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C'est (l'al)oi-(i riiisullc contio h; l'.'ipo, fju'on appelle « ce vieil ecclésiastique qui se donne, sans exhiber de procuration ou de mandat dûrn(;nt dressé, pour le représentant de Jésus-Christ sur la terre, et f|ui continue à exercer ces fonctions de mandataire d'un défunt dans les divers pays du inonde, notamment en France, malgré l'article 2003 du code Napoléon, qui déclare que le mandat finit par la mort du mandant ou du mandataire. » (Hilarité prolongée sur divers bancs à gauche et au centre.)
Ainsi, Messieurs, voilà ce que vous trouvez à répondre à ces abominations; un tiers, peut-être une moitié d'une assemblée française ne trouve rien à faire que de rire devant cette insulte dirigée contre le vicaire de Jésus-Christ.
M. Georges Perin. Mais où est l'insulte?
M. LE COMTE Albert de Mun. Et puis, au lendemain de cette insulte et de ces rires, vous viendrez nous accuser d'être des perturbateurs, parce que nous avons voulu consoler par un témoignage d'amour le vieillard abreuvé de pareils outrages.
M. Georges Perin. Où voyez -vous une insulte dans ce que vous venez de lire ?
M. LE PRÉSIDENT. N'iuterrompez pas, monsieur Perin.
M. LE COMTE Albert de Mun. Vous me demandez où je vois une insulte? Je ne vous répondrai pas. Si vous ne la voyez pas, hors d'ici tout le monde la verra.
Un membre à gauche. C'est une bêtise ! {Onrit.)
M. Georges Perin. S'il y avait eu insulte, on n'aurait pas ri.
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M. LE COMTE Albert de Mux. Et maintenant l'insulte à nos prêtres et aux cérémonies de notre culte.
Hier, l'auteur de l'interpellation disait qu'on ne venait pas ici pour attaquer la religion, qu'on respectait les prêtres, qu'on respectait le culte catholique; et M. le ministre, qui n'a rien voulu me répondre au sujet de ces attaques à la religion, a protesté, lui aussi, du même respect.
Or voici ce que je lis, dans un autre journal, à propos des prêtres catholiques :
« Ils ont le privilège de faire sur la voie publique des promenades et des manifestations plus ou moins carnavalesques... »
M. Charles Floquet. Cet article a été condamné, Monsieur. (Exclamations et applaudissements ironiques à gauche.)
M. le comte Albert de Mux. Vous dites que cet article a été condamné. Mais croyez -vous donc que cette seule condamnation suffise à satisfaire la conscience publique, et, d'ailleurs, si celui-là a été jugé... (Interruptions à gauche.) M. LE président. N'interrompez pas, Messieurs. M. LE comte Albert de Mun. ... si celui-là a été jugé , combien d'autres demeurés impunis !
Et, sans chercher davantage, en voici un autre plus récent qui, lui, n'a été ni jugé ni condamné, et sur lequel l'indignation publique s'est tellement prononcée, qu'un membre de l'autre Assemblée l'a déjà dénoncé à M. le garde des sceaux ; il s'attaque à celui que les chrétiens appellent le Fils de Dieu, et, se servant pour l'insulter de l'humble profession oîi il a voulu naître
pour honorer le travail et la pauvreté , il écrit, sous le titre du Charpentier Jésus :
« J'ai connu autrefois un vieux juif, grand amateur de curiosités, qui, en me montrant un jour une table extraordinairement vermoulue, me dit avec le plus grand sérieux : « Vous savez qu'avant de courir les « rues pour prêcher sa doctrine, Jésus-Christ a travaillé « comme charpentier dans l'atelier de son père. Kn re- « montant à la fabrication de cette table, que je vous « prie d'examiner, j'ai acquis la certitude qu'elle était « son ouvrage. Voyez-moi comme c'est solidement éta- « bli. Si ce garçon -là avait voulu s'appliquer un peu, « il aurait admirablement réussi dans la charpente; « mais ses parents ne pouvaient pas le tenir, il était « toujours dehors. Quand il arrivait à faire sa demice journée, c'était tout le bout du monde. Il s'en allait « perpétuellement causer avec des savants de choses « qui ne le regardaient pas. Aussi avait-il fini par bou- « siller tout ce qu'on lui donnait à faire. On le ren- « voyait de tous les ateliers. Et pourtant ça n'était « pas l'intelligence qui lui manquait pour son état. « Quand on lui a présenté la croix où il allait mourir, il « s'est écrié au premier coup d'œil ;
« C'est bien mal raboté, ça doit venir de chez un « tel. »
