopérative agricole | des Fromagers de Québec, encourag de vingt facons l’industrie Jaitièr aidé au drainage des terres; veillé à® l'amélioration des troupeaux, favorisé l’aviculture, la culture du tabac, l’apiculture, l'arboriculture, ete. ete.
Que toutes ces réformes, ces initiatives et ces encouragements aient pro-
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duit d'heureux résultats, il n'est permis à personne d’en douter, nous en avons la preuve dans le contentement, l'aisance, la richèsse dont jouissent nos braves cultivateurs.