LA PROPOSITION FLOQUET
M. Camille Pelletan. -- Si ! il peut y avoir quelque doute, alors qu*un d'Orléans est encore officier dans Tarmée territoriale!
M. Andrieux... — mais, après la déclaration que vient de faire M. le président du Conseil, je crois devoir retirer mon amendement. {Trèfi bien! très bien! et applaudissements.)
Réponse à M. Floqnet.
Le 3 juillet ^ le président du Conseil eut à combattre la proposition de Mtf. Floquet, G. Rivet et Raoul Duval, qui voulaient saisir le Congrès de la question du droit de dissolution. M. Jules Ferry s'exprima ainsi qu'il sait :
Discours du 3 juillet 1884, à la Chambre.
M. Jules Febby, président du conseil, ministre des affaires étrangères. — Je voudrais, messieurs, en très peu de mots, et malgré Tappel éloquent qui vient de vous être adressé, appuyer la proposition de la commission, et vous demander avec elle de ne soumettre à la revision que le deuxième paragraphe de l'article 5.
L'honorable M. Floquet trouve dans cette procédure une étrange petitesse, une subtilité qui lui paraît dériver d'un esprit médiocre.
M. Clémejïceau. — Très bien. [Rires.)
M. LB Présidbkt du conseil. — Permettez-moi de vous dire que, bien que la chose ait Tair futile, elle a une portée très claire et tout à fait décisive. C'est pour vous une occasion que ne vous offrirait pas la discussion de tous les articles de la Constitution, que vous ne retrouveriez pas à propos de tous les litiges constitutionnels qui peuvent surgir à la tribune ou dans les esprits; c'est pour vous une occasion particulière de montrer que vous voulez réellement une revision limitée... {Rumeurs sur divers bancs), de prouver que vous en avez pris voire parti, et qu'il y a certaines questions que vous consentez à laisser en dehors de la discussion.
Cette preuve, je n'ai pas besoin de dire dans quel intérêt supérieur il est nécessaire qu'elle soit faite, car c'est dans l'intérêt de la revision elle-même.