‹ Discours et conférences [microforme]Chapitre 9 sur 53 · PRISE DE VOILE · texte numérisé non relu

PRISE DE VOILE

Dans la paisible rue où je passe souvent,

Un jour d'hiver, devant la porte d'un couvent,

Je vis, avec fracas, s'arrêter des carrosses,

Tous les chevaux portalent, ainsi que pour des noces, Une rose à l'oreille ; et les laquais poudrés

Et superbes, tous droits sur leurs mollets cambrés, Se tenalent À côté des portières ouvertes,

D'où sortaient, de velours et d'hermine couvertes, Des fomimes au regard de glace, au front hautaîn.

Je vis descendre aussi, sur Ce trottoir lointain,

Des vieillards, abritant de lévites fourrées, à Leurs poltrines de croix et d'ordres chamarrées.

Tous ces patriciens, aux grands airs durs et roides

Se firent sur le seuil des politesses froides,

Puis, après maint salut pour se céder le pas,

Entrèrent dans l'égll'e en mettant chapeaux bas Q

Et lorsque fut enfin la foule disparue

Et qu'il ne resta plus dans la petite rue

Que les carrosses lourds aux panneaux blasonnés,

En écoutant causer deux drôles galonnés, | Je sus qu'il s'agissait d'une prise de voile.

Ainsi c'e:t ton rayon suprême, à pure étoile,

C'est, à candide fleur, ton suprême parfum, A + Qui réunissent IA tout ce monde fmpoitun ! 1 Que t'anportent-ils donc ? Une pitié banale.

Lorsqu'offrant À Jésus ton Ame virginale,

Tu viendras le front pâle et les membres tremblants,

Telle qu'une épousée en tes longs voiles blancs,

Lorsque tu jureras d'une voix frémissante

D'être pauvre toujours chaste, humble, obéissante,

Et que tu sentiras un frisson dans tes os

Au froid contact, au bruit sinistre des ciseaux

Coupant brutalement tes boucles parfumées,

Que se passera- -i] dans les Ames gourmées

De ces haureux du jour. de tous ces contentés,

Qui jusqu'aux pieds de Dieu crainent leurs vanités ?

De quel enseignement sera ton sacrifice ?

L'un à quelque folie et l'autre à Quelque vive Retourneront Sans doute au sortir de ce lieu, Pauvre fille, où tu viens de dire au siècle adieu,

Ce soir, lorsqu'ayant bu jusqu'au fond Je calice, Lasse C'être à Benoux, saignant sous ton cilice,

Et laissant jusqu'au so]! tes Mains jointes tomber, Tu frémiras, craignant un jour de succomber

Sous le faix écrasant de tes saintes fatigues,

Ces hommes replongés déjà dans leurs intrigues, Ces femmes se Parant pour un plaisir nouveau, T'oublieront dans ton cloître ainsi qu'en un tombeau ! Mais j'ai tort, Ô ma soeur ! Mon âme peu chrétienne Ne sait pas s'élever au niveau ue la tienne.

‘est parce que le monde est justement ainsi

Que ta jeunesse en fleur va se faner ici.

Pour tout le mal commis par les hommes impies, Tu t'offres on victime innocente et l'expies.

Dans la stricte balance au dernier jugement,

Tu crois qu'il suffira peut-être SeU'' ent,

Pour voir se relever le Flateau des scandales,

Du poids de tes cheveux répandus sur les dalles.

