‹ Discours et mélangesChapitre 23 sur 51 · PATENT OT REA · texte numérisé non relu

PATENT OT REA

Li l'u/D pi 10 dr Me :; nil 100 AK,

- puissant moyen d' action dont puisse disposer une société

Darboux y était élève, et peut-être y prit-il le goût de la géométrie. Nous avons eu ensuite en France le Journal de Liouville, qui est un des principaux périodiques mathématiques de notre époque, et les Annales de l'École normale dont j'ai déjà parlé. Darboux, reprenant la publication interrompue d’un Bulletin publié pendant quelque temps par de Férussac, fonda-en 1870, sous le nom de Bulletin des sciences mathématiques, un journal d’un caractère spécial, où, à côté des mémoires originaux, les travaux mathématiques parus dans tous les pays sont analysés régulièrement. Depuis lors, avec le concours de divers collaborateurs, il n’a cessé de diriger ce recueil. Il y a donné de nombreuses études sur des livres récents et y a publié d'importantes recherches personnelles. Le Bulletin des sciences mathématiques restera connu sous le nom de Bulletin de Darboux; cette création n’est pas un des moindres services que le fondateur de ce recueil aura rendus à la science.

* CRE Tant de travaux et d’occupations variées ne suffisaient pas à l'activité de Darboux. Il s’intéressait vivement à l’enseignement secondaire des jeunes filles, dont il avait été un des fondateurs, et fit jusqu’à sa mort des conférences à l’École de Sèvres.

Il avait aussi accepté avec satisfaction la présidence du conseil

d'administration de l’Institut Pasteur. Tout ce qui se rattachait à ce grand nom était pour lui l’objet d’un soin pieux, et lui rappelait le temps de sa jeunesse. Il y a quelques années, à l'inauguration d’un monument élevé à Pasteur dans le jardin de l’École normale, il évoquait encore l’accueil plein de bonté que le maître immortel avait fait, 50 ans auparavant, à sa vieille mère, venue à Paris, disait-il, pour le consacrer en quelque sorte à l’enseignement.

Darboux a tenu enfin à donner une part de son temps à une œuvre charitable, d’un haut intérêt scientifique. Il présida pendant 17 ans la Société des amis des sciences. Celle-ci, fondée en 1857 par l’illustre chimiste Thenard, a un but singulièrement élevé : c’est une société de secours, mais où les titres à invoquer sont des services rendus aux sciences pures et appliquées, à

l’industrie, à l’agriculture. Darboux a beaucoup contribué à

son développement ; il rêvait d’une grande œuvre de solidarité scientifique, où ceux, et ils sont légion, qui profitent des progrès

ne ont À dédie sf Point. 'ts

no tinct af) à

*< ee

PRE AN CURE ON EE On

M en re — 105 — et des découvertes de la science, viendraient tous en aide aux Chercheurs, uniquement préoccupés de leurs travaux, insouciants de l'avenir pour ceux qui les entourent. Ses appels émus

. ont été souvent entendus, moins cependant qu'il ne l'aurait

voulu, et il voyait avec regret que la science, sur laquelle on fait de si éloquents discours, recueille encore tant d'ingratitude. En travaillant à secourir de nobles et quelquefois glorieuses

- infortunes, Darboux a montré que le cœur était chez lui à la hauteur de l'intelligence.

Notre confrère garda longtemps un air extrêmement jeune; les années semblaient passer sur lui, sans qu'il en sentît le poids. Cependant, vers 1910, sa santé, jusque-là excellente, commença à s’altérer, et apparurent les premiers symptômes du mal qui troubla les dernières années de sa vie. Au mois d'octobre 1911, un coup cruel le frappa; il perdit Mme Darboux. Il devait peu après, dans une circonstance solennelle, évoquer en ces termes son souvenir : « La compagne, qui, pendant plus de 40 ans, a fait le charme de ma vie, m’assistant de ses conseils et de sa chère présence, m'a communiqué quelque peu de ces sentiments de bonté et d'humanité, qui viennent si naturellement au cœur des femmes. » C’est le 21 janvier 1912 que de nombreux élèves, amis et collègues de l’illustre mathématicien, français et “étrangers, se trouvaient réunis à la Sorbonne pour lui offrir, à l’occasion du 50° anniversaire de son entrée dans l’enseignement, une médaille reproduisant ses traits. D'éloquents orateurs retracèrent dans cette mémorable séance la carrière, si admirablement remplie, du savant et du professeur, dont la renommée allait bien au delà des limites de notre pays.

