Le Procès des Treize, Paris, Dentii, 1804, p
96 DISCOUIIS ET OPINIONS.
personnes. Apirs Fannulalion tle l'élection de M. de Bulacli, M. Melsliciin, avaii éci'it à M. Carnot une letlre, adressée à notre ancien domicile, rue Saint-Rocli. On lui i'c[)ondil par un ajournement. Le temps se passa et M. Melsheim, avec lequel j'ai de très anciens rapports de camaraderie (car nous avons été au collège ensemble), m'écrivit à moi personnellement, en m'exposant la situation électorale du Bas-Rliin, et en me demandant ce qu'on en pensait. Je lui répondis par une lettre ([ue j'apporte au débat et qui est du il décembre 1863. Cette lettre caractéi'ise pai'l'aitement noire situation réciproque :
« Mon cher et ancien camarade.
« W... me communique une lettre dans larpielle vous peignez la situation électorale de votre ari'ondissement; vous l'appréciez de la façon la plus juste et la plus libérale à la fois. Entre M. de Bulacb et M. Hallez-Claparède, pris poui- ce qu'ils sont dans le fond des clioses, on pourrait bésiter à choisir; mais, entre les deux drapeaux qu'ils représentent, à l'heure (lu'il est, le doute n'est plus possible. Si le Courrier du Bas- Hhin hésite, il est vendu tout simplement. Maintenant, que voulez-vous de nous? Est-ce une lettre du comité Carnot? Je vous l'aurai; est-ce une lettre des députés Favre, Ollivier, Picard, etc.? Je vous l'aurai, si toutefois il entre dans les convenances de ces messieurs d'écrire, car leurs sentiments généreux dans ces sortes de conflits sont parfaitement, connus. Je m'occuperai aussi du Temps, qui doit être fort goûté en Alsace. Quand votre collège sera convoqué, tout ce qui pourra être fait poui' décider vos libéraux, sans effrayer vos conservateurs, sei'a fait dans la forme que vous indi(|uerez. D'un côté, il y a la liberté électorale, de l'auti-e, les habitudes despotiques, la courlisanerie. le sei'vilisme, tout le système sous lequel nous sommes courl)és. Entre les deux, aucun de vous n'hésitera... »
« A la suite de cette lettre, j'allai trouver M Garnicr-Pagès et j'obtins de lui une lettre que je ne signai pas, car j'estime que lies