Tu vas veilier, jeûner, languir, mais tu le veux. Dans toute leur rigueur accomplis donc tes voeux, Le fardeau des péchés du monde 6-t rude et grave, Ma pauvre soeur ! Pour tous les tyrans sois esclave: Sois chaste, 0 sainte enfant, pour tous les corrompus ; Bonne pour les pervers ; sobre pour les repus ;

Sois pauvre, l'on voit tant d'avarices vantées :; Souffre, i] est des heureux : prie, il est des athées ! Comme à Marie a dit l'archange Gabriel]:

“Sois bénie:"” et quand même—affreux soupçon !—]Je ciel Vers qui tu tends tes bras Suppliants serait vide, Quand ce serait en vain, coeur d'idéa] avide,

Que pour les égarés et les impénitonts,

Etant belle, étant noble et riche, ayant vingt ans, Tu viendrais d'accepter cette lente agonie,

Pour ton erreur sublime, ô ma Soeur, sois bénie !

Comme on le voit, François Coppée n'était pas Un impie; il avait même des velléités religieuses,

et Son cœur de poète n'était pas insensible à la beauté du sacrifice chrétien. Toutefois il n'allait pas au-delà, et les derniers vers du petit poème que je viens de vous lire montrent combien les notions de la foi étaient obscurcies dans son âme.

Mais je ne veux pas abuser de votre attention, et m'attarder dans une étude du talent et des œuvres de François Coppée, ce qui serait sortir complètement du cadre de cette simple causerie. Je me hâte donc d'arriver à ce qu'on peut appeler justement l'évènement capital de cette carrière, à la conversion de l'éminent écrivain.

En 1897, M. Coppée, poète admiré, conteur applaudi, membre de l'Académie française, occupant une place incontestée parmi les maîtres de la littérature, jouissant d'une popularité universelle, pouvait être considéré comme parvenu au faîte d'une heureuse et brillante carrière. Dieu, qui avait sur lui des desseins particuliers, lui envoya la souffrance, M. Coppée n'avait jamais été impie, mais au milieu de l'atmosphère d'indifférence, sinon d'hostilité, que l'on respire dans le monde des lettres et du théâtre parisiens, il était devenu un incrédule, au moins dans la pratique ordinaire de la vie.

Cependant son enfance avait été chrétienne, et ces premières impressions ne s'étaient jamais entièrement effacées en lui. “Je fus élevé chrétiennement, a-t-il écrit, et, après ma première

communion, j'ai accompli mes devoirs religieux, pendant plusieurs années, avec une naïve fer. veur. Ce furent, je le dis franchement, la crise de l'adolescence et la honte de certains aveux qui me firent renoncer à mes habitudes de piété. Bien des hommes qui sont dans ce cas conviendraient, S'ils étaient sincères, que ce qui les éloi- £gna d'abord de la religion ce fut la règle sévère qu'elle impose à fous, et qu'ils n'ont demandé que plus tard, à la raison et à la science, des ar- Suments métaphysiques qui leur permettent de ne plus se gêner... Je cessai de pratiquer par mauvaise vergogne, et tout la mal vint de cette première faute contre l'humilité qui m'apparaît décidément comme la plus nécessaire de toutes les vertus,

“Ce pas franchi, je ne devais Pas manquer de lire en chemin bien des livres, d'entendre bien des paroles, et de voir bien des exemples destinés à me convaincre que rien n'est plus légitime chez l'homme que d'obéir à son orgueil et à Sa Sensualité ; et je devins très vite À peu près indifférent À toutes préoccupations religieuses. Mon cas, on le voit, est très banal, ce fut 1a vulgaire désertion du Soldat las de la discipline, Je ne haïssais certes Pas le drapeau sons lequel j'avais servi ; je l'avais fui et je l'oubliais, voilà tout.

“Aujourd'hui que j'ai retrouvé la foi, je me de-

taste

mande même si je l'ai absolument perdue, On peut rencontrer dans mes écrits quelques rares pages—que je renie et que je déteste—où j'ai parlé des choses religieuses avec une sotte légèreté, parfois même avec la plus coupable audace, on y chercherait er vain un blasphème.”

