‹ Discours et mélanges littérairesChapitre 21 sur 45 · RÉPONSE AU DISCOURS DE M. FOURIBR · texte numérisé non relu

RÉPONSE AU DISCOURS DE M. FOURIBR

Lorsque des temps plus calmes invitèrent les esprits à la culture des lettres, H. Lemontey tourna ses regards vers rhistoire, pour y étudier les causes du spectacle qu'il avait vu. Éloigné des affaires , il occupait seulement une de ces places de censeur des théâtres que Ton peut remplir avec prudence , et que Ton perd quelquefois avec noblesse. Hais son active sagacité et ses curieuses recherches découvraient dans Thistoire ce que la pratique même des affaires n'enseigne pas toujours.

Tel est surtout le mérite des piquants mémoires qu'il avait préparés sur le xvnr siècle. Après d'éloquents écrits, son ouvrage semblerait encore instructif et nouveau.

En partageant votre vœu , pour que les lettres et la France ne soient pas privées d'un si précieux travail , on doit regretter que M. Lemontey ne l'ait pas fait paraître luÎHQfiéme. La vérité mérite bien que l'on s'engage un peu pour elle et qu'on la dise de son vivant. II ne faut pas imiter ces Romains dont parle Tacite, qui n'avouaient leur pensée que par testament.

On ne connut encore de l'important ouvrage de M. Lemontey que la préface , c'est-à-dire l'essai sur la monarchie de Louis XTV. Dans le siècle dernier, le vénérable abbé de Saint-Pierre avait été banni de l'Académie pour quelques jugements un peu libres sur le gouvernement du grand roi. De nos jours, tout le monde compta parmi les titres académiques de M. Lemontey un ouvrage où ce règne' immortel eât décrit avec une sévérité quelquefois trop amère. Tels sont les privilèges que l'histoire acquiert en vieillissant. Cette analyse sévère de la gloire , cette critique en détail d'une domination si brillante plaisent à l'esprit par un contraste qui n'est pas quelquefois sans affectation et sans injustice.

Du reste, comme vous le remarquez , Monsieur, l'ingénieux historien ne détruit pas l'admiration pour un

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grand monarque , mais il Féclaire ; et quelquefois il la déplace. D inspire Tamour des lois et des institutions, en montrant dans les foutes d'un prince généreux le mal* heur d'un gouvernement sans limites , et , pour ainsi dire , la fatalité du pouvoir absolu.

On peut se plaindre seulement que Tauteur n'ait pas marqué davantage cette grande influence des lettres tant favorisée par Louis XIY , et qui doit plus que jamais consacrer sa mémoire. U n'a pas dit assez , U n'a pas décrit avec les détails qui lui sont familiers les efforts continuels de Louis XIY et de Colbert pour hâter le succès de l'intelligence, pour appeler les talents étrangers, pour animer les talents français, pour préparer des secours à toutes les études , des inspirations à tous les génies.

Sous Louis IIV, l'émulation et quelquefois la liberté descend du trône. L'estime du monarque excite et ré» compense toutes les nobles ambitions ; il aime la gloire de ses sujets ; il protège les hardiesses de Molière, conune il honore la fidèle indépendance de Pélisson ; il semble convaincu qu'en élevant l'esprit de la nation U ennoblit encore la royauté même.

L'éclat oratoire et poétique du xvin* siècle frappe surtout nos regards ; mais nous ne devons pas oublier que le zèle de Louis XIV s'étendit également sur toutes les connaissances ; que , par de précieux dépôts et d'immortels monuments , il encouragea les sciences positives , que le temps perfectionne , et qui grandissent avec les nations. Dans le progrès même de l'esprit moderne , il faut donc reconnaître le premier mouvement qui fut donné par cette main puissante. Vous l'avez fait tout à l'heure, Monsieur, avec l'autorité du savoir et du talent ; vous l'avez fait, vous, dont le nom est inscrit dans les Castes d'une autre grande époque , et dont la jeunesse prit part

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aux entreprises et aux travaux de ces années historiques auxquelles nous touchons encore.

Vous étiez de cette expédition d'Egypte , brillant épi* sodé de gloire, qui jette une sorte de merveilleux sur les annales trop sanglantes de notre ftge. On vous distinguait dans cette colonie savante qui vint s'embarquer à Toulon , sur une flotte de guerre, pour des périls inconnus.

Vous quitties une des diaires de TËcole polytechnique, alors naissante, si célèbre depuis, et qui soutient maintenant sa renommée, sous la protection d'un prince, appui du trône et <^er à la patrie. Votre âme et celles de vos généreux compagnons n'étaient ouvertes qu'à l'enthousiasme de la science; mais dans le mouvement du monde, la sdence alors devenait aventureuse comme la guerre ; et, tandis que le jeune vainqueur d'Italie , naviguant vers l'Egypte , dévorait en espérance la conquête de tout l'Orient, sur le même vaisseau, déjeunes ambitieux d'une autre espèce rêvaient mille découvertes et la conquête de mille vérités nouvelles.

