‹ Discours et éloges académiques (volume 2)Chapitre 56 sur 58 · CHARLES ET HENRI SAINTE-CLAIRE DEYILLE · texte numérisé non relu

CHARLES ET HENRI SAINTE-CLAIRE DEYILLE

a donné raison. Les corps volatils cessent d'émettre des vapeurs à une température basse, s'évaporent plus ou moins, selon le milieu à une chaleur moyenne, prenant tout entiers l'état aériforme à l'ébullition. Il en est ainsi des composés chimiques absolument stables quand le froid est suflisant, plus ou moins décomposés selon le milieu quand la température s'élève, réduits à leurs éléments quand elle est assez haute.

Grande et mémorable découverte! En rattachant par un lien étroit la dissociation chimique à l'évaporation, la décomposition chimique à l'ébullition, Henri Beville a réalisé l'une des plus belles inventions de ce siècle fécond. Les vues de Newton sur l'action chimique, si longtemps méconnues, y ont trouvé la plus éclatante confirmation; et, lorsque la science mathématique viendra réunir, comme conséquences de l'attraction, les mouvements des éléments dans la formation des composés et les lois qui régissent le système du monde, les vues de l'immortel Newton et celles d'Henri Deville auront servi de base à cette évolution mémorable delà philosophie naturelle. Au sujet des affinités chimiques., notre confrère a donc aussi fermé l'ère des romans, ouvert celle de l'histoire et préparé l'union de la chimie et de l'astronomie.

A peine énoncée, la doctrine de la dissociation

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