M. Martel, garde des sceaux, ministre de la justice et des cultes. Il n'y a point là de délit.
M. LE COMTE Albert de Mun. M. le garde des sceaux me fait l'honneur de me dire qu'il n'y a point là de délit.
Je ne sais pas s'il n'y a pas là un délit, mais ce que je sais, c'est qu'à mes yeux et aux yeux de tous les
catholiques de France il y a là un blasphème intolérable. (Applaudissements sur divers bancs à droite. — Exclamations à gauche.)
M. MÉLIXE, sous-secrétaire d'État de la justice. M. le procureur général a reconnu qu'il n'y avait pas de délit dans l'article dont vous parlez.
M. DE TiLLANCOURT. Il y a là une simple insanité.
M. LE COMTE DE Douville-Maillefeu. Pourquoi l'orateur ne demande-t-il pas tout de suite le rétablissement de la loi du sacrilège?
M. LE COMTE Albert de Mux. Et maintenant je demande à M. le président du conseil ce qu'il a fait contre ces attaques dont je n'ai choisi qu'un petit nombre.
Je n'ignore pas qu'il a, sur ses devoirs envers la presse, une théorie particulière.
M. Paul de Cassagnac. Et une pratique aussi !
M. LE COMTE Albert de Mun. A l'une des dernières séances qui ont précédé les vacances de la Chambre, M. le président du conseil, répondant à M. Paul de Cassagnac, disait, pour expliquer comment il y a des journaux qu'il poursuit et d'autres qu'il ne poursuit pas :
<' Est-ce que le chef du gouvernement lit tous les matins tous les journaux pour savoir si la loi est violée? Ce n'est pas là ce qu'il fait.
(( Lorsqu'il sait qu'il y a quelque part une attaque qui peut être dangereuse , considérablement dangereuse pour l'ordre, il avertit le pouvoir judiciaire.
X II y a tel article que j'aurais peut-être poursuivi si j'avais été procureur général, et dont je n'ai pas besoin de me soucier comme président du conseil. »
VoiK'i uno étrange théorie gouvernnmentale ; M. le président du conseil ne lit pas les journaux ! {Exdainalions cl rires.) Et sa responsabilité ne saurait être engagée s'il y laisse violer la loi.
Ainsi il y a des articles qui sont coupables, que la justice doit poursuivre et condamner, et dont le chef du gouvernement n'a pas besoin de se soucier. On attaque tous les jours une religion dont le libre exercice est pour des millions de citoyens le plus précieux des biens et le plus sacré des droits ; on appelle sur eux le mépris et la haine, et M. le président du conseil n'a pas besoin de s'en soucier ! Et comme, en matière de presse, le parquet ne poursuit guère que sur l'invitation du gouvernement...
M. LE PRÉSIDENT DU CONSEIL. Jamais!
M. LE COMTE Albert de Mun. ... tout ce dont M. le président du conseil n'éprouve pas le besoin de se soucier demeure impuni.
M. Paul de Cassagnac. M. le président du conseil ne lit que le Pays. (On rit à droite.)
M le comte Albert de Mun. Vous dites que lorsque l'ordre vous paraît considérablement troublé vous avertissez le pouvoir judiciaire. Mais qu'est-ce donc qui peut vous émouvoir, si vous ne l'êtes pas par les outrages dont je parle?