Les fatigues de l’âge et les souffrances de la maladie ne ralentissaient pas l’activité intellectuelle de notre secrétaire per-

3 pétuel. Lagrange vieillissant, à ce que raconte Delambre, avait

e. le goût des mathématiques et. son enthousiasme s'était éteint. Darboux, comme avait fait Hermite, garda jusqu'à la fin la même vivacité et la même curiosité d'esprit. L'année

- dernière, il reprit dans son cours à la Sorbonne l’étude des prin-

cipes de la géométrie analytique, qui le ramenait au temps lointain où il enseignaïit à l’École normale ; il a rédigé ces leçons,

simples et lumineuses, maintenant accessibles à tous. Ce livre,

qui vient de paraître, est le dernier sorti de sa plume. C’est un

- ouvrage d'enseignement, mais où se reconnaît le maître ouvrier,

et où sont établies sur une base algébrique les notions essen-

tielles de la géométrie moderne, qui ont fait jadis l’objet de |

tant de discussions.

Darboux avait encore d’autres plans de travaux. il voulait écrire un livre sur un problème qui a joué un grand rôle dans le

développement de la géométrie infinitésimale, celui des cartes

géographiques. Tout à la fois, l'élégance et l'importance pratique de cette question célèbre le séduisaient. Il en avait fait autrefois une étude approfondie dans son enseignement, et, récemment, il avait précisé des indications restées trop vagues sur le mode le plus avantageux de construction d’une carte géographique pour un pays donné.

Son activité n’était pas moindre pour les affaires de l’Aca-

démie. Les événements actuels rendent difficiles certaines ges-

tions; Darboux y pensait dans les nuits d’insomnie que lui causait la maladie, et nous le retrouvions toujours attentif aux moindres détails. Il retarda le plus possible le moment d’une opération reconnue nécessaire, et n’entra dans la maïson de santé qu'après avoir mis la dernière main aux travaux qu'il voulait achever. L'opération faite le 13 février paraissait avoir réussi.

La veille de sa mort, Darboux s’entretenait encore avec

plusieurs amis et donnait les bons à tirer de sa dernière publication. Il avait dit un jour à un de ses collaborateurs : « Je voudrais mourir debout. » Son souhait fut à peu près réalisé; la mort le frappa subitement vers midi, le 23 février dernier. La France

perd en lui un bon serviteur, l’Académie un de ses membres

qui l'ont le plus honorée. Son œuvre, d’une rare perfection, lui assure une place éminente dans l’histoire de la géométrie.

LE. mort D Es cant Guyou est une grande perte pour Fe Bureau des longitudes et aussi pour la marine française, dont il était un des plus éminents représentants. Quoique la maladie nelui permit pas, depuis quelques années, d’ assister à nos séances, res n'avait pas cessé de participer à nos travaux, et ses conseils si autorisés, particulièrement en ce qui concerne la navigation et l’astronomié nautique, nous étaient précieux. Nous aimions à profiter des avis judicieux que lui suggéraient son intelligence si claire et son esprit pratique. Nous admirions tous aussi l'élévation de son caractère et la fermeté stoïque avec

laquelle il supportait les douleurs et les tristesses d'une maladie

qu'il savait-sans espoir.

Émile Guyou naquit le 25 SÉRRTEE 1843 à Fontainebleau, où ses parents étaient commerçants. Quoique leur situation

fût très modeste, ils voulurent, au début de 1857, envoyer au

Lycée de Sens leur fils, dont la vive intelligence avait été remarquée des professeurs du Collège de sa ville natale. A son arrivée, le proviseur du Lycée lui demanda ce qu'il voulait faire. Guyou, qui venait de lire l’histoire de Robinson, répondit qu'il

; voulait être marin. Sur cette réponse prise au sérieux, on pré- -

. cipita son instruction; en trois ans, les études classiques furent faites, et Guyou était envoyé, en janvier 1860, au Lycée de Lorient, pour se préparer à l'École navale. Il y était reçu au . mois de juillet suivant. A sa sortie du Borda, il fit, pendant

= és - ans, une Campagne dans les Antilles et à Cayenne, et,

< ee lors, navigua pendant près de 19 ans, sauf de rares

séjours à terre. Quand la guerre de 1870 éclata, il demanda à | débarquer Nommé, peu de temps après, lieutenant de vaisseau, … il fut chargé de former une compagnie de fusiliers marins, et prit part aux opérations de l’armée de la Loire. Après la guerre,

} Extrait de l'Annuaire du Bureau des longitudes pour l'an 1916.

Guyou reprit son service à la mer et fit un long séjour en Cochinchine, puis il participa à une campagne hydrographique en Tunisie. Il revint ensuite à la Majorité générale de Cherbourg à la fin de 1878. Un grand découragement paraît s'être emparé de lui à cette époque, et il renonça définitivement à la carrière active malgré les offres flatteuses que lui firent ses chefs pour le: retenir. Il demanda, en 1870, à être nommé professeur d’architecture navale au Borda; son intention était de rester dans cette position pendant quelques années, et de prendre ensuite sa retraite pour vivre au fond de quelque village. Heureusement pour la science, sa destinée fut autre. La carrière scientifique de Guyou, à laquelle le menait l’enseignement, allait commencer.

