V. VOfficiet du 20 mars
J. Frrrt, Dueours, VI. 9
sèment sur une grande industrie parisienne : l'industrie du mobilier.
M. Haëntjens. — Et sur celle du bâtiment.
M. LE Président du conseil. — Quant au bâtiment, c*est une contre-vérité, je le répète, qu'on apporte à la tribune et que Ton colpoile dans les journaux, quand on dit que Tindustrie du bâtiment est, en ce moment, éprouvée par une crise exceptionnelle.
M. Hàëntjens. — Elle est des plus graves ! {Rumeurs à gauche,)
M. LE Président du conseil. — Il faudrait le prouver, monsieur HaëntjensI
M. Haëntjens. — Je vous donnerai des renseignements, si vous voulez !
M. LE Président. — N'interrompez pas, monsieur Haëntjens I
M. LE Président du conseil. — Ce n'est pas au moment où s'ouvre, au centre du nouveau Paris, sur l'emplacement de l'ancien quartier Marbeuf, — je fais appel au témoignage de quiconque a des yeux pour voir, — un atelier de construction... {Très bien! très bien! à gauche.)
M. Martin Nadaud. — De plus de 50 millions I
M. LE Président du conseil. — ... qui compte au moins 53000 mètres de superficie, — ce qui représente, au bas mot, 53 millions de constructions, — qu'on peut dire que les ouvriers du bâtiment sont sans travail. {Marques d'approbation à gauche et au centre.)
Que, pour un avenir plus ou moins lointain, on redoute les conséquences d'un excès de construction, que les gens sages et qu'une administration vigilante aient l'œil ouvert sur cet avenir, ce sont là d'excellents conseils dont tout le monde doit profiler; mais nous croyons que l'organisation du crédit spécial qui sert à la construction des bâtiments à Paris offre des ressources suffisantes pour que la crise, si elle se produit, s'atténue considérablement, se répartisse sur un long espace de temps, et ne produise pas les conséquences désastreuses dont on est venu vous apporter le chiffre imaginaire à cette tribune. {Applaudissements à gauche. — Inieiruptions à droite.)