‹ Discours et allocutions [microforme]Chapitre 41 sur 58 · Victor de Laprade · texte numérisé non relu

Victor de Laprade

maisons d’enseignement. Mais ces considérations, outre qu’elles sortiraient peut-être du cadre naturel de cet éloge, m'entraîneraient sûrement, hors des limites du temps qu’il convient d’y consacrer.

J’ajouterai seulement que la vie entière de notre collègue se résume en deux grands amours : l'amour de l'Eglise et l'amour de la patriel. C'est parce qu'il a aimé l'Eglise, travaillé et peiné pour elle, que le Souverain Pontife voulut lui donner des marques de particulière bienveillance, et qu’il lui conféra successivement les titres de Camérier secret et de Prélat de Sa Sainteté. Et c’est parce qu’il a aimé son pays, lui faisant hommage de son savoir, de ses recherches. et de sa loyauté, que le Gouvernement canadien le nomma attaché du Bureau des Statistiques.

d'Ottawa, qu’il le gratifia d’une médaille de la. Confédération, et que lors de la formation de la Société Royale du Canada, notre distingué compatriote fut choisi comme membre fondateur de cette association.

Il était docteur ès lettres de l’Université Laval, et plusieurs sociétés savantes lui avaient fait. l'honneur de lui ouvrir leurs portes.

On appréciait l’œuvre de Mer Tanguay, et, en effet, l’œuvre de notre confrère défunt restera.

1. “La patrie et l'Eglise, le sentiment national et le sentiment. religieux, loin de s’exclure, se pr l'un par l’autre. ” (Lacor-. DAIRE, :

'ensées choisies, 1, p. 28 )

C’est un monument digne de notre pas glorieux. Nos évêques, nos hommes d'T:::

nos écrivains, l'ont, tour à tour, loué haut:rrcr: Et ces éloges, nous les résumerons nous-1r.5; re en disant que l'ouvrage réalise en toute vérii: les belles paroles de la dédicace mise par l'auteur en tête du premier volume :

‘A l'Eglise et à mon pays. ”

PANÉGYRIQUE DES BIENHEUREUX MARC CRISIN, ÉTIENNE PONGRACZ ET MELCHIOR GRODECYZ, Prononcé à Québec

dans l'église Notre-Dame-du-Chemin le 22 octobre 1908

Hi sunt... qui laverunt stolas suas, el dealbaverunt eas in sanguine Agni.

Ceux-ci, ce sont ceux qui ont lavé leurs robes et les ont purifiées dans le sang de l’Agneau.

Apoc., vit, 14.

Monseigneur!,

Mes Frères,

’AN dernier, faisant suite à l’inoubliable Le cinquantenaire de la définition du dogme de l’Immaculée Conception, avaient lieu à Rome une série de fêtes bien propres à réjouir l’âme

Page 1