Notre collègue avait acquis, pendant ses voyages, une pleine expérience des choses de la mer, et il avait beaucoup réfléchi à tout ce qui concerne les sciences nautiques. Pour trouver l’explication et approfondir l’étude des faits qui s'offrent au regard du marin attentif, il avait complété ses études scientifiques, consacrant ses loisirs à la géométrie et à la mécanique. IL se trouvait ainsi bien préparé pour les enseignements qu’on lui confia de 1880 à 1885 à l'École navale, où il fut successivement chargé des cours d’architecture navale, et d'astronomie et navigation. Il a, en grande partie, renouvelé ces enseignements, et il a laissé dans notre grande école maritime un souvenir durable. On trouve dans ses cours l’origine de plusieurs de ses travaux les plus importants.

À la fin de 1885, Guyou quittait Brest et était chargé du . service des instruments nautiques à la direction du service hydrographique à Paris, poste qu’il occupa jusqu’en 1905, une décision spéciale du Ministre l’ayant maintenu à la tête de ce service après sa retraite, prise en 1808. Son habileté à traduire sous une forme simple des théories compliquées trouva là un nouveau champ d'activité, particulièrement en ce qui concerne le magnétisme à bord des navires. On lui doit la transformation du matériel des compas de notre marine et l'introduction, sur nos bâtiments, de nouveaux instruments. Entre temps, Guyou fut, pendant plusieurs années, examinateur d'admission à l’École navale, et là son influence ne fut pas moins heureuse que dans son enseignement au Borda.

Guyou avait un sens très fin de la mécanique; il recherchait une vue directe des choses et recourait le moins possible aux

| bites. Je ne comprends bien, disait-il, que la mécanique

géométrique. Il a montré dans plusieurs de ses travaux avec

1 quelle habileté il maniaït les formules, quand cela était néces-

| Saire, mais il préférait les représentations géométriques, esti-

4 | mant que, si elles sont parfois insuffisantes pour l'étude appro- - fondie de phénomènes complexes, elles font connaître l'allure

- générale des mouvements et rendent les plus grands services,

» au moins dans une première approximation.

Le

Un des premiers travaux de Guyou, publié en 1877, se rap- » porte à une théorie géométrique de la houle cylindrique simple

æ permanente. Guyou admet au début, comme l'avait fait - M. Bertin dans un travail analytique antérieur, que, dans la

. houle, certaines surfaces dites d'égale profondeur coïncident

s avec les surfaces de niveau ; il retrouve alors, par des raisonnements d'une extrême simplicité, la houle trochoïdale de Gerstner, où les molécules liquides décrivent des circonférences d’un mou- __ vement uniforme et oscillent ainsi autour d'une position . moyenne. Il établit de plus que le centre de gravité d'une masse . liquide quelconque décrit uniformément une circonférence.

. Guyou s'est beaucoup occupé de la théorie du navire. Dès 1870, il étudiait la stabilité de l'équilibre des corps flottants. On sait que, depuis Bouguer, de nombreux auteurs se sont occupés de cette importante question; de bonne heure, la condition de stabilité, à savoir que le centre de gravité du flotteur doit être . au-dessous du plus petit métacentre, fut correctement énoncée. . Mais toutes les démonstrations données manquaient de rigueur. - Guyou a le premier établi rigoureusement le théorème, dans

toute sa généralité. Il part de ce principe que l’équilibre est

stable quand le centre de gravité de l’ensemble du liquide et du flotteur est le plus bas possible. Bravais, semble-t-il, avait - entrevu la possibilité de se servir de ce principe, maïs il n’avait

; envisagé que des cas très particuliers. La démonstration de

… Guyou est d’une rare élégance; elle est devenue classique et s'appuie seulement sur les éléments de la géométrie infinitési- - male. Dans le même ordre d'idées, Guyou a généralisé certains

la ÉL"L ét à is "1 LA

résultats de Dupin relatifs aux surfaces de carène. Au lieu de considérer des flottaisons isocarènes et le centre de gravité des volumes correspondants, il envisage plus généralement des tranches comprises entre deux flottaisons isocarènes et la surface

| lieu de leur centre de gravité, et il obtient pour les courbures

= 110 — Rte

de cette surface une expression très simple donnant à la limite

la loi déjà connue des courbures de la surface de flottaison. Les recherches précédentes furent bientôt suivies de l’étude de la stabilité différentielle à bord des bâtiments. On énonçait

encore, en 1870, que tout poids ajouté à un flotteur augmente

ou diminue la stabilité suivant que ce poids est placé au-dessous. ou au-dessus de la flottaison. Guyou montre que l’on ne doit pas faire intervenir la flottaison, mais un point particulier qu'il a appelé le métacentre différentiel. 1 étudie aussi la question analogue, dont l'intérêt est évident, relative à la stabilité initiale d’un navire contenant du lest liquide.