Voilà quel était l'état d'âme de François Coppée, lorsqu'une maladie cruelle le cloua sur un lit de douleur, durant de longues semaines, au commencement de 1897. L'heure du retour avait sonné pour lui. Pendant les jours d'inactivité forcée à laquelle il était condamné, il eut le temps de regarder sa vie, de refaire en esprit la route qu'il avait parcourue, de se reporter à son point de départ, et les pensées graves que cette revue rétrospective éveilla en lui, l'idée de la mort qui lui était apparue menaçante, ressuscitèrent dans son cœur la foi de ses jeunes années. Lorsqu'il se releva il était un homme nouveau. “Je sors de mon épreuve, écrivait-il, physiquement diminué et destiné à subir probablement jusqu'à la fin, l'esclavage d'une infirmité fort pénible. Cependant, parce que j'ai lu et médité l'Evangile, mon cœur est non seulement résigné, mais rempli de calme et de courage. Iln y a pas deux ans, avant encore quelque santé, mais éprouvant déjà les premières atteintes de l'âge, je voyais arriver

avec épouvante la vieillesse, la solitaire vieillesse, avec son cortège de tristesse: de dégoûts et

de regrets, Aujourd'hui qu'elle m'accable pré- Mmaturément, je l'accueille avec fermeté, que disje, presqu'avec jo, , car si je n'appelle pas la douleur et la mort, du moins je ne la ec ‘ains plus, ayant appris, dans l'Evangile, l'art de souffrir et de mourir.”

Ce sont Ià de belles Paroles, La sincérité de la Conversion de M. Coppée à été vraiinent admirable. Lui, l'homme qui avait tant de relations dans le monde des incrédules, l'habitué des cercles où la religion était raillée quotidiennement, le collaborateur du Journal où la libre-pensée S'affichait tons les jours, il n'a PAS rougi de sa foi reconquise, I1 a Courageusement et simplement confessé sa Croyance, sans craindre les rail. leries du monde, les sarcasmes des impies, les sourires de pitié des chroniqueurs Sceptiques, la haine des sectaires, Et il a publié cette série d'é. loquents articles qui ont formé ce livre magnifique: La Bonne Souffrance. Il en est bien peu Parmi vous, j'en suis sûr, qui n'aient lu cette collection de petits chefs-d'œuvres littéraires: (V0. ches et lilas, Adieu à une maison, Souvenir filial, La meilleure année, l'Enfance et la prière, et surtout cette merveilleuse allégorie, le Fleuve, qui, à mon humble avis, restera comme l'un des mor- Caux les plus achevés de 1a prose française et de la prose Chrétienne, Vous vous la rappelez Sans doute, Messieurs... Nous sommes sous bois,

‘“‘Entendez-vous ce bruit frais, ce murmure clair? Près de ce tas de pierres verdâtres, des cressons frémissent. Et plus loin, ne voyez-vous pas ce mince ruban d'argent liquide, qui serpente et court comme une couleuvre effrayée. C'est la source, Cette eau pure et glacée dont on remplit le creux de sä main, et que l'on hume avec la délicieuse sensation que l’on boit de l'innocence,” dans quelques jours elle sera devenue un fleuve, et ira se perdre dans les flots amers du vaste Atlantique. “Combien ce filet d'eau, qui va faire tant de chemin, et se corrompre, hélas au cours du voyage, est exquis, au départ ! Il offre le symbole même de la candeur. Qui de nous, courant à travers les bois après avoir étanché sa soif dans une source n'est pas resté, quelques instants, lié comme par un charme, et là—bercé par son babil, admirant son éclat limpide,—n'a pas involontairement rêvé d'enfance et de virginité ?” Cependant le filet d'eau se fraye un chemin sous la ramure et sous les herbes. Il devient ruisselet. T1 “se grossit de sources invisibles.” Là-bas “au carrefour de trois vallées, il devient petite rivière.” Il poursuit sa course imposante ; encore quelques lieues, et c'est un fleuve, baptisé par la géographie d’un nom classique ; jeune fleuve, “fleuve adolescent que les vieux ponts de pierre enjambent d'une seule arche ;” encore solitaire