Ah ! oui, il y a une chose qui vous émeut, c'est l'attaque contre la République. Celle-là, vous l'apercevez et vous trouvez qu'il est bon de vous en soucier. Mais la religion outragée, Dieu insulté, les consciences catholiques opprimées, cela ne vous paraît pas de nature à mériter vos poursuites.
Pendant que le nom de Jésus-Christ était ainsi cou-
vert d'opprobres , vous demandiez justice au nom de la République offensée à des hommes qui, pour donner à leur sentence le caractère sacré dont elle a besoin, vont s'asseoir au-dessous d'une image de Jésus crucifié. Quelle justice attendez-vous donc des hommes, ^ vous qui laissez impunément insulter le Dieu au nom ^ duquel toute justice est rendue sur la terre? (Applaudissements à droite.)
Un membre à gauche. La justice est rendue au nom du peuple.
M. Paul de Cassagnac. Qu'on remplace le crucifix par le buste de la Marianne!
M. LE COMTE Albert de Ml'x. Mais ne voyez -vous pas, vous qui êtes si jaloux des droits de l'État, qu'en refusant de défendre l'Église c'est votre sûreté même que vous compromettez? Ne voyez -vous pas qu'à ces \iolences contre le catholicisme a bientôt succédé la négation la plus effrontée des principes naturels que la seule raison suffît à promulguer? et ne savez -vous pas qu'il n'y a point d'État qui puisse légitimement et impunément s'affranchir de Tautorité de ces principes, qui puisse, sans péril pour lui-même, laisser nier l'existence de Dieu, l'immortalité de l'âme, la distinction essentielle ou la sanction future du bien et du mal?
Là est le dernier appui de toute société, son inébranlable et nécessaire fondement ; hors de là, l'autorité n"a plus rien par où elle puisse imposer le respect et commander l'obéissance. (Très bien! à droite.)
Et déjà la preuve s'en fait autour de vous, et toutes ces attaques dont vous n'avez pas le temps de vous soucier commencent à porter leurs fruits.
Il y a quelcjucs jours, pendant qu'à celle tribune on accusait les catholiques de troubler la paix publique, les étudiants d'une école de l'Ktal...
A gauche. Ah! ah!
A droite. Laissez parler !
M. LE COMTE Albert de Mun. ... les étudiants d'une école de l'État, qui, eux, n'ont pas appris dans les écoles catholiques, dont M. Leblond se plaignait l'autre jour, ces principes de soumission si nuisibles à la société moderne (Approhalion à droite), qui ont été, au contraire, élevés dans l'esprit de discussion que M. Leblond réclamait pour assurer l'honneur de la nation, ces jeunes hommes ayant entendu un de leurs professeurs flétrir comme ils le méritent les auteurs des crimes les plus sanglants de la Terreur. . . {Applaudissements à droite. — Bruyantes exclamations à gauche), ces jeunes hommes se sont réunis et ont fait le manifeste que vous avez lu partout... (Nouvelles exclamations à gauche.)
M. Gambetta. Vous en avez fait d'autres quand vous étiez à l'armée de Condé.
M. LE COMTE DE Douville-Maillefeu. Allez donc à Goblentz pour dire cela.
M. LE PRÉSIDENT. N'interrompez pas !
M. Ordinaire, Vous avez assiégé des villes françaises.
D'autres membres à gauche. Vous avez été les alliés des Prussiens. — Vous êtes rentrés avec eux en 1815 !
M. LE COMTE DE Douville-Maillefeu. Ceux qu'on a insultés à la Sorbonne sont ceux qui ont fait la Révolution et qui sont restés avec elle.
M. LE président, m. de Douville-Maillefeu, puisque
vous persistez à interrompre, je vous rappelle à l'ordre. (Agitation.)