Moments rapides d'ivresse et de bonheur I sublimes émotions que devaient suivre tant de souffirances ! Faut-il en retracer l'image? Peut-on , Monsieur, parler après vous de cette Egypte, où tous les grands dominateurs des nations , Alexandre, César, Bonaparte, ont voulu passer tour à tour, comme par un instinct de gloire , qui leur disait que cette contrée fameuse donnerait à leurs exploits quelque chose de l'éternité de ses monuments ?

Journées des Pyramides et du mont Thabor, bataille d'Héliopolis, et vous, Kléber, Desux , vainqueurs désinr* téressés, grands hommes qui ne souhaitiez pas d'être dictateurs , vos noms ne s'effaceront jamais dans le souvenir d'un peuple ami de la gloire et fait pour elle I Mais , parmi ces trophées de la vertu militaire , oom-

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bien fut belle Tactivité des sciences ! combien leur génie parut-il secourable ! Après la soumission d'Alexandrie et du Caire , ce furent les sciences qui , par des procédés habiles et d'heureuses inventions , luttèrent contre les dangers d'un climat nouveau , les innombrables besoins d'une armée exilée dans sa conquête, et tous les obstacles réunis de la barbarie et de la guerre.

Les BerthoUet , les Monge , les Conté S les Malus, et d'êtres que nous possédons encore , faisaient servir les connaissances les plus hautes à tous les arts utiles à la vie. On apprenait aux habitants à mieux distribuer le cours du Nil et à moudre plus rapidement le blé des moissons qu'il fait édore. La capitale des Mameloucks recevait, comme par enchantement, les ingénieuses machines et les industries de l'Europe. A côté d'une poudrière et d'une fabrique d'armes s'élevait une imprimerie, comme si la civilisation , conduite par la guerre , eût voulu attaquer de toutes parts la barbarie musulmane.

Sans indiquer votre utile concours à tous ces travaux , il sufSt , Monsieur, de rappeler que vous fûtes alors , par le choix de vos collègues , nommé secrétaire de l'Institut d'Egypte, de cette création célèbre qui marque si bien le génie français , son amour des arts et sa confiance dans l'avenir. Vous y lisiez de savants mémoires , comme un poète ' , encore aujourd'hui votre collègue , y récita plus d'une fois de beaux vers inspirés par la muse du Tasse et le ciel d'Orient.

Des soins politiques se muaient à vos études ; une rapide intelligence de la langue arabe , l'art de communiquer avec les hommes, et cette urbanité, dont l'influence

' Voir à la fin du Discours, note A.

* M. Parseval Grandmaison.

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est sentie même des barbares, vous fit choisir pour être le commissaire de Tarmée française auprès d'un divan formé des principaux ulémas de la ville du Caire. Pcn dantrexpédition de Syrie et l'absence du chef suprême , votre pouvoir s'accrut encore; et le secrétaire d'une Académie des sciences se trouva presque le gouverneur d'une moitié de l'Egypte ; singularité qui ne devait pas surprendre , dans une époque où l'ambitieuse politique du conquérant inscrivait en tête de ses proclamations et de ses lettres : « Membre de l'Institut et général de l'armée « française en Orient. »

Plus tard , on vous confia dans l'Egypte l'administration de la justice, ce bien que tous les peuples comprennent, lors même qu'ils en sont privés; et ces Orientaux si malheureux éprouvèrent , au milieu de la guerre , le bienfiiît des lois. On venait du fond des Oasis de Libye demander justice au Caire , occupé par les Français.

Avant cette époque , vous aviez déjà pris part à ces nobles excursions que le zèle de la science tenta dans la haute Egypte, vers les ruines magnifiques de Thèbes ; et vous fûtes le témoin ou l'auxiliaire de tant de découvertes conquises, pour ainsi dire, sur l'ennemi, dans ces courses périlleuses , où le géomètre , l'artiste , l'élève de Buffon calculaient les grandeurs, dessinaient les monuments, observaient la nature à la faveur d'une victoire, ou dans l'intervalle de deux combats.

Associé à tant de savants illustres, dont plusieurs furent martyrs delà science, vous avez, en remontant le cours du Nil, visité l'ile mystérieuse d'Éléphantine, et recueilli, sur le lieu même, les impressions si vives dont vous avez plus tard animé vos récits.