Un mémoire étendu, fait en collaboration avec M. Simart, et inséré dans le Recueil des savants étrangers, contient d’importants développements de géométrie du navire. Les auteurs y obtiennent, sous forme de séries, des représentations des sur-

faces de flottaison et de carène à l’aide des équations définissant 4

la forme du navire. L'intérêt de cette question n’est pas purement spéculatif, car aujourd’hui les éléments de stabilité ne

doivent pas seulement être calculés pour des inclinaisons très

petites, mais jusqu'aux inclinaisons telles que le pue commence à immerger.

On doit à Guyou un volume sur la Théorie du navire, où il'a

rassemblé ses propres travaux et présenté sous une forme très personnelle ceux de ses devanciers. Le but de l’auteur a été de

mettre à la disposition des officiers et du public maritime, sous:

une forme élémentaire, les connaissances acquises relativement

à la mécanique du navire. Il y a pleinement réussi : cet ouvrage est un chef-d'œuvre de simplicité et d'élégance. Les développe-

ments théoriques y occupent naturellement une place importante; on y trouve aussi de très intéressants développements sur le côté pratique du sujet. Quand la théorie est impuissante, Guyou excelle à faire comprendre, par des images appropriées et d’ingénieux rapprochements, les faits à expliquer. Citons les pages sur la propulsion, sur le mouvement du navire sous voiles et sur les girations des bâtiments à vapeur. Je dois aussi dire

quelques mots du chapitre, plein de fines analyses, qui concerne -

les effets du mouvement du navire sur le personnel et le matériel embarqués, et où sont formulées les règles précises auxquelles

on doit se conformer pour l'installation des instruments délicats É à bord des bâtiments. Quand un pendule ou- un niveau sont

MOUTON SP TE NEC ee ST

entraînés par le navire d'un mouvement assez paisible, ils . indiquent une direction lentement variable qu’on. a quelquefois confondue avec celle de la pesanteur. Il n’en est rien; cette ver- - ticale apparente diffère de la verticale vraie. On peut faire une remarque analogue pour les toupies tournantes, et il y a lieu également de distinguer le poids apparent du poids réel. On … suppose toutefois, dans ce qui précède, que le pendule a une . période suffisamment courte et que le mouvement de précession de la toupie est assez rapide. Si, au contraire, la période du pendule est longue, et si la toupie est à précession lente, la 3 direction indiquée se rapproche de la verticale vraie. On sait - que ces principes ont été appliqués par Froude et par M. Bertin - pour la construction de certains instruments enregistreurs, et aussi par l'amiral Fleuriais dans son horizon gyroscopique, destiné à suppléer à l’horizon de la mer pour la mesure des - hauteurs des astres, quand, pour une cause ou une autre, cet horizon n'est pas visible. Guyou avait vu de bonne heure - l'intérêt de l'instrument de Fleuriais, qui est employé aujourd'hui de plus en plus dans la marine, et qui paraît destiné à jouer un rôle dans la navigation aérienne. Il a, avec beaucoup de pénétration, expliqué pourquoi l'appareil fonctionne mieux à la mer qu à poste fixe.

Les phénomènes les plus simples étaient souvent pour Guyou … l’objet de judicieuses remarques. Ainsi les expériences de Marey sur la natation des poissons lui suggèrent l’idée d’un propulseur à pénétration tangentielle. Cet appareil consiste dans une - palette dont l’axe est perpendiculaire à la direction de la quille du-navire et à laquelle là machine imprime un mouvement tel > que, pour une valeur déterminée du rapport de la vitesse du navire à la vitesse angulaire de l’arbre moteur, elle glisse tangentiellement dans le liquide à la manière de la vis dans l’écrou, ce qui peut étre réalisé de diverses manières. Pour toute autre valeur du rapport indiqué, la palette glisse sur une trajectoire sinueuse à laquelle elle se présente obliquement, de manière à être soumise à une pression accélératrice ou retardatrice. L'idée précédente mériterait d'être poursuivie. Dans une autre circonstance, l'attention de Guyou est appelée sur les photographies de Marey faisant connaître les mouvements - que certains animaux exécutent pour retomber sur leurs pieds. Notre collègue explique immédiatement ce retournement spon-