M. LE COMTE DE Douville-Maillefeu. Ils étaient les espions de l'étranger.
M. le président. Je vous prie de rentrer dans l'ordre.
M. LÉON Gambetta. Nous ne laisserons pas insulter la Révolution française. {Applaudissements à gauche.)
M. LE C0.AITE de Douville-Maillefeu. Nos pères ont été fidèles à la patrie, quand vous la trahissiez de complicité avec l'étranger.
M. LE PRÉSIDENT. Vous u'avez pas le droit d'empêcher l'orateur de parler. Cessez d'interrompre.
M. LE COMTE DE Douville-Maillefeu. En se couvrant du masque de la religion, les ultramontains faisaient déjà cause commune avec l'étranger sous l'ancien régime, depuis la sainte Ligue...
M. le PRÉSIDENT. Mousicur de Douville-Maillefeu, je vous rappelle une seconde fois à l'ordre , et je vous prie de ne pas m'obliger à consulter la Chambre sur l'application de mesures plus sévères.
M. LE C0.AITE Albert de Mun. Ah ! ceux-là ne se sont pas attardés aux distinctions que vous avez faites ici; ils n'ont point voulu entendre ces subtiles différences entre ce que vous voulez jdétruire et ce que vous voudriez bien préserver ; ils ont été droit aux conséquences de vos doctrines et ils ont dit : La guerre est entre le Syllahus et 1793, entre le catholicisme et la libre pensée, et, après avoir lancé ce manifeste de guerre contre le catholicisme, après avoir insulté au passage un prélat vénérable, ils ont couru à ce que vous appelez la « jésuitière » , et ils ont voulu en forcer
la porte i)Our y aijpliqucr sans douto leurs principes de conservation sociale. (Applaudisscnienls à droite.)
Voilà la conséquence naturelle et nécessaire des doctrines qu'on est venu formuler ici et do cette guerre que vous engagez contre le catholicisnne.
Après elle et immédiatement, c'est la guerre contre Dieu; puis, sans tarder, la négation de la simple morale elle-même et de ces principes élémentaires qui découlent de la loi naturelle et sans lesquels il n'y a plus de société, plus d'État, plus de nation.
M. le ministre de l'intérieur le sait mieux qu'aucun autre; à l'une de nos dernières séances on recherchait à cette tribune, dans son passé, les souvenirs les plus propres à marquer l'étrange contradiction qu'a fait éclater entre ses principes et ses actes son avènement au pouvoir. Mais tandis que l'homme politique exprimait sur la liberté absolue des doctrines qu'il ne s'attendait pas à désavouer sitôt, le philosophe écrivait aussi sur les devoirs de l'autorité en face de la liberté des maximes qu'il me permettra de lui rappeler aujourd'hui :
« La société, disiez-vous, en quittant le joug des religions d'État pour entrer en possession de la liberté , n'a pas pu et n'a pas voulu se soustraire à la loi naturelle, sans laquelle la liberté ne serait ni souhaitable ni réalisable , et dont l'autorité s'étend avec le même empire sur les citoyens et sur les États... Si la loi naturelle existe, si elle est écrite dans nos consciences par la même main qui a constitué notre être et fondé l'univers, il n'y a pas de sophisme au monde qui puisse soustraire les diverses communautés humaines à cette éternelle loi de l'humanité. On peut sortir d'une reli-
gion positive, mais on ne peut sortir de la religion naturelle sans sortir de l'humanité en même temps.
