‹ Discours du comte Albert de MunChapitre 36 sur 46 · II · texte numérisé non relu

II

(riiilciilion (luliugcaiile, j(i rcMioiico à f,-oiisiillcr l;i rUiariil)i('. (M(ir(ii(cs ^rtipiirohaiioii à (/aiichc cl an critlrc.)

M. DK LA Uassetikui;. Celait l)ion (hideiil, !

M. LE PRÉsiDKNT. Moiisicur (le M un, coiiliiiiio/, votfe discours.

M. LE COMTE Alhemt DK M UN. Messicuis, j(! n'ai pins que quelques mots à dire à la Chambre.

Nous avons voulu laisser se terminer, sans y iiitei'venir, ce procès où les accusés se déchargent sur les accusateurs d'une responsabilité, dont ceux-ci no peuvent se défendre qu'en avouant leurs illusions. (Murmures au centre.)

Le pays jugera de quel côté a été le juste sentiment de l'intérêt national. Mais l'heure est venue pour la Chambre de donner une sanction au débat qu'elle a soulevé, et, bien que le ministère ait paru vouloir s'y dérober à l'avance par une retraite volontaire, je ne crois pas qu'il puisse s'y soustraire : qu'il se retire ou qu'il soit renversé , nous croyons qu'il tombe emporté par un sentiment public, et c'est déjà une satisfaction pour tous ceux qu'il a si profondément blessés dans leurs intérêts les plus chers...

A gauclie et an centre, iron\t[aeineul. Ah! ah!

A droite. Oui ! oui ! — Très bien !

M. le comte Albert \m Mun. Mais la conscience publique demande quelque chose de plus. Il faut, en attendant, que l'enquête proposée achève de faire la lumière sur ce qui est trouble et incertain dans cette affaire; il faut que les actes dont la gravité est, à nos yeux, clairement établie, entraînent pour le cabinet qui les a commis le jugement qu'il mérite, et c'est dans

ce but que nous avons rhouneur de présenter à la Chambre un ordre du jour que je dépose sur le bureau. ( Vircfi marqn(.'>< (Vnpprohation sur d'n'cr^ banc.'i n droite. )

A la suite de ce discours, un tumulte inexprimable s'établit dans l'Assemblée. Les ordres du jour successivement apportes à la tribune sont rejetés les uns après les autres; la confusion est à son comble; la séance se prolonge jusqu'à une heure avancée de la soirée. Enfin M. Gambetla, qu'on savait prêt à prendre le pouvoir et à constituer un cabinet pour remplacer celui de M. Jules Ferry, démissionnaire dès la veille du débat, se décida à mettre un terme au désaccord en invitant la Chambre, par quelques mots patriotiques, à se réunir dans rengagement commun de faire honneur à la signature de la France par l'éxecution du traité conclu avec le bey de Tunis.

Le témoignage de confiance donné à M. Gambelta à la fin 'le cette orageuse séance fut le prélule de la formation de son « erand ministère ».

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