tané de l'animal, qui peut au premier abord paraître impos- : sible en vertu du théorème des aires; mais un examen plus approfondi de ce théorème montre qu'un système déformable | partant du repos peut, par le seul travail des forces intérieures, tourner d’un angle quelconque autour de son centre de gravité, tous ses points se trouvant à la fin de la rotation dans les mêmes positions relatives qu’au début. Dans les photographies de Marey, lorsque l’animal, par une contraction de ses muscles, imprime à son corps un mouvement de torsion, il donne par l'extension de ses pattes un grand moment d'inertie à la partie qui tourne dans le sens négatif, tandis que la partie qui tourne dans le sens positif, et où les pattes sont ramenées le long du corps, a un plus petit moment d'inertie. Après deux phases du mouvement, où le rôle des pattes avant et arrière est interverti, les parties de l'animal sont revenues dans la même position relative, et il a tourné d’un certain angle. La question du chat retombant sur ses pattes eut à la fin de 1894 son heure de célébrité. J'ajoute qu'il ne faudrait pas croire que la variation du moment d'inertie pendant la déformation du système est nécessaire pour amener la rotation continue. Un homme marchant sur un disque horizontal mobile autour d’un axe vertical et restant toujours à la même distance de l’axe a fait tourner le disque d’un certain angle, quand il est revenu à son point de départ, et le moment d'inertie du système n’a cependant pas changé. Pour des raisons analogues, nous augmentons la vitesse angulaire de rotation de la terre quand nous marchons vers l’ouest sur un parallèle et nous la diminuons quand nous marchons vers l'est; peut-être dans le cas d'immenses charriages portant sur de grandes masses, cette variation a-t- elle pu être sensible pendant le cours des âges géologiques.

Je tiens encore à rappeler une note d’une remarquable simplicité sur le gyroscope de Foucault, dont la théorie est faite par Guyou d’un trait de plume, en supposant que l'attraction de la. Terre est constante dans l'étendue occupée par l'instrument. Cette hypothèse est aussi acceptable que celle dans laquelle la pesanteur apparente est supposée constante, quand il s’agit simplement de montrer le mouvement de rotation de la Terre, la différence portant simplement sur des termes dépendant du carré de la rotation diurne.

Chef du service des instruments nautiques au service hydro-

€ de . marine, Fo dut s'occuper dés divers instru- L ments placés à bord des navires. Il eut aussi à rédiger des ins- È tructions pour les personnes chargées d’entretenir ou utiliser à les instruments nautiques. Enfin il réunissait les renseignements k recueillis auprès des inventeurs et des constructeurs, et il y

: joignait les résultats de ses propres études. Sous sa direction, les :. instruments nautiques de la marine ont subi de nombreux per- L fectionnements;- on doit signaler l'introduction des roses à F huit aiguilles de Lord Kelvin, des compas étalons de relèvement, É de divers télémètres, ainsi que l'adaptation à tous les habitacles

du système de compensation des compas Thomson.

. La théorie du magnétisme, en vue de ses applications navales, a fait de la part de Guyou l’objet de nombreuses recherches personnelles. On lui doit une remarquable interprétation géo- 2 métrique des équations fondamentales de Poisson : la force qui s trouble les compas des navires est la résultante de trois forces # constantes en intensité d’une définition simple, l’une fixe dans le navire, l’autre fixe dans l'horizon, la troisième mobile à la Le dans le navire et dans l'horizon, tournant dans le sens du

. navire et d’un angle double. Ce théorème, qui est la traduction … géométrique des formules de Poisson, éclaire très vivement tout <ce qui se rapporte à la compensation. Il a été donné pour la “première fois en 1889 dans la première édition du Manuel des à instruments nautiques, et est aujourd'hui partout utilisé. Grâce au théorème sur les trois forces, on peus, comme l'a montré Are obtenir des dyg ogrammes, c’est-à-dire des constructions graphiques à l’aide desquelles on obtient simultanément, “pour üun cap magnétique donné, la déviation ainsi que la force directrice. Les dygogrammes permettent de déduire, dans les cas usuels, les déviations pour tous les caps des déviations observées à deux caps cardinaux voisins; ils offrent donc un grand intérêt pour la pratique de la navigation. Ces dygo- “grammes s’obtiennent à l’aide du polygone dynamique des trois forces indiquées plus haut, en regardant l’une d’elles comme fixe, les deux autres se déplaçant par Apport à elle. Suivant la force conservée fixe et suivant la place qu'on donne à cette & force dans le polygone, on peut obtenir quatre figures distinctes ; + quand on place la force fixe entre les deux autres, l’origine et - l'extrémité du contour décrivent deux circonférences et Fe

d'on a des dygogrammes bicirculaires, particulièrement em-

EAN

ployés par Guyou dans les questions de RE des

compas. À En 1805, le Bureau des longitudes avait conçu le projet de

refaire les cartes magnétiques du globe, et il avait trouvé pour.

