V. VO/ficiel du 10 mars 1885. Séance du 9 mai
générale, mats M. Floquet réclama i*avis da Gouvernement, et demanda s*il admeltait que, le Sénat ayant présenté ses remontrances et la Chambre ayant refusé d'en tenir conipte, le budget irait tout droit au Jownal officiel et serait promulgué ; si, du moins, le président du Conseil soutiendrait au Sénat la doctrine contenue dans le rapport de M. Jules Roche? l!)nfin, l'orateur voulait savoir si ce n'était pas M. Ribol qui était l'organe offlcieux de la majorité de la commission. Il termina par constater que le Sénat ne s'était pas borné, cette fois, à donner des conseils, à exercer un contrôle, mais qu'il avait créé des ressources à côté des dépenses, en portant de 16 à 21 millions les prélèvements à faire sur la caisse de dotation de l'armée.
M. Jules Ferry ne pouvait refuser l'avis da Gouvernement. Il le donna en ces termes * :
Diflcourf da 9 mari 18S5, à la Chambre.
M. LK Président du conseil. — Messieurs, je viens répondre très simplement, et en très peu de mots, aux questions que m'a posées l'honorable M. Floquet.
L*honoi-able M. Floquet a interrogé le Gouvernement sur deux points : en premier lieu, sur son opinion, et, en second lieu, sur la conduite qu'il entend tenir.
Quant à Topinion du Gouvernement sur le rôle respectif des deux Chambres dans la votation du budget et sur la différence de leurs prérogatives, il me semble, messieurs, qu'au cours de la longue et laborieuse discussion de la révision des lois constitutionnelles, le Gouvernement s'est exprimé avec assez d'abondance, d'étendue et de clarté, pour que la question qu'on nous pose aujourd'hui paraisse quelque peu superflue.
L'honorable M. Floquet m'a fait l'honneur de lire, — il le rappelait tout à l'heure, — le discours que j'ai prononcé devant le Sénat au sujet de la revision de l'article 8. Il a pu y trouver une tentative très loyale, très sincère, très ardemment, et, permetlez-moi de le dire, très courageusement poursuivie, pour amener une entente entre les deux Chambres ; il a pu y voir combien je désirais qu'une disposition légale vint, non pas précisément reviser, mais compléter et éclairer l'article 8 de la Constilulion.
J'ai le droit de dire que j'ai fait celte tentative avec courage