ET PROPAGANDE ROYALISTES
( Discijurs prononcé à Vannes, dans une rùanion d'électeurs du dc^partemciit du Moi-bihan, le 8 mars 1881.)
Les violences du gouvernement de la République contre les catholiques se multipliaient sans Irève; les lois d'enseignement, déjà votées ou en préparation, menaçaient, conformément au plan tracé par les loges maçonniques, de consommer rapidement la déchristianisation du pays : les attentats accomplis contre les religieux venaient de combler la mesure. Un grand nombre de magistrats du parquet avaient donné leur démission plutôt que de s'associer aux dénis de justice ordonnés par le gouvernement contre les congrégations proscrites. L'indignation était profonde et l'émotion générale. Les illusions de ceux qui avaient pu croire aux promesses de liberté prodiguées par les républicains s'évanouissaient chaque jour; il devenait évident pour tous que la République, fatalement condamnée par le.s passions de ses partisans à la guerre religieuse, était impuissante à donner la paix aux consciences et la tranquillité au pays. La prospérité matérielle qui avait accompagné les premières années du gouvernement nouveau avait fait place à une crise générale et tous les jours plus aiguë dans l'industrie et dans l'agriculture.