cette entreprise le concours du département de la marine. Des missions confiées à des officiers de marine ne devaient pas se borner aux opérations à terre; le ministre avait décidé que les traversées des bâtiments de guerre seraient en outre utilisées,

dans la mesure du possible, pour la détermination des éléments

en mer. Il n'existait alors aucune formule, ayant quelque valeur scientifique, pour corriger les résultats observés à bord de l’influence du fer des bâtiments. Guyou fut chargé d'établir les

formules convenables. Il y réussit, en partant des formules de

Poisson développées en séries trigonométriques et résolues par la méthode des moindres carrés. Le navire choïsi était un croi-

seur, le Dubourdieu, qui voyagea pendant plusieurs mois. Le

choix d’un navire en fer était ässez peu heureux; néanmoïns,

l'accord. de résultats déduits d'observations très différentes

témoigne de la précision de la méthode donnée par Guyou,

malgré les conditions excessives de l'application. Au bout de :

cinq mois, les missions magnétiques furent supprimées. Il reste

de cette campagne interrompue le résultat important, tout-à

l’honneur de notre collègue, que, même sur un bâtiment en fer ”

comme le Dubourdieu, dont les déviations dépassent 209, il est

encore possible à un bon observateur d'obtenir des valeurs satisfaisantes pour les éléments magnétiques. On sait que, aux États-Unis, l’Institution Carnegie a plus récemment, avec un

navire en bois spécialement construit à cet effet, entrepris une étude systématique du magnétisme terrestre. Espérons que, :

quelque: jour, l’entreprise qu'avait en vue le Büreau des longi- . tudes pourra être reprise par lui, mais limitée à la France, dont …

les cartes magnétiques laissent à désirer.

Parmi les instruments introduits dans la marine sur lini-

tiative de Guyou, un télémètre construit spécialement sur ses

indications mérite une mention particulière. Ce télémètre a .

pour principal objet la mesure angulaire d’une base dé Re :

connue située sur un navire éloigné; son principe est celui de. l’héliomètre de Bouguer, c’est-à-dire de Fobjectif scié en deux parties suivant un diamètre. C’est un instrument remarquable,

dont l'emploi s’est beaucoup étendu et qui peut être associé «

avantageusement < un télémètre portant lui-même sa base. Il nous reste à dire quelle a été l’œuvre de Guyou en astro- ES | nomie nautique. Elle est fort importante, et c’est par elle que notre collègue est surtout connu des jeunes officiers de marine. . L'origine de la plupart des travaux d'astronomie nautique de Guyou se trouve dans ses cours au Borda de 1881 à 1884, qui sont devenus classiques à l’École navale.

Les traités de navigation ont longtemps présenté quelque non, Voulait-on une latitude, une longitude, un azimut, on cherchaït dans le chapitre consacré à ces sujets, et, parmi les méthodes indiquées, on choisissait celle qu’on préférait. A moins d’avoir beaucoup réfléchi à ces questions, il était impossible de. Se rendre compte pourquoi on donnait tant de solutions diverses et d’inégale précision pour un même problème. Guyou a voulu, 2 autant que possible, présenter l'astronomie nautique sous une forme méthodique et rationnelle. En réalité, les problèmes que doit -résoudre le marin restant les mêmes, les méthodes qu'il

“api appliquer et la précision qu’il peut atteindre dépendent de la nature de ses ressources en instruments : compas, loch, É . sextant, chronomètres. Les méthodes doivent donc être classées - d après les ressources nécessaires à leur application.

- Nous ne parlerons pas, malgré leur intérêt, des travaux de É. re sur la méthode des distances lunaires. Quoique la marche __ proposée pour avoir par cette méthode une précision suffisante fût fort i ingénieuse, elle n’a pas été adoptée par les marins, qui Fe ont renoncé aux observations des distances lunaires. Guyou a fait connaître en 1883 une propriété essentielle des F3 courbes de hauteur, c'est-à-dire des courbes qui représentent sur | la carte de Mercator les cercles de la sphère, et qu'il appelle des re Cette propriété consiste en ce qu'une cyclique quel- . conque représente encore un cercle, quelle que soit la position - où on l'amène par un mouvement de translation. Les courbes . de hauteur sont classées en trois catégories, suivant que le plan . des cercles correspondants sur la sphère coupe l'axe terrestre . extérieurement aux pôles, entre les deux pôles, ou passe par un . des pôles; dans ce dernier cas, il y a une courbe unique en para- bol. Au premier abord, ce transfert d’un problème de la sphère * à la carte ne paraît pas devoir être avantageux, les cercles de la ae étant remplacés par des courbes transcendantes; mais = les propriétés indiquées plus haut amènent des simplifications

considérables, et c'est d'elles que Guyou a tiré les méthodes de calcul de point dont nous allons parler.

Les problèmes nautiques ont surtout pour but de. calculer le point, c’est-à-dire la position du navire en mer, et de régler les chronomètres. Le point s'obtient par la rencontre de deux lieux géométriques déterminés simultanément ou ramenés au même instant. Rappelons que le lieu des points de la sphère terrestre où, à un instant donné, un astre est vu à la même hauteur au-dessus de l'horizon, est un cercle, appelé cercle de hauteur, ayant pour centre le point de la surface de la terre, où l'astre est au zénith, et pour rayon un arc de grand cercle égal

au complément de la hauteur de l’astre; ce cercle est représenté

sur la carte par une certaine cyclique. À une position approchée.