On doit regretter que vous ne les ayez pas réunies toutes âans un ouvrage complet et détaillé. Cette gloire n'appartenait à personne mieux qu'à vous , dont l'élo-

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quence noble et simple servit d'interprète aux sentimenti de vos concitoyens en Egypte. Dans les grandes douletin qui frappèrent plus d'une fois cette vaillante armée, dans les pertes trop cruelles qu'elle eut à déplorer, c'était vous en effet , Monsieur, dont elle empruntait le secours.

Que ne puifr-je, en quelques mots, ressosdtor ces grandes scènes qu'anima votre voix I L'armée française , abandonnée de son premier générai et décimée par tant de victoires, avait capitulé par la main de Kléber; elle cédait toutes ses conquêtes, depuis les ports de la mer Rouge jusqu'à Damiette, antique rançon d'un roi de France; elle se retirait du Caire , et ne stipulait que son passage libre pour revenir en Europe. Mais cette promesse est tout à coup violée, et la captivité seule est o^rte aux Français. Par une trahison calculée on leur Sonne la mer, tandis qu'une grande armée musulmane, ^ivahissant tout le pays qu'ils ont rendu, ne leur laisse plus d'asile que les sables du désert.

Forcé de combattre alors, Kléber, ranuissant tous ses soldats , jusqu'aux vétérans mutilés , disperse les hordes nombreuses du grand vizir, le fait fuir par delà le Siâd, et du champ de bataille où il a vaincu, recommence en quel* ques jours la conquête de toute l'Sgypte, dont il avait trop vite consenti l'abandon ; mats il meurt assassiné au comble de la gloire.

Tous les Français vainqueurs, et délaissés par sa mort, conduisirent au lieu funèbre les restes inanimés du héros. À leur suite s'avançaient les chrétiens d'Egypte et de Syrie , les évoques , les prêtres et la légion grecque pleurant un libérateur : les musulmans même honoraient en lui cette clémence inconnue dans l'Orient. Alors, du haut d'un bastion , naguère enlevé par nos armes , ayant près de vous la ville du Caire , à demi sauvée des flammes, et sous vos yeux cette héroïque armée, qui serrait autour de

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yovÊS 8tt6 rangs trop peu nombreux, votre voix célébra diguatuent le vainqueur de Maâatrioht et d'HéliopoUs. Pui»* saut panégyrique I grande et noble éloqu^soe , qui redoublait au oœur des Français le courage de vaincre , et aur cette terre lointaine et barbare leur faisait sentir en- CNire la patrie i

Quand votre boucbe, en attestant les regrets des soldata , fit entendre ces mots : «• Je vous prends à témoin , « intrépide cavalerie, qui accourûtes, pour le sauver, sur « les hauteurs de Coraïm, » farinée enti^^e se troubla en agitant ses étendards, et vous demeurâtes longtemps inlerforapu par le bruit des armes et le frtoiissement de tant de soldats en pleurs.

Deux mois après cette triste solennité , on apprit au Caire le destin du généreux Desaix, qui, récemment parti d'Egypte , avait déjà trouvé la nKNrl et donné la victoire duis les plaines dltalie^ Orateur de Tarmée d'Orient , votre voix célébra la mémoire de Desaix au même lieu od vous aviex honoré les restes de ILléber. Des bords du Nil aux diamps de Marengo , les armées de la France se communiquaient leur deuil et leur gloire.

Vos discours, alors si puissants sur les âmes, n'ont rien gerdu après tant d'années; et lorsque, de nos jours, une noMe pensée du roi, fondateur de la Charte, fit élever un tonribeaa à Kléber, dans sa rille natale , on ne trouva pas de plus belle consécration pour cette fôte funèbre , que de répéter vos paroles au pied du monument.

Bele&u en Sgypte jusqu'au terme de l'expédition, éloquMit ltai(Hn des derniers malheurs de Tarmée , vous revîtes enfin la Fnmce avec le petit non^e de savants et de guerriers échappés à cette dévorante épreuve. D'une conquête si hardie, de tant de combats et ùb gtoire , il ne

* Veir II ta fia du Diïcoiirs , note B.

restait que les travaux de la science , la carte du pays , la copie desmoûuments.Oû voulutau moins ne laisser perdre aucun de ces signes précieux de notre passage en Egypte.

Les hommes distingués auxquels ce soin était conunis vous désignèrent , par un suffrage unanime , pour tracer le frontispice du temple qulls élevaient à la gloire des sciences et de la patrie. De là ce discours sur TÉgypte , exposition éloquente et rapide , où sont réunis à grands traits les événements de Thistoire , les observations de la science , les vues de la politique. Vous invoquez à la fois l'autorité des âges et les spéculations du génie. Vous montrez saint Louis , àme sublime dans un siècle barbare , qui , devançant la civilisation par l'enthousiasme , aspire à la conquête de l'Egypte, et remplit tout l'Orient de la gloire de ses infortunes et de la nouveauté de son héroïsme. Vous montrez, dans le siècle des arts, le grand Leibnitz proposant l'Egypte à Louis XIV, et traçant pour ce prince le plan de l'invasion que le courage finançais accomplit dans notre ère nouvelle.

