‹ Discours et allocutions [microforme]Chapitre 53 sur 58 · MarTe., v · texte numérisé non relu

MarTe., v

le langage humain était impuissant à traduire la fection immaculée de Marie: Mater Purissima, Mater Caslissima, Mater tnviolata, Mater inlemerata, ora pro nobis ; mère très Pure, mère très chaste, mère sans tache, mère sans souillure, priez pour nous. Oh! qu’elle est done belle, et qu’elle est donc parfaite, et qu’elle est donc digne de ouanges l’ineffable pureté de Marie, et combien le spectacle d’une si haute et si excellente vertu chez celle que nous appelons notre mère doit nous inspirer d’estime pour elle et de conance en son secours !

C’est pour âmes tendra s’armant d’u saut de

n, demandez-la non pas seulement ur une vertu, mais pour toutes celles qui font |’ ier modèle, et que l’on aime à voir resplendir sur le front du jeune homme chrétien.

Sentez-vous décrottre en Vos cœurs, sous l’influence de causes diverses, l'amour que vous devez à Dieu, l'esprit de foi et de religion, de discipline et de doci: lité, dont s’inspirent les âmes pieuses, et qui préside à toute leur conduite ? Tournez-vous vers M vase insigne de dévotion : Vas insi

iez-la de vous obtenir ce igi et oriente le regard et qui l’élèv de vous communiquer quelque ch

dont elle brûla elle-même dès l’aurore de sa vie, qui fond la glace des cœurs, et qui allume au foyer des âmes le flambeau des vérités saintes et la flamme des vertus agissantes.

Etes-vous mélancoliques, enclins à une humeur chagrine, à une sensibilité morose, à cette lourdeur déprimante qui pèse sur certaines âmes jusqu’au point d’en briser tous les ressorts, et qui prédispose, par une sorte de prostration morale, aux chutes les plus honteuses et aux habitudes les plus lamentables ? Priez Marie, objet et source de notre joie : Causa nostræ lætitiæ, ora pro nobis. Demandez-lui le secret de cette gaîté franche, de ce pur st calme sourire où s’épanouit la santé de l’âme ; et elle vous dira que la cause prochaine de notre joie, et le principe fécond de notre bonheur, c’est la paix de la conscience, et que cette paix si précieuse, sans laquelle tout bonheur est ur rêve et toute jouissance un mensonge, vaut bien la rançon des plus courageux sacrifices.

Y a-t-il chez vous mollesse de caractère, apathie dans le travail, âpreté dans les manières, prétention rogue et suffisance orgueilleuse dans les rapports de chaque jour avec vos camarades ? Adressez-vous à la mère de toute bonté et de toute grâce : Mater divinæ gratiæ, ora pro nobis. Exposez-lui vos besoins ; montrez-lui un désir sincère de vous amender et de vous corriger ; et il n’est penchant si marqué, défaut si fortement ancré, habitude si puissamment enracinée, dont sa main, tôt ou tard, ue triomphera et ne vous affranchira.

Lorsque Jésus, suspendu au bois du supplice, jeta un dernier regard sur le théâtre du drame sanglant que sa mort allait consommer, il aperçut tout près de la croix Marie, son auguste mère, et Jean, le disciple préféré, qu’il aimait par-dessus tous : quem diligebat. Et il dit à Marie : “ Femme, voilà votre fils ; ”

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