‹ Discours de Sir Richard Cartwright prononcé à Toronto le 24 août 1899 [microforme]Chapitre 9 sur 13 · PRUDENCE ET ECONOMIE · texte numérisé non relu

PRUDENCE ET ECONOMIE

Je ne prétends pas que ces beaux

résultats soient une excuse pour l’ex-

travagance ou le pillage : non, au | RICHESSE ENORME DU CAcontraire, plus notre revenu est con- NADA

sidérable, plus nous devons être pru- ;

dents et sages en faisant des dépen-| Mais, me direz-vous, admettons ses ; mais je soutiens que c'est une que nos importations et nos exporjustification pour le parti libéral de |tations aient été énormément augfaire des dépenses pour les objets lmentées : admettoôns que nos revequi le méritent, Si l’un d’entre vous | nus soient pour le moment augmen-

s’apercevait qu'au bout de trois ans ses revenus ont soudainement doublé, ne serait-il pas justifiable de faire des dépenses qui auraient pu Jui paruître absurdes auparavant !

Si un marchand voyait tout à coup son capital doublé, ne serait-il pas justifiable de se jeter dans des eutreprises qui auraient été téméraires avant cela {

Au sujet du capital et des dépen-

ses, je désire attirer votre attention

sur deux ou trois faits significatifs qui démontrent combien est ridicule

l'accusation portée contre le gouver-!

nement d'avoir augmenté les- char-

ges sur le capital. En 1894, nos pré- |

décesseurs ont ajoaté quatre mil-

lions et demi au compte du capital ; en 1895, ils ont ajouté 45.891,000 à.

la dette ; en 1896, $5,422,000 ; et, en.

1897, le gouvernement actuel a ajouté en tout $3,041,000 à la dette net-

te du capital ; en 1898, $2,417,000,.

dont #930,000 étaient simplement l'escompte à 24 par cent sur un em-

prunt négocié cette année-là par M.

tés, avez-vous de bonnes raisons pour dire que ces augmentations seront permanentes % Ici, j'adinets qu’il faut un peu compter avec les calculs et l’imprévu : tout de même, jiñon opinion personnelle est que ‘nous mavons fait qu'effleurer juslaw’ici les vastes dépôts de minérais que possède le Canada. Je suis convaincu qu'avant peu d'années, les |produits des minéraux de toutes sortes, le fer, l'or, l'argent, le nikel, les mines de charbon, que nous pos- |sédons dans le pavs, vaudront cent millions de piastres. Il n’est pas besoin de dire quelle immense source | de richesse ce sera, non seulement | pour l mineur, le capitaliste, qui place son argent dans les mines,mais encore pour le manufacturier, pour l'artisan et pour le cultivateur qui | fourniront leurs produitts pour la | consommation à ces mineurs. Ce sera une augmentation de cette richesse dont je viens de parler, même si

la somme que j'ai mentionnée n'était

aue ‘- la moitié.

Fielding. Cette année, dont les apé-

rations sont maintenant closes, nos dépenses totales ont été b'en plus considérables que d'habitude, et cependant, nous n’avons ajouté qu'un million à notre dette. (Appl) Si, maintenant, nous déduisons l’escompte sur l'emprunt, qui n’est en aneune facon une augmentation de notre dette, nous trouyons que dans les années 1897, 1898, 1899, l'additio totale à notre dette se monte sen:

lement à $%.328,000: soit un tiers du montant qui a été ajouté à la dette mette du capital pendant les années 1804, 1895 et 1998, par les conser-

. vateurs, (Appl.)

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