A LA RECEPTION DE M. FOURIER
Jamais on n'a mieux compris que de nos jours combien tous les talents doivent s'entr' aider et s'unir, jour le progrès des connaissances et l'honneur de l'esprit humain. Le discours même que nous venons d'entendre atteste, par un heureux exemple, ce secours mutuel que se donnent tous les travaux de la pensée et cette alliance intime qui les rapproche. Le savant profond s'est montré, sans nous surprendre, habile orateur; et l'éloge d'un brillant imitateur de Swift vient d'être tracé, d'une main sûre et légère, par un des héritiers de Newton.
Ne vous étonnez donc pas, Monsieur, que nos suffrages soient allés vous demander à cette illustre compagnie qui vous a choisi pour l'un de ses organes : nous lui rendions, en partie, un hommage qui pouvait, tout entier, s'adresser à vous , nous honorons en elle cette élite de talents, à la fois utiles et glorieux, qui, dans la confusion même des troubles civils, ont toujours sauvé la science, l'ont fait servir à la défense et à la grandeur du pays, éclairent le commerce, perfectionnent les arts, et sont encore la pre-