‹ Discours et opinions de Jules FerryChapitre 105 sur 130 · DISCOURS ET OI'IMONS · texte numérisé non relu

DISCOURS ET OI'IMONS

il se ri-(iii aiiloiisr ;ï i-épondrc au nom du cabinet tout entier. Ma (|m'slion a pour ob.jot Tusa.ue (|ue le cal)inet entend faire des pouNoii's conférés au Gouvernement [)ar l'état de siège. [Interruptions sur divers bancs.)

A gauche. — Très bien! très bien!

M. Ji'LKS Fkrrv. — La Cbambre a donné tout à Tbeure un uraud exemple d"union palriotique. [C'est vrai!) J'ai le regret de constater (jue cette union est aujourd'bui troublée par des uiesiii-es répressives dont le caractère n'est pas en rapport avec l'importance de la crise que nous traversons... [Nouvelles interruptions.)

M. Crkmieix. — Laissez donc parler !

M. Jules Fkrry. — Eu vertu des pouvoirs conférés par l'état de siège, l'administration précédente avait, à la date d'bier, supprimé sans motifs, arbitrairement par conséquent, j'ai le droit de le dire, le journal le Réveil. Voici l'original de la signilication du décret : il porte la date du 9 août.

Il me revient que l'administration actuelle continuant, pour sou malbeur, les errements de l'administration précédente... [liéclamations.)

A droite. — (lomnient, pour son inallieiu!

M. EsQUiROS. — • l^our Je malheur de la Fiance!

M. Jules Ferrv... a pris une mesure semblable vis-à-vis du journal le Rappel.

Je demande à M. le président du Conseil d'État si cela est vrai.

Portant la (juestion plus baut, je demande au cabinet s'il croit nécessaire, s'il croit conforme à la grandeur et à la gravité de la situation de maintenir le décret d'état de siège. [Rumeurs.)

L'état de siège, messieurs, — et cette explication répond aux murmures que je viens d'entendi-e, — l'état de siège n'est point l'état de guerre.

M. (iAMRETTA. — (Ti'sl cela!

M. Jules Ferhv. — Il y a dans notre législation deux états dilTérents, motivés par le péril pulilic et gradués d'après le caractère et l'étendue du danger: l'état de guerre et l'état de siège.

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