DESERT
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Cour de France Pour miner son crédit et entraver ses efforts. Incapable de faiblesse, Mgr de Laval ne craint pas de se mettre en route, d’affronter, à plusieurs reprises, l’océan et ses tempêtes, et d’aller en personne déjouer les trames odieuses ourdies contre son autorité.
Rien du reste n’échappait à ses soins et à son regard prévoyant. Il serait trop long de rappelér comment il s’employa à répandre dans l’âme de son peuple, et à faire lever et fructifier ces belles et riches semences d’où naissent les mœurs chrétiennes, et qui engendrent les longues traditions catholiques. Deux célèbres dévotions, associées dès l'origine à notre vie nationale, et qui en furent à toutes les époques le palladium sacré, le culte de la bonne sainte Anne et célui de la Sainte- Famille, rediront éternellement le nom du saint fondateur qui, soit par ses exemples, soit par des règlements de la plus haute sagesse, ieur donna une si efficace impulsion.
Mais l’évêque appelé à établir une Eglise, et à créer une société de croyants, n’a pas seulement besoin du génie de l'autorité ; il lui faut, semblable aux grands sauveurs d’âmes et aux grands convertisseurs de peuples, revêtir les
Mgr de Laval fut vraiment apôtre : il en avait le cœur généreux ; il en avait la foi intrépide.
rachetées dans le sang de l’Agneau ; et sa charité ardente s’exaltait dans l'extrême désir de les régénérer et de les sauver. C’est lui qui s’écriait avec un accent digne de saint Paul : “ Plaise
d'Amérique, cette soif et cette passion des âmes le Consumait, et on l'avait désigné pour aller porter au Tonkin, avec les clartés de la foi, l’offrande volontaire de sa vie. Nommé, peu de temps après, vicaire apostolique de la Nouvelleance, il n’accepta cette charge que dans le ferme espoir d'y pouvoir travailler au salut des
infidèles et Peut-être d’y verser son sang.
i dira les nombreuses démarches faites par