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M. Bni' ' ■ , lie I Acau< iiji<- ir;.iii ti?r<- , jTon'iiir.i .i 1 un»des sôani > .-. ,. .. mlos, sur \o « besoin de croire », un discours qui eut un In'-s g^rand retentissement, et où il marr}un de nouveau, par un |»as décisif, révolution chrétienne de son >prit. M. de Mun prononça le discours de clôture devant un immen*' auditoire. Ce •! été jtublié iri exten$o.
Le compte rt-ndii Au i--n^i-^ i» ■ u wonna qu'un sommaire, d'ailleurs très complet.
Au banquet qui avait précédé cette dernière séaocc, sous la
présidence do Mfe''" Fulbert Petit et des évoques présents, un jeune hoinnie de Besancon, M. Saillard, porta en termes enthousiastes la santé de « M. le comte Albert de Mun, député, membre de l'Académie française, le chef et l'ami de la Jeunesse catholique de France ». {Triple salve d'applaudissements. Cris : Vive M. de Mun.)
« M. Saillard ayant fmi de parler, dit le compte rendu du congrès, une scène émouvante se produit. M. de Mun se lève et se dirige vers M. Saillard, qu'il embrasse avec une effusion affectueuse, au milieu des a})plaudissements et des acclamations qui retentissent longtemps. L'enthousiasme est à son comble.
« Lorsque l'ovation s'est calmée, M. le comte de Mun prend la parole. Toutes ses phrases, prononcées avec une rare énergie d'accent et qui évoquent de si hautes et si belles idées en la pure beauté de leur forme, soulèvent des tonnerres d'applaudissements. »
Messeigneurs , Messieurs,
Vous me pardonnerez, dès ma première parole, et sans autre exorde, de m'adresser directement à ces jeunes gens qui viennent, en des accents si chauds, de faire à mon cœur un appel dont je suis profondément ému.
Vous avez dit, mon cher Saillard, en évoquant des souvenirs que je n'oublie pas plus que vous, vous avez dit, en m'en remerciant, que je m'étais toujours montré l'ami des jeunes.
Je n'y ai point de mérite et vous n'avez pas à m'en remercier : car c'est mon honneur et ma force, à moi, déjà chargé du poids des années et qui descends les sentiers de la vie, de sentir encore à certaines heures
vos cœurs se rapprocher du mien et ma main trembler dans les vôtres sous l'étreinte d'une émotion commune. C'est moi bien plutôt qui vous dois toute ma reconnaissance de ce qu'à certains jours vous voulez bien encore m'accueillir au milieu de vous, non pas comme un maître, ainsi que vous le dites, non pas comme un chef, mais comme un vétéran qui se hâte pour suivre vos traces et marquer encore sa place parmi vous, à l'heure des combats que vous livrez pour l'Église et pour la France. {Applaudissements.)
Car je n'ai rien de plus à attendre, rien à demander qui m'honore davantage. C'est vous qui êtes les pionniers, les hommes d'avant-garde, c'est vous qui frayez à notre patrie les grandes voies qui la conduisent vers l'avenir.
Vous avez lu le récit poignant qui serre encore d'une étreinte douloureuse toutes les âmes françaises, l'histoire de cette marche héroïque de quelques braves portant à travers mille obstacles le drapeau de la France, de l'Oubanghi jusqu'au bassin du Nil. {Applaudissements prolongés.)
Pendant que, divisés en deux troupes, ils cherchaient leur route, les uns à travers les herbes épaisses, les détours et les rapides du fleuve inconnu, les autres dans la brousse qui couvre ses rives, un clairon se tenait à l'avant du bateau, et, d'instant en instant, pour marquer la direction, Marchand lui commandait ; a Clairon, sonne au drapeau. » {Applaudissements prolongés.)
Mes amis, vous êtes ces hommes engagés sur la route de l'avenir, au milieu du présent obscur, et vous marchez vers des horizons inconnus, parmi les
obstacles, les tourbillons et les détours imprévus. A côté de vous d'autres liommos s'épuisent au même et intrépide labeur, des compagnons de votre âge qui partagent vos aspirations, sinon toutes vos croyances, et qui, eux aussi, cherchent de bonne foi la route par où passera la patrie. Ne les abandonnez pas : travaillez par votre exemple à les rallier derrière le drapeau commun qui porte le nom de Dieu et celui de la France. C'est l'œuvre de votre génération. Il n'en est pas de plus belle, et je ne sais rien de plus émouvant que cette marche de la jeunesse qui, malgré la diversité des origines, cherche à travers les discordes accumulées à joindre les cœurs et les mains au service du pays.
Pour moi, je ne vous demande qu'une place; laissez-moi à l'avant de l'embarcation qui vous porte, et de temps en temps dites-moi : (( Clairon, sonne au drapeau. » (Triple salve d'applaudissements.)
Je n'ai plus , je ne veux plus avoir d'autre tâche , heureux si, dans mon corps qui vieillit. Dieu me garde encore quelques années un souffle assez puissant pour répondre à votre appel et, de distance en distance, à tous ces jeunes gens qui s'empressent sur les routes de demain, jeter, pour cri de ralliement, le nom de Dieu et celui de la France.
Messieurs, le vieux clairon d'avant-garde boit à V Association catholique de la Jeunesse française, à ses œuvres, à son souvenir, au lendemain qu'elle prépare à notre patrie. {Ovation prolongée.)
« Rien ne peut traduire, pour ceux qui n'assistaient pas à cette scène, l'impression produite par ces vibrantes paroles, ni les acclamations enthousiastes qui les saluèrent. »
p n O N O N C K A L\ CHAMBRE DES DÉPUTÉS CONTRE l'uRGENCE
d'une PROPOSITION D'ABROGATION DE LA LOI SUR L'ENSEIGNEMENT