V. VOfficiel du 2 juillet
dans le Congrès : le parti de Tobslruction. (Mouvements divers.)
II y aura des obstructionnistes ; il y en a eu lors de la réunion du Congrès pour la nomination du président de la République; cette fois-ci, ils fourmilleront. (Sourires.) Je n'ai pas peur d'eux, mais j ai peur du temps qu'ils nous feront perdre. C'est là un inconvénient sérieux. (Très bien! très bien! sur divers bancs à gauche, — Rumeurs sur d'autres.)
La commission vous dit : « Pourquoi failes-vous porter votre amendement sur l'article 2 et non sur l'article 8? » Et M. Andrieux répond avec un grand souci de la logique : « Pourquoi le ferais-je porter sur l'article 8? Il trouverait aussi bien sa place à l'article sur les prières publiques ! »
C'est fort bien, mais on peut vous répondre que l'article 8 est précisément celui qui contiendra les garanties que nous croyons devoir stipuler contre les conspirations monarchiques. (Approbation à gauche et au centre. — Bruit à droite.)
C'est donc la place toute naturelle de cette précaution, qui consiste à rendre les princes inéligibles. Ce sera la disposition que nous vous apporterons; et je m'engage, quant à moi, si quelqu'un se lève pour demander la question préalable, à prendre la parole et à monter à la tribune pour dire qu'aux termes d'un engagement solennel, la discussion doit s'ouvrir et l'amendement prendre sa place. (Applaudissements prolongés sur un grand nombre de bancs.)
M. Andrieux. — Monsieur le Président du conseil veut-il me penneltre une simple question?
Je tiens d'avance pour assuré que je vais avoir une réponse affirmalive ; mais je crois qu'il faut qu'elle soit acquise à ce débat comme complément de la déclaration que nous venons d'entendre.
Plusieurs membres. — On vient de vous donner satisfacliou !
M. Andrieux. — Je prie donc monsieur le Président du conseil de vouloir bien nous dire si, non content de demander la mise à Tordre du jour du Congrès de ma proposition, il prend l'engagement de la soutenir. (Exclamations sur divers bancs à gauche.)
M. Pierre Legrand. — Il vient de vous le dire I
M. LB Président du conseil. — Cela ne fait pas de doute : je l'appuierai I (Nouveaux applaudissements à gauche.)
M. Andrieux. — Tout le monde reconnaîtra qu'il y avait quelque importance à avoir une affirmation sur ce point... Voix à gauche. — Il ne peut plus y avoir de doute !