Éclairé par cette glorieuse expérience , vous jetez de grandes lumières sur les entreprises que pourrait essayer l'Europe pour humaniser l'Orient. Là se trouvent quelques-unes de ces hautes idées auxquelles vous avez donné tout à l'heure mie élévation et une énergie nouvelle . On aime à voir ainsi la supériorité de la raison venir à l'appui des espérances généreuses, et le savoir justifier l'enthousiasme.

Oh ! si le génie de l'Europe pouvait enfin pénétrer dans ces beaux climats de l'Orient , non pour opprimer, mais pour secourir ; comme elles se relèveraient ces races déchues , mais chrétiennes , Oasis vivantes au milieu du désert de la tyrannie turque, peuplades infortunées que depuis tant de siècles TÈvan^le réserve et prépare au bienfait de la civilisation et de la liberté ! Ce sont là ,

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peutrétre , les conquêtes et les colonies laissées à notre ftge. Le monde est parcouru. D n'y a plus de nouveau continent à découvrir ; mais il y a près de nous des contrées, mortes par la barbarie, à faire rentdtre par le commerce , la justice et les arts; c'est là que TEurope doit s'indemniser d'avoir perdu l'Amérique.

Je m'attache , Monsieur, à ce caractère élevé , à ces grandes vues que tout le monde peut reconnaître dans vos ouvrages. Une autre partie de votre gloire m'échappe, mais vos juges naturels ont placé vos théories dans le rang de celles qui joignent la nouveauté de l'analyse à la grandeur des résultats, En portant l'application des lois mathématiques sur un nouvel ordre de phénomènes, vous avez, disent les savants, ajouté à la science ; et nous éprouvons tous que votre esprit lui prête la plus lumineuse clarté.

Depuis votre retour en France, ces hautes méditations furent souvent mêlées pour vous au soin des affaires et à l'embarras d^ devoirs publics. Préfet de Grenoble pendant quatorze années, votre administration active et sage ne parut pas souffrir des distractions solitaires de la science ; et elle en profita même quelquefois. De grands travaux publics achevés par vous , des marais desséchés , des terres rendues à la culture , la richesse et la salubrité du pays s'augmentant à la fois , ce sont là des titres , Monsieur, qui feront longtemps honorer votre nom dans les industrieux cantons de l'Isère.

Aussi , dans des temps difficiles , les plus honorables témoignages vous furent décernés par toutes les opinioiis.En vous, l'homme sage et bienveillant, le magistrat intègre et modéré obtenait autant d'estime que le savant illustre mérite d'admiration.

Continuez, Monsieur, dans la retraite , à cultiver ces hautes sciences qui font votre gloire , sans négliger les • D. M. 21*

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lettres que vous ainoiez , et dont vous avez aussi le génie. . Vous les servez, vous les honorez également par ces beaux éloges académiques , où , plus simple que Fontenelle , voua n'ayez pas moins de grâce et de finesse. Rappellerai-je votre éloge d'Herschell, monument d'une éloquence inspirée par ces grandes découvertes qui sont le sublime de la science? Si , comme vous le dites, en parlant de cet illustre étranger, il n*a été donné à aucun homme de faire connaître aux autres un aussi grand nombre d'astres nouveaux, jamais ce magnifique présent du génie n'aura été plus dignement célébré. Vos regards savants pénètrent jusqu'aux limites de notre système planétaire, au delà duquel il découvrit une autre création, une autre science, et tout un infini de nouveaux univers ; et redescendant de ces spéculations célestes , pour vous arrêter à peindre l'âme irréprochable, les jours paisibles et la douce famille d*Herschell, vous nous faites dire que la vertu vaut le génie, dans ce qu'il a de plus grand , et qu'une vie pure n'est pas moins belle à contempler que la splendeur des cieux. La même philosophie anime vos éloges du célèbre Delambre et de Bréguet , qui fut un grand artiste et un sage. Continuez, Monsieur , ces nobles travaux ; notre siècle est fait pour vous entendre.

Une sage indépendance élève les esprits ; l'émulation est dans la société , la vertu sur le trône. Un prince, dont les inspirations naturelles sont toujours confiantes et généreuses , a marqué les premiers temps de son règne par l'affermissement de ce droit d'écrire , et de publier ce qu'on pense , bienfait irrévocable de deux monarques , institution royale et populaire que personne ne pourra désormais arracher à la France ! Ainsi puissent les sciences et les lettres longtemps fleurir par la plus belle des protections, la liberté publique!

RÉPONSK AU DISCOHW DK M. rOURIBR. i4S

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