‹ Discours de Sir Wilfrid LaurierChapitre 4 sur 11 · TESTAMENT POLITIQUE DE LAURIER · texte numérisé non relu

TESTAMENT POLITIQUE DE LAURIER

Avec Lafontaine l’intransigeance en matière politique fut mise de côté. Grâce aux accommodements qu’il proposa à sir Charles Bagot, il parvint à jeter les bases de nos libertés sur le régime de la responsabilité ministérielle comprise dans toute son ampleur.

Que de questions délicates, inabordables, il semblait de prime abord, ont été réglées par voie d’accommodements, suites de concessions réciproques! Pour n’en citer qu’une : rappelons le Concordat qui reconciliait l’Eglise, le Pape et la France après la Révolution. Le Pape dut faire certaines concessions exigées par Napoléon pour restauref le catholicisme à nouveau en France. Tout naturellement le dogme restait intact, mais sur les questions de discipline, il y eut de la part de Rome plusieurs concessions. Nombre de demandes de Bonaparte furent aussi repoussées.

Laurier, au cours de sa longue expérience et à la suite d’études approfondies sur l’histoire en vint aux conclusions si éloquemment formulées dans sa lettre. Pressentait-il qu’il allait bientôt cesser de prêcher d’exemple pour l’avantage de ses Concitoyens.? C’est une présomption pleine de probabilités, A tout événement, que nos jeunes politiciens profitent des leçons que contient son testament. Il a été un chef aimé et écouté durant sa vie, qu il conserve par ses conseils et son exemple, la direction de ses successeurs après sa mort.

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