V. la République française du 37 octobre
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L'ASSEMBLEE NATIONALE. tM
nn acralin de liste réduit à cinq noms, fut repoussé par 488 voix contre 302. Le 30 novembre > l'ensemble de la loi électorale fut déflaitivemenl adopté.
Il ne restait plus qu'à nommer les 73 sénateurs inamoTibles, La gaache eût touIu atMbuerà chaque groupe un nombre de sénateurs proportionnel à son importance numérique, mais la prétention émise par le centre droit d'exclure l'eitréme gauche provoqua une rupture. La liste de droite paratasaiL devoir l'emporter; mais le premier scrutin, qui eut lieu le 8 décembre, ne donna la majorité qu'il M.d'Audilfret-Pasquierqui figurait sur les deux listes, et à M. Hartei, de la gauche. La combinaison arrêtée, dans la nuit du 9 au 10, chez M. Jules Simon, l'accord des (>auches avec le petit groupe de quinze députés légitimistes, eurent pour résultat d'achever la défaite de la liste des droites qui n'obtint, dans les scrutins des 10, II, 13, 14 et 15 décembre, que trois sièges d'inamovibles sur 70 nominations. Les cinq dernières nominations furent celles du général de Cissey, de MM. Wallon, Dupanloup, amiral de Montaignac et de Malleville. Ces élections de sénateurs furent terminées le 21 décembre.
Elles achevaient la dislocation de l'ancienne majorité du 24 maiet l'écrasement du centre droit. Le vice-président du Conseil luimême, qui avait dû décliner une candidature d'inamovible pour ne pas s'exposer à un échec certain, se sentait diminué et afTaibti. Il essaya de prendre sa revanche lors de la discussion de la loi sur la presse et l'état de siège, qui commença le 24 décembre et fut achevée le 39; mais, au cours de ces délibérations où le chef du cabinet découvrit le chef do pouvoir exécutif et affirma " qu'il ne se résignerait jamais à devenir Je jouet des factions et des passions radicales», les dissidences qui séparaient H. Dufaure de M. Buffet, cantonné dans son culte pour l'Union conservatrice qui ne pouvait servir de hase qu'à une politique négative, éclatt-rent dans tout leur jour. La toi sur la presse fut néanmoins votée, avec le tempérament proposé par M.de Janzé qui ne laissait pas à l'administration le droit d'interdire aux journaux la vente sur la voie publique; et l'état de siège fut levé dans tous les départements, sauf dans ceux de la Seine, du DhAne, des Bouches-du-RhOne et de Scine-et-Oise.
L'Assemblée nationale se sépara le 31 décembre 1875, après avoir fixé les élections des délégués sénatoriaux au 16 Janvier 1876, les élections des sénateurs au 30 du même mois, et les élections des députés au 20 février 1876. Ainsi flnit cette Assemblée qui, après avoir renversé M. Thiers, s'était épuisée eu tentatives impuissantes pour restaurer la monarchie, et avait finalement consenti à voter une constitution républicaine, en cédant malgré elle à la force des choses et à la pression de l'opinion publique.
M. Jules Ferry, dans cette période de transition, avait réservé toute son énergie pour plaider la grande cause des droits de l'État