‹ Discours et allocutions [microforme]Chapitre 29 sur 58 · AR EE D · texte numérisé non relu

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ce, et le commerce, devenu chaque jour plus hardi, pousse vers nos ports la flotte pacifique de ses navires géants.

A Dieu ne plaise, mes Frères, que je méprise ces bienfaits naturels de la Providence, et que j'aille jusqu’à prêcher à mes concitoyens un renoncement fatal aux intérêts économiques dont ils ont un si vif souci. La richesse n’est interdite à aucun peuple ni à aucune race: elle est même la récompense d'initiatives fécondes, d'efforts intelligents, et de travaux persévérants.

Mais prenons garde : n’allons pas faire de ce qui n’est qu’un moyen, le but même de notre action sociale. N’allons pas descendre du piédestal où Dieu nous a placés, pour marcher au pas vulgaire des générations assoiffées d’or et de jouissances. Laissons à d’autres nations, moins éprises d’idéal, ce mercantilisme fiévreux et ce grossier naturalisme qui les rivent à la matière. Notre ambition, à nous, doit tendre et viser plus haut ; plus hautes doivent être nos pensées, plus hautes nos aspirations. Un publiciste distingué a écrit! :“ Le matérialisme n’a jamais fondé rien de grand ni de durable. ” Cette parole vaut un axiome. Voclons-nous, mes Frères, demeurer fidèles à nous-mêmes, et à la mission supérieure et civilisatrice qui se dégage de toute

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