‹ Discours et opinions de Jules Ferry (volume 4)Chapitre 50 sur 60 · PRÉSIDENCE DE M. RAMEAU, VICE-PRÉSIDENT · texte numérisé non relu

PRÉSIDENCE DE M. RAMEAU, VICE-PRÉSIDENT

M. le Président. — Voici le résultat du dépouillement du scrutin :

Nombre des votants 381

Majorité absolue 191

Pour l'adoption 216

Contre 165

La Chambre a adopté l'amendement. (Mouvement.) Le lundi 14 mai l la Chambre vola l'article 52, en supprimant le deuxième paragraphe qui devenait inutile par suite de l'adoption de l'amendement Perras, et termina paisiblement la première lecture du projet, en décidant qu'il serait passé à une seconde délibération. Le lendemain, elle vota l'abrogation du titre II de la loi du 29 décembre 1875 sur la presse, qui attribuait aux tribunaux correctionnels la connaissance d'un certain nombre de délits, en la retirant aujurv. Ce sont ces divers incidents parlementaires qui furent exploités par le chef du pouvoir exécutif, pour signifier un congé brutal au cabinet Jules Simon. La lettre du 16 mai, à laquelle M. Jules Simon répondit dans les ternies les plus dignes et les plus modérés, ouvrait une crise politique dont il était difficile de calculer les conséquences. On se demandait si le parti clérical, véritable instigateur de ce coup de théâtre, allait entraîner la Fiance dans nue guerre avec l'Italie, sûre du concours de l'Allemagne, et si l'on allait revenir aux beaux jours du 24 Mai 1873. M. Jules Ferry se tenait au premier rang du parti républicain pour défendre la République et la liberté.

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