V. le Matin du 28 décembre
patience et adressa au journal qui avait inséré cette calomnie la lettre indignée qui suit * :
5 janvier 1891.
Monsieur,
La conversation que votre journal rapporte ce matin sous le titre : « Un souvenir de 4885 » n'est qu'une imposture rétrospective. Je donne à ce récit, aussi odieux que ridicule, le plus catégorique démenti. Le journaliste boulangiste qui vous en a fourni les éléments Ta inventé de toutes pièces. Je vous prie et, au besoin, je vous requiers d'insérer cette rectification dans votre prochain numéro.
Je vous salue.
JuiiEs Ferry, Sénateur des Vosges.
Le lendemain, le journaliste dont il s*agit essaya de se justifier, et il signa cette fois. C'était M. Edouard Ducrel, directeur du Petit National.
Ces manœuvres inqualifiables, jointes aux déclamations des feuilles intransigeantes et monarchistes, ne faisaient qu'attester l'importance de la rentrée dans la politique active de l'ancien pré* sident du Conseil. Elle coïncidait avec les heureux résultats des élections sénatoriales et d'autres événements heureux, tels que le succès de l'émission de 869 millions et demi de rentes 3 0/0, desti* nées à rembourser diverses obligations du Trésor et un grand noinbre de bons de liquidation. La souscription du 10 janvier offrit à l'État 14 milliards et demi!
Le Parlement put se mettre au travail en toute sécurité et s'occuper des lois d'affaires, spécialement de la préparation d'un nouveau régime économique et du tarif général des douanes. M. Jules Ferry devait prendre une part importante à ces travaux.
Diaconrs sur la question algérienne an Sénat (6 mars 1891).
L'homme d'État qui s'était occupé avec tant de méthode et d'énergie de l'expansion coloniale de la France, ne pouvait pas rester indifférent au grand débat qui s'ouvrit le 26 février et continua le 6 mars au Sénat sur la question algérienne, à propos du rapport de M. Pauliat et de l'interpellation de M. Dide.
Les considérations développées par M. Pauliat sur les finances algériennes, sur la situation des indigènes et des colons français,