‹ Discours de Sir Richard Cartwright prononcé à Toronto le 24 août 1899 [microforme]Chapitre 7 sur 13 · TAXATION EN PRO )RTION DE LA POPULATION · texte numérisé non relu

TAXATION EN PRO )RTION DE LA POPULATION

Quiconque a suivi le mouvement de notre population, admettra que jusqu’à 1896, elle a augmenté très peu, pas plus que dans les dernières

années de la décade de 1881 à 1891. D'après ces données, notre population er

| 1897 ne devait pas excéder 5,100,000.

Depuis lors, nous avons raison de | croire que notre population a augmenté du double ou du triple quelle ne l'avait fait en 1896. Tous ceux qui ort voyagé et qui ont vu l’aug- | mentation de nos cités et de nos villes ; tous ceux qui ont parcouru le Nord-Ouest, en particulier, admet-

ronds, $800,000, et, pour les chemins tront que l’augmentation de node fer et les canaux, nous avons dé- tre population durant les pensé #345.000 de plus que nos ad-| trois dernières années a été plus conversaires. Üela comprend le prolon- sidérable que jamais auparavant. rt de l’Tntercolonial et d’autres Notre population en 1898 était donc épenses de même nature. Ce sont là de 3 ou 400,000 plus élevée qu’en . toutes nos dépenses extra : elles se 11805 et en 1900 elle sera en toute gont élevées à $1,672,000, c'est-à-dire probabilité de 800,000 de plus qu’en . ‘une augmentation d'environ $700,- | 1897, 000. En retour, nous avons touché! Il n’y a rien de plus pénible dans les sommes suivantes

: du Yukon l'histoire du Canada que l’état de

choses révélé par le recensement de dant ces six ans, je ne crois pas que 1881 à 1891, c’est-à-dire pendant! Toronto se soit développé autant toute une période où le parti con-| que ses habitants l’auraient désiré ; servateur occupait le pouvoir. Qu’ar-| je ne pense pas que pendant ces six rivast-il alors ? Environ un demi- | années, vous ayiez vu autant de bâmillion de notre population qui au-!tisses en construction dans Toronto rait dû rester au Canada, nous quit-! que durant les dernières semaines. ta pour s’en aller aux Etats-Unis.| (Appl.) La politique nationale était Aujourd'hui, le. courant a changé! une ndmirable invention pour perpour de bon et j'espère que nous ne! mettre À Pierre de voler Paul, verrons plus le désolant spectacle, (Appl.) sans apporter aucune difféd’un million de Canadiens forcés de | rence à la richesse générale, Quels’expatrier pour aller chercher du|ques localités, comme quelques inditravail aux Etats-Unis, mais qu'au | vidus ont pu en profiter, mais la nacontraire nous verrons ceux quiltion elle-même n’en a retiré aucun nous ont quittés, revenir et peupler | bénéfice, et, la preuve de ce que j’ales vastes régions de nos territoires. | vance, c’est que de 1881 à 1891,

x : quand elle était en plein épanouisae dE TS LA P 4 sement, le Canadu n'a jamais pro-

| | gressé oussi lentement.

Je désirais yous démontrer que, ECRIRE d’après l’augmentation de Ja popu- LA DETTE NATIONALE

lation, les dépenses ont été raison- , ’ !

nables, si l'on considère qu’une| Disons un mot de la dette publigrande partie de ces dépenses sefqaue. C’est un sujet plein d'intérêt trouve compensée par des recettes. | Sur lequel ‘attire l'atetntion de ces L'augmentation de notre population | journalistes qui dans leurs diatris s’est maintenue en proportion de nos| bes daus le Mail ”, la Gazette | dépenses. Les économistes et les|et le “Star”, nous ont accusés de l’ahommes d'Etat indiquent deux enu-| voir augmentée. Il n’y en a pas un ses déterminantes du progrès d’une! qui a mentionné ce fait insignifiant nation et de la diminution du far-|Gue nos prédécesseu: nous laissaient deau qui pèse sur le peuple : c’est, | des obligations au raontant de seize si les circonstances le permettent, millions ! En prenant le pouvoir, la réduction dans les dépenses, ou| nous avons constaté que pour terco qui vaut mieux encore, ce qui est| miner les travaux commencés dans plus patriotique, l'augmentation du les canaux alors en progrès, il faunombre de ceux qui contribuent au |drait au moins douze millions, prorevenu. bablement davantage, A part aéla,

Il suffit de réfléchir un instant! nous découvrîmes qu’il faudrait quapour admettre qu’il est infiniment tre millions pour payer les subsides plus avantageux pour le pays de dé-|au’ils avaient votés à certains chepenser 40 ou 42 millions par an avec, mins de fer, et cela, qu'on le remarune population de six à sept mil- que bien, sans tenir compie de veux lions, que de dépenser 35 millions q'ils se nroporaient d'ajouter em avec une population de cinq mil-| 1896, ni de Ja dépense pour ceux de lions. (Appl.) VTle du Prince-Edouard et du Nid au Corbeau.

Je désire déclarer que ïe n’ai jamais entendu déclarer à auvun chef Hbéral, et je ne l'ai jamais suutenu moi-même, qu'il ne fallait pas dépenser dans un-pays comme le 16tre pourvu que ces dépenses fusseni :

utiles et fructueuses. Non. *e contre

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