a Et il s'en faut tellement, disiez -vous encore, que la loi soit athée, qu'au contraire elle est pleine de Dieu. Rousseau l'appelle un contrat social ; mais ce n'est pas un simple pacte entre les hommes, c'est d'abord et avant tout un pacte entre Dieu et l'humanité. »
Admirable définition que je répète après M. Jules Simon , qui doit servir de règle aux législateurs , qui commande le respect aux citoyens et qui trace les devoirs des gouvernements. Car cette loi morale, qui domine toutes les autres, n'est pas faite seulement pour rindi%'idu , elle obhge l'État ; c'est M. Jules Simon qui le dit, et il s'écrie avec une juste indignation : «. Quoi! si je dirige ma ^ie privée sans en tenir compte, je serai condamné, et si l'on me donne à gouverner le corps social et que je le gouverne d'après les mêmes principes, je serais absous ! d
Monsieur le président du conseil, on vous a donné aujourd'hui à gouverner le corps social, et si, tolérant ces audacieuses négations de l'existence de Dieu qui s'étalent chaque jour impunément dans la presse et cette apologie quotidienne de l'athéisme et du matérialisme, vous n'assurez pas le respect de la loi morale, du pacte formé entre Dieu et l'humanité, vos écrits vous ont condamné par avance à une réprobation que la conscience pubhque ratifiera. ( Yive approbation à droite. — Rumeurs à gauche.)
J'ai fini. Messieurs, et je viens demander à M. le président du conseil si, cette fois, il consentira à répondre à ma question, s'il voudra bien nous dire comment il entend préserver la paix intérieure que nous
demandons on même temps que la paix extérieure, et quelle est la politique qu'il prétend choisir, de colle qu'il exprimait dans ses déclarations d'hier en parlant de son respect profond pour les catholiques, ou do celle qu'on indiquait tout à l'heure à cette tribune et qu'on résumait par ces mots : Le cléricalisme, c'est l'ennemi ! ( Vifs aj)plaudissenients sur plusieurs bancs à droite. — L'orateur, en retournant à son banc, est chaleureusement félicité par ses amis.)
A la suite de la discussion, MM. Leblond, Laussedat et de Marcère déposèrent un ordre du jour ainsi conçu :
« La Chambre, considérant que les manifestations ultramontaines, dont la recrudescence pourrait compromettre la sécurité intérieure et extérieure du pays, constituent une violation flagrante des lois de l'État, invite le gouvernement, pour réprimer cette agitation antipatriotique, à user des moyens légaux dont il dispose, et passe à Tordre du jour. »
Cet ordre du jour fut volé par 346 voix contre 114, et dès lors il y eut entre les catholiques et les républicains un abîme qui devait désormais se creuser chaque jour davantage.
Les attaques contre la religion redoublèrent sans que le gouvernement parût s'en émouvoir. En présence d'une telle situation, Tépiscopat ne put garder le silence, et le cardinal archevêque de Paris se fit l'interprète de ses inquiétudes dans une protestation adressée le 9 mai à M. Martel, garde des sceaux, ministre de la justice et des cultes.
Quelques jours plus tard, le maréchal de Mac-Mahon, président de la République, saisissant l'occasion d'un débat sur une question secondaire, constatait publiquement, dans la célèbre lettre du 16 mai, le désaccord profond qui existait entre sa politique et celle du président du conseil. M. Jules Simon donna sa démission ; un nouveau ministère fut constitué sous la présidence de M. le duc de Broglie.
Autorisé par le Sénat, le président de la République prononça, le 16 juin, la dissolution de la Chambre, et les élections générales furent fixées au 14 octobre 1877.
A Pontivy, M. le comte Albert de Mun eut encore comme concurrent M. le docteur le Maguct, candidat des républicains. M. Lefèvre, ancien préfet du Morbihan, se porta comme représentant des bonapartistes.
M. de Mun fut élu par 12920 voix, contre 6817 données à M. le Maguet et 1 678 à M. Lefèvre.
Les trois cent soixante-trois députés républicains qui avaient constitué la majorité formée dès le premier jour contre le ministère du 16 mai furent tous réélus. La Chambre nouvelle mit aussitôt en échec le gouvernement du maréchal de Mac- Mahon, enfermé dans le dilemme audacieusement posé par M. Gambetta : se soumettre ou se démettre. Le ministère se retira, et, après avoir tenté sans succès de résister à la majorité avec un cabinet présidé par M. le général de Rochebouët, le président de la République se décida à appeler au pouvoir M. Dufaure et un ministère de gauche.