G DISCOURS ET OPINIONS
« Art. 3. — La préseiile loi sera exécutoire à partir du jour de sa promulgation. »
(l/arlitle 3, mis aux voix, est adopté.)
L'ensemble du projet de loi fut ensuite adopté, à l'unanimittî de 253 volauls.
Daus la séance du 18 août* M. Jules Ferr^^ réclama avec instance l'armement des gardes nationaux et la modification de la loi de 1834 sur la détention, le commerce et la fabrication des armes de guerre. Le comte de Palikao, ministre de la Guerre, venait de faire connaître à la Chambre que le Gouvernement, par décret du 17 août, avait nommé le général Trochu commandant supérieur de Paris, avec mission « de concentrer tout ce qui se rattachait à la défense de la capitale ^. M. Pelletan venait d'inviter le ministre de l'Intérieur à hâter l'habillement et l'armement des gardes nationales, pour qu'ils ne fussent pas fusillés par l'ennemi, s'ils étaient pris, les armes à la main sous le costume des cultivateurs. M. Ernest Picard avait insisté ensuite pour que l'administration ne se chargeât pas seule du salut du pays et fit appel à l'industrie [irivée pour procurer des uniformes et des armes. 11 demandait, en outre, (jue les municipalités parisieinics, nommées par le Pouvoir exécutif, fussent entourées de citoyens notables pour « mettre en œuvre tout ce qui pouvait y être mis )>. M. Jules Ferry présenta alors les observations suivantes :
M. Jules Ferev. — J'appuie avec beaucoup d'énergie les paroles de mon honorable collègue et ami M. Picard, et j'y ajoute une seule considération.
Il est évident qu'il y aurait grande utilité, grand avantage à faire intervenir l'industi-ie privée dans la fabrication de l'armement ; il est évident que l'industrie privée est en mesure, et dans une proportion peut-être plus considérable qu'on ne croit, d'augnienler le nombre des armes qui doivent être mises à la disposition des populations, mais à la condition, — et j'appelle sur ce point toute l'attention du Gouvernement, — que la loi de 1834 sur la détention, le commerce et la fabrication des armes de guerre soit préalablement modiliée ou pai- une circulaire ministérielle, ou par une proposition de loi, que je suis prêt à formuler. Il est impossible, en etïet, tant que sera