y. le Temps du U août
sans efforts avec la pratique d'une liberté de presse et d'une liberté de réunion qui peuvent exister ailleurs aussi larges dans les mœurs, mais qui n*ont été en aucun temps, ni dans aucun pays, aussi généreusement assurées par les lois ;
Demeurer strictement Adèle à la politique de la paix, tout en sachant maintenir et défendre, sans faiblesse et sans forranterie, les intérêts essentiels et le prestige légitime de la France au dehors ;
Telle est, dans ses traits principaux, Tœuvre considérable, sagement progressive, profondément réformatrice, que la dernière législature a accomplie.
.La Chambre que vous allez élire, aura pour mission de poursuivre, dans Tordre scolaire, administratif, économique et financier, les progrès réalisés ou abordés par sa devancière, en s*inspirant du même esprit de feimeté et de sagesse.
Il lui appartient notamment de doter la République d une bonne loi sur la magistrature — non pas seulement une loi d'expédient, mais une loi de principe — et d'une bonne loi sur les associations qui règle enfin l'exercice dune liberté nécessaire, sans porter atteinte aux droits de l'État, la première, la plus haute, la plus nécessaire des associations. Dans l'ordre économique, la nouvelle Chambre devra tout faire pour étendre à notre agriculture, soumise à de si rudes épreuves, les bienfaits de cette politique des dégrèvements qui n'est pas un des moindres titres de )a Chambre des 363 à la gratitude du pays.
Mes chers Concitoyens,
C'est par la sagesse des républicains, par leur coixliale union que la République s*est établie ; le pays n'est pas près de déserter la politique qui l'a si bien servi ; les élections du 21 août seront, n'en doutez pas, des élections de sagesse et de concorde. »
Résultats des élsctlons des 21 août-4 septembre 1881.
Le résultat des élections ne démentit pas les prévisions de M. Jules Ferry. Ces élections furent un triomphe pour le parti des républicains de Gouvernement que le président du Conseil et