‹ Discours et allocutions [microforme]Chapitre 54 sur 58 · Joan, xx · texte numérisé non relu

Joan, xx

et au disciple bien-aimé : ‘ Jeune homme, voilà votre mère. ” Et à partir de ce moment, Jean, ajoute l’évangéliste', resta fidèlement et irrévocablement ani à Marie. Le fils prit un soin religieux de la mère ; et la mère, par sa présence, par ses sages et pieux conseils, par l'échange de ses pensées et le rayonnement de son cœur, par le reflet des dons merveilleux dont elle était remplie et qui éclataient en toute sa personne, exerça sur le fils cette remarquable influence qui en fit non seulement l’apôtre intrépide et dévoué de son Maître, mais l’écrivain aux regards d’aigle, l’apologiste victorieux de la divinité du Christ, et le chantre inspiré de l'amour divin’.

Or, mes chers amis, ce disciple honoré des références du cœur de Jésus, et recevant de ses lèvres expirantes le titre si doux de fils de Marie, l’apôtre Jean, représentait sans doute, comme l’Eglise l’enseigne”, l'humanité entière ou, du moins, la multitude des fidèles : il tenait la place de nous tous. Mais aussi par sa fraîcheur d'âme, sa virginité, sa tendresse, par sa fidélité constante et son dévouement admiravle à la personne de Notre-eigneur, il représentait plus spécialement la jeunesse, l’âge de la candeur, de la tre et pure beauté, des affections sincères, des résolutions généreuses et désintéressées.

Soyez donc pour Marie, votre mère, ce que saint Jean, votre modèle, fut pour elle. Vouez-lui un culte assidu, et mettez cette dévotion nécessaire et filiale à la de toute votre vie. Nouez dès maintenant

1 Ibid, v, 27.

2. “Si l’evangile de saint Jean est le foyer de telles ardeurs et de telles clartés, c’est que sur lui ont convergé les feux de ce que Dieu a fait de plus admirable dans l’ordre spirituel : le cœur d’un ami et le cœur d’une mère, ” (BAUNARD, L’Apôtre saint Jean, 4e éd., p. 225.)

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