Voir t. V, p. f
de La Forge sur le régime municipal de Paris, interrompit une discussion sur le projet de loi relatif à l'enseignement primaire pour aborder Texamen du budget de i 884. Nous nous bornerons à citer les discours, en général très concis, que le Président du conseil crut devoir prononcer, au cours de la discussion de la loi de finances.
La séparation des Églises et de TÉtat.
Dans la séance de la Chambre en date du 22 novembre 1883 S Tordre du jour appelait la discussion du budget des cultes. Il était de mode à cette époque d'ouvrir un débatsurlasépartilion des Églises et de l'État, à titre de préface du budget des culles. M. Lockroy manqua d'autant moins à cette habilude qu'une commission avait été nommée pour examiner une proposition sur la question de séparation, et que M. Paul Bert avait même déposé son rapporl. L'orateur se plaignit de ne voir jamais venir la discussion, après avoir demandé au président du Conseil s'il ne jugerait pas bon d'aborder ce débat au mois de janvier prochain. En attendant, il protesta, au nom de ses amis, contre le budget des cultes, et déclara cju'ils voteraient contre les crédits. M. Jules Ferry exposa ainsi qu'il suit son scepticisme sur les chances de trouver une majorité pour voler cette prétendue réforme :
M. Jules Ferut, président au conseil^ ministre des affaires étrangères, — Messieurs, il est bien évident qu'il ne s'agit pas de fixer, en ce moment. Tordre du jour du mois de janvier prochain; mais, quand viendra la discussion sur les principes généraux engagés dans la question que résume cette formule « la séparation des Églises et de TÉtat», nous ne ferons aucune difficulté pour dire notre opinion, qui est connue... [Interruplions à gauche), tout au moins dans ses lignes générales.
J'ai exposé notre manière de voir dans une séance de la précédente Assemblée, à laquelle Thonorable M. Lockroy a fait allusion, et je continue à croire que, pour tout le monde, pour le pays, pour le corps électoral, pour tous ceux, trop nombreux à notre avis, qui estiment que celte formule est une solution, une réforme, un progrès réel, — ce que nous ne pensons pas, — il est extrêmement utile, nécessaire môme, qu'une discussion à fond s'engage quelque jour, et le plus tôt possible, devant vous.
Nous ne la fuirons pas, pas plus que nous n'avons fui aucune