parce qu'il est à peine canotable, Attendez un

1u6 DISCOURS ET CONFÉRENCES

peu ; il devient adulte et commence son labeur, “Ses premiers travaux conservent un caractère innocent et pastoral" Les Javandières lui jettent en riant les bulles diaprées de leur Savon, et c'est avec une sorte de complaisance heureuse qu'il entre dans le bief du moulin et qu'il se jette Sous les palettes de la roue peSante, “Soudain, au détour d'un coteau, il reçoit son premier affluent,” et désormais Son cours est plus majestUeUX, mais aussi moins pur. Qu'est devenue l'eau claire de la source ? “Depuis le premier Ja. voir dont il a entraîné la mousse Salie, chacun de ses Contacts avec l'homme lui fut une souillure.” Combien d'immondices, combien de détritus, combien de cadavres, il charrie Maintenant dans ses flots. “Quelquefois, comme pris d'une nausée, il vomit sur les herbes de son rivage des débris hideux et putréfiés. Mais il est infecté pour toujours et, pareil à Ja conscience d'un scélérat, il emporte dans ses eaux, avec quelques trésors ignorés et perdus, des impuretés, des hontes, des désespoirs et des crimes !

“Enfin le fleuve est an terme de sa course, Voici l'estuaire ; et il est si vaste que là-bas, tout 1àbas, à l'ancre près de Ja rive vague et lointaine, les navires qui ont sillonné des mers d'indigo sous des cieux de flamme, et ceux dont 1a dure étrave à brisé des glaçons au milieu d'affreuses ténèbres, les sveltes trois-mâts, les puissants steamers,

paraissent de fragiles coquilles gréées de toiles d'araignées, La dernière balise est dépassée maintenant et, sur la côte grise, les tourelles blanches des phares, toutes petites, sont à peine visibles. L'énorme masse liquide, que le mouvement des marées repousse et attire tour à tour, tantôt se hérisse de petites vagues irritées par la lutte et tantôt se précipite en avant avec le glissement d'un rapide, Au large, d'où le vent apporte une confuse clameur, les lames de fond, secouant leur chevelure d'écume, accourent en bar. ‘ant l'horizon brumeux ; et de grandes mouettes au vol d'ange planent sur le fleuve avec d'aigres cris et semblent les sinistres messagères de l'abi- Mie qui VA FONMIOREIR. Lane sre rue

même qu'il va se perdre dans la mer, elle disparaîtra bientôt dans la mort. Ainsi que lui, en approchant du gouffre, elle se sent grosse de tout son passé, et elle est profonde et amère,—profonde comme la mémoire, amère comme l'expérience, Elle se rappelle sa vie, qui fut, en somme, paisibie et plutôt bienfaisante. Pourtant que de souillures n'a-t-elle pas reçues dans son chemin, cette pauvre âme, et emportées à jamais en elle ! Pour l'eau qui court et pour l'homme qui passe, il n'y a qu'un moment de pureté absolue, la source et l'enfance. Comme le fleuve roule et cache, dans

les fanges de son lit, des immondices et des cadavres, l'âme— même chez les moins Coupables—est pleine de honteux secrets,

“Rester pur en ce monde, c'est l'impossible et désespérant effort; le redevenir dans une vie nouvelle, quel idéal, quelle sublime espérance ! Ce fleuve, que la mer qui descend aspire avec de profonds râles, se purifiera dans le sel de l'immense Océan. Pauvre âme, flétrie par l'existence et profondément troublée au seuil du grand mystère, tu oses rêver, toi aussi, d'innocence immortelle ! C'est pourquoi tu songes aujourd'hui à tous ces vieux clochers d'églises et de ‘athédrales que le fleuve à réfléchis dans ses ondes, et. que tu as si Souvent rencontrés sur ta route, sans obéir à leur reste solennel, C'est Pourquoi tu réponds enfin au Signal de ces antiques flèches de pierre, qui te montrent le ciel avec confiance et t'ordonnent la prière et la foi."

