‹ Discours et conférences. 2. sérChapitre 35 sur 38 · UN ETUDIANT EN DROIT · texte numérisé non relu

UN ETUDIANT EN DROIT

Montréal, novembre 1825.

En lisant cette lettre à Québec, Etienne Parent dut tressaillir de joie comme patriote, et de fierté comme ami, s'il connut au premier moment le véritable nom de Tauteur.

"L'étudiant en droit'' eut lieu d'être fier de sa brochure. Elle enleva les .suffrages de tous nos hommes les plus importants, à commencer par le patron du jeune publiciste, Tiliustre D.-B. Viger.

Ce coup d'essai n'était qu'un premier pas dans la carrière où M. Morin devait marcher avec tant de gloire.

Quelques jours après la publication de sa brochure, '^l'étudiant en droit" lançait le prospectus d'un nouveau journal, qui parut dans le cours du même mois et qui vécut longtemps. . . puisqu'il vit encore et s'appelle la jHûierve.

Cinq ans plus tard, en 1830, A.-N. Morin devenait député. On sait quelle fut sa vie publique, l'une des plus pures et des plus glorieuses que nous puissions offrir à l'admiration des générations actuelles.

Singulière coïncidence, le juge Bowen vécut assez longtemps pour voir son jeune contradicteur de 1825 s'asseoir à ses côtés sur le banc judiciaire. Il vécut aussi assez longtemps pour constater que le français était reconnu comme langue officielle devant les tribunaux, contrairement à sa décision de jadis.

L'honorable juge Morin est mort en 1805, la même année que sir Etienne Taché.

1. — ^Cet article fut pufblié dans "la Presse" de 4 septemibre

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