du navire obtenue par l'estime correspond un point sur la carte. Le problème de la droite de hauteur consiste, comme on le sait, à obtenir dans le voisinage de ce point un point de la cyclique, dit point déterminatif, et à mener par ce point une tangente à cette courbe : cette tangente est la droite de hauteur. Le point déterminatif peut être choisi d’une infinité de manières. La méthode ancienne, à laquelle est attaché le nom de Marc Saint- Hilaire, consistait à prendre sur le cercle de hauteur le point le plus voisin du point estimé, dit le point rapproché. Guyôu procède autrement. Il fait glisser sur la carte, parallèlement au méridien, la cyclique et le point estimé; 1l y a sur la sphère un nouveau ‘cercle et un nouveau point, et l’on peut pour ce nouveau cas envisager le point rapproché que l’on reporte sur le cercle

primitif, ce qui donne sur celui-ci un autre point déterminatif.

Guyou.montre que, parmi toutes ces solutions, il en est une pour laquelle les erreurs sont réduites le plus possible, et que cette solution est celle que l’on obtient en supposant la courbe de hauteur déplacée sur la carte de manière que le parallèle estimé coïncide avec l'équateur : c’est ce qu'il appelle la réduction à l'équateur. Il pousse même plus loin l’étude de la question en montrant que l’on peut, dans le tracé du lieu géométrique

du navire sur la carte, substituer à la droite de hauteur le cercle

de courbure de la cyclique et obtenir ainsi- un résultat plus précis, avantageux dans certains cas. |

Tous les cas particuliers de la hauteur HÉBnt des

hauteurs circumméridiennes, circumzénithales ou simultanées, sont examinés en détail.

EU : { ; x LL UARX SEM ui PISE RCUE à OR UC APRES PTE eu ee RCE SLR ENT Pa

F7 4 iù

< æ 1 des problèmes de navigation ; elle possède sur taste ère mt cette double supériorité, de permettre de déter- miner la droite de hauteur avec toute la précision que com- “portent | les observations, puis de se prêter à une réduction en tables d’un maniement fort simple. Les calculs sont réduits à quelques additions ou soustractions, et une construction graphique, faite avec une règle et un rapporteur, permet de saisir %e sens des opérations et d'éviter toute erreur. = En x911, parurent les Nouvelles tables de navigation, couronnant œuvre astronomique de notre collègue, tables deses au calcul des droïtes de hauteur et du point à la mer, “ainsi qu'au réglage des chronomètres pour les besoins de la - navigation. Ces tables sont très supérieures à celles antérieureë ment en usage. Leur précision dépasse celle qu'on peut avoir par les observations prises au sextant, et elle est suffisante pour le réglage des chronomètres obtenu par des observations faites ee terre. Si J'on- pense aux progrès incessants du matériel naval, ; # à l'augmentation continue de la vitesse, à la concurrence commerciale exigeant pour les paquebots l'entrée dans les ports L. h des heures fixes, à l'obligation pour le navire de guerre d'uti- liser toutes les ressources de la science nautique afin d’assurer le Ë succès de sa mission, on appréciera l'intérêt considérable que présente le perfectionnement des méthodes de navigation. Aussi les tables de Guyou ont trouvé auprès des marins l'accueil le Fe plus favorable, et elles ont rendu son nom populaire dans la L- marine, non seulement en France, mais aussi en Russie et en Italie, où ses travaux étaient très appréciés. ESA En 1885, Guyou, alors lieutenant de vaisseau, présentait, au : Bureau des longitudes, un mémoire dans lequel il faisait remarquer que les grands progrès réalisés par la Connaissance + | des temps pour les besoins des astronomes rendaient cet ouvrage - moins commode pour les marins, et demandait qu'un recueil spécial fût publié pour ces derniers. Après plusieurs années et urie longue enquête, le nouveau recueil fut créé sous le nom à Extrait à l'usage des marins, et la direction en fut confiée par le Bureau à Bouquet de la Grye, qui la conserva jusqu'à sa mort en 1910. Guyou fut alors chargé de cette publication. Au lieu É den faire un simple extrait de la Connaissance des temps, il en » fit, dès 1912, un ouvrage approprié à la navigation. C'était la

première fois que des éphémérides préparées spécialement pour les calculs de navigation étaient mises à la disposition des marins. Tout d’abord, la précision des tables a été réduite aux limites utilisables dans la navigation courante; les interpolations et les calculs ont été ainsi beaucoup facilités. Puis les données astronomiques y ont été présentées dans la forme même qui permet de les utiliser directement, et par suite d'effectuer les calculs nautiques de la façon la plus simple. Enfin, on y a ajouté une Table du point, afin que l'Extrait puisse suffire seul à la préparation des calculs des droites de hauteur. Récemment, sur l'initiative du service hydrographique, le ministre de la marine a demandé aux intéressés quelle était leur opinion sur l'Extrait de la connaissance des temps. L’enquête a été entièrement favorable à la nouvelle rédaction, et Guyou, au soir de sa vie, eut la satisfaction de constater que ses idées étaient approuvées par tous les marins.

