‹ Discours dur l'esprit positif, ordre et progrèsChapitre 4 sur 13 · D1 COI · texte numérisé non relu

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tance au milieu de la variété. Or, il esl évidenl '|ii<', sous cet aspect fondamental, Ju philosophie positive comporte nécessairement, chez les esprits bien préparés, une aptitude très supérieure à eelle qu'a pu jamais offrir l;i philosophie théologico-métaphysique. En considérant même celle-ci aux temps de son plus grand ascendant, à la fois mental et social, c'est-à-dire, à l'état polythéique, l'unité intellectuelle s'y trouvait certainement constituée d'une manière beaucoup moins complète et moins stable que ne le permettra prochainement l'universelle prépondérance de l'esprit positif, quand il sera enfin étendu habituellement aux plus éminentes spéculations. Alors, en effet, régnera partout, sous divers modes, et à différents degrés, cette admirable constitution logique, dont les plus simples études peuvent seules nous donner aujourd'hui une juste idée, où la liaison et l'extension, chacune pleinement garantie, se trouvent, en outre, spontanément solidaires. Ce grand résultat philosophique n'exige d'ailleurs d'autre condition nécessaire que l'obligation permanente de restreindre toutes nos spéculations aux recherches vraiment accessibles, en considérant ces relations réelles, soit de similitude, soit de succession, comme ne pouvant elle-même constituer pour nous que de simples faits généraux, qu'il faut toujours tendre à réduire au moindre nombre possible, sans que le mystère de leur production puisse jamais être aucunement pénétré, conformément au caractère fondamental de l'esprit positif. Mais si cette constance effective des liaisons naturelles nous est seule vraiment appréciable, elle seule aussi suffît pleinement à nos véritables besoins, soit de contemplation, soit de direction. Il importe r-éanmoins de reconnaître, en principe,

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que, sous le régime positif, l'harmonie de nos conceptions se trouve nécessairement limitée, à un certain degré, par l'obligation fondamentale de leur réalité, c'est-à-dire d'une suffisante conformité à des types indépendants de nous. Dans son aveugle instinct de liaison, notre intelligence aspire presque à pouvoir toujours lier entre eux deux phénomènes quelconques, simultanés ou successifs ; mais l'étude du monde extérieur démontre, au contraire, que beaucoup de ces rapprochements seraient purement chimériques, et qu'une foule d'événements s'accomplissent continuellement sans aucune vraie dépendance mutuelle ; en sorte que ce penchant indispensable a autant besoin qu'aucun autre d'être réglé d'après une saine appréciation générale. Longtemps habitué à une sorte d'unité de doctrine, quelque vague et illusoire qu'elle dût être, sous l'empire des fictions théologiques et des entités métaphysiques, l'esprit humain, en passant à l'état positif, a d'abord tenté de réduire tous les divers ordres de phénomènes à une seule loi commune. Mais tous les essais accomplis pendant les deux derniers siècles pour obtenir une explication universelle de la nature n'ont abouti qu'à discréditer radicalement une telle entreprise, désormais abandonnée aux intelligences mal cultivées. Une judicieuse exploration du monde extérieur l'a représenté comme étant beaucoup moins lié que ne le suppose ou ne le désire notre entendement, que sa propre faiblesse dispose davantage à multiplier des relations favorables à sa marche, et surtout à son repos. Non seulement les six catégories fondamentales que nous distinguerons ci-dessous entre les phénomènes naturels ne sauraient certainement être toutes ramenées à une seule loi universelle ; mais il y a tout lieu

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