Messieurs, après avoir lu ces pages merveilleusement belles, les crit iques libres-penseurs ont dû être forcés de se dire que la conversion de M. François Coppée n'a rien enlevé au poête de son admirable talent, mais qu'elle a plutôt donné : Son Style ur éclat qu'il ne possédait pas au même degré auparavant.

Ce poète, ce lettré délicat et Pacifique, s'est, lui aussi, jeté dans les batailles de la vie publique, pour obéir à ce qu'il considère un devoir de ci-

toyen. De concert avec Jules Lemaître et avec

Asieurs autres, il a fondé la Ligue de la Patrie française, et il combat par la parole, par la plume, par l'action, la secte maçonnique et jacobine qui opprime en ce moment la France.

J'ai terminé, Messeigneurs et Messieurs, cette trop longue causerie, A travers beaucoup de digressions, je me suis proposé surtout de mettre en lumière le mouvement de retour à l'Eglise qui S'est manifesté tout à coup dans les hautes sphères intellectuelles, comme pour la consoler de ses épreuves et de ses deuils. Nous aVOns VU S'avancer sur les chemins de la croyance deux hommes célèbres, dissemblables par le caracière, par les aptitudes et par les œuvres, mais tous deux en pleine possession de cette gloire littéraire, objet de tant d'ambitions humaines.

Nous les avons vus, lorsqu'ils étaient au zénith de leur carrière, et au plus complet épañouissement de leur talent, s'arrêter, changer, sous les regards de la foule étonnée, l'orientation de leur vie, et la diriger vers un but plus sublime que celui vers lequel ils avaient jusque là tendu, Tous deux, l'éloquent critique et l'harmonieux poète, Sans craindre le sarcasme ni la haine, ont confessé leur foi nouvelle ou reconquise, ramenés À la vérité, l'un par les plus hautes spéculations de l'esprit, l'autre par les plus nobles sentiments du

cœur. L'on avait dit que le prestige du catholicisme était mort, que l'Eglise n'était plus une conquérante d'âmes, que le souffle brûlant de notre Age avait desséché la sève du vieil arbre chrétien, enfin que la déesse des temps nouveaux, la Science, avait tué la Foi, cette reine déchue des temps anciens. AU début du siècle expiré, Musset, le chantre de la désespérance, s'était écrié:

Ta gloire est morte, à Christ, et sur nos croix d'ébène

Ton caduvre céleste en poussière est tombé.

Et plus tard, après la Poésie, la Critique était venue, en grand appareil ; unissant la nébuleuse érudition germanique à la clarté française, elle avait définitivement enterré la divinité de Jésus- Christ et mis au tombeau la foi chrétienne. Désormuis la croyance à l'Eglise et à ses dogmes surannés n'était plus bonne que pour le troupeau des obscurantistes et des ignares.

Et voilà qu'aux derniers jours de ce siècle de doute et de négation scientifique, aux derniers jours du siècle de Musset, de Strauss et de Renan, la Poésie et la Critique, personnifiées par deux hommes, en qui la voix unanime de leurs contemporains salue deux princes de l'intelligence et des lettres, se lèvent au milieu des académies, de la presse, de cette élite intellectuelle parmi laquelle ils brillent au premier rang, et répètent

l'impérissable cri du christianisme dix-neuf fois séculaire: “Je crois", Je crois au Chirst, je crois à l'Eglise, je crois au dogme immuable, je crois au progrès moral, intellectuel et social, par cette forme la plus élevée de la religion chrétienne, le ‘atholicisme,

Mon seul regret, Messeigneurs et Messieurs, c'est de n'avoir pu rendre justice, comme je l'aurais voulu, à ce grand, significatif et émouvant spectacle,

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