Guyou a écrit pour nos publications quelques articles que je dois rappeler. Il s'était depuis longtemps intéressé à l’application de la division décimale du quart de cercle à la pratique de la navigation. Il en était un partisan résolu, tout en reconnaissant que l'opposition des astronomes à l’introduction des idées” nouvelles, malgré l’exemple et l’autorité de Laplace, s'appuie sur de bonnes raisons en ce qui concerne les observations et les documents astronomiques. En France, l’usage du grade tend à se généraliser dans les services publics : service géographique

de l’armée, services du génie, des ponts et chaussées et des.

mines. Dans .le volume de nos Annales, en 1899, et dans l'Annuaire pour l'an 1902, Guyou fait connaître le résultat des essais entrepris dans notre marine, sous la direction du Bureau des longitudes, pour l’application des unités angulaires décimales à la navigation; ces expériences lui paraissaient très satisfaisantes. |

Guyou a été, pendant plusieurs années, directeur de l'observatoire que le Bureau des longitudes possède au parc de Montsouris. Dans l'Annuaire de 1908, il en raconte l'histoire et montre les services considérables que cette école d'astronomie pratique rend aux marins, aux géographes et aux. voyageurs. Rappelons que la transmission précise de l’heure par le téléphone a été faite pour la première fois par cet observatoire

en 1905; dans cette expérience, on transmettait directement le

«<È % Si

- re introduit dans la boîte de l'instrument, sans faire tervenir, bien entendu, aucun contact électrique.

On voit comme a été bien remplie la vie d'Émile Guyou. - I fut à la fois un homme de science et un homme d’action. Il se sardait avant tout comme un marin, et le savant, chez lui, n'eut d'autre souci que de faire progresser les sciences nautiques, qu'il voyait, avec peine, trop délaissées. On ne saurait exagérer l'importance de l’œuvre qu’il a accomplie en astro- | . nomie nautique. S'il nous était permis ici d'émettre un vœu, nous souhaiterions qu'un jour le nom de ce bon serviteur du pays fût donné à un navire important de notre flotte. à Les travaux de Guyou attirèrent de bonne heure l’attention ns de l’Académie des sciences, qui lui décernait, en 1887, le prix: Plumey pour sa Théorie du navire, et, en 1807, une part du prix’ de la marine pour son Manuel des instruments nautiques. Le =" 4 15 janvier 1894, Guyou était élu membre de l’Académie des 3 sciences en remplacement de l’amiral Pâris. En 1896, il suc- cédait à l'amiral Fleuriais comme membre titulaire du Bureau des longitudes. Il avait été nommé capitaine de frégate le 14 mars 1087.

__ Tous ceux qui ont approché Guyou garderont le souvenir de ha droiture de son caractère et de la sûreté de son commerce. + “Personne moins que lui ne fut l’homme des combinaisons où = - se plaisent les habiles. Il défendait avec énergie les causes qu'il £ croyait justes, et aucune considération étrangère ne pouvait le décider à modifier les décisions qu'il avait prises après mûre = réflexion. Depuis près de huit ans, la maladie l'éloignait de nous, mais son intelligence ne fut jamais plus vive, et l’on a vu que dans ces dernières années il termina des recherches depuis aq commencées. Les soins et le dévouement de sa - femme prolongèrent son existence, et il eut la satisfaction de > pouvoir suivre l'éducation de son fils et l'aider de ses conseils. - Il aimait à recevoir les amis et les collègues qui venaient lui … rendre visite et qui sortaient souvent de sa chambre, émus de” la sérénité et de la résignation d’un malade que ne quittait pas > l'idée d’une mort prochaine. Depuis un an, le mal impitoyable semblait avoir üne accalmie. On eût dit que, à force de volonté, : Guyou voulait vivre assez pour voir le dénouement du drame . effroyable qui se joue en ce moment et que son patriotisme

éclairé sentait venir depuis Fa So à vœu n’a pas été exaucé. Il était parti pour la Bretagne, au milieu de juillet, relativement content de sa santé; dans les premiers jours du mois d'août, la fièvre le prit, et Guyou ne se fit plus aucune illusion. « J'ai la fièvre, mais je ne souffre pas, écrivait-il le 3 août, il me semble que c’est ainsi que la bienfaisante nature arrange les choses pour se séparer à l’amiable de ses créatures à l'heure marquée par les destins. » Il s’est éteint sans souffrances le 25 août, et repose maintenant dans le cimetière de Lannion. Depuis la mort de Henri Poincaré, Guyou était le plus : ancien d'entre nous par la date de sa nomination. Nous conserverons . pieusement le souvenir du marin éminent qui s'est efforcé, avec

un plein succès, d'accroître encore les relations nie Ja marine et le Bureau des longitudes. Re se

LA

D Q mm

Ts à

"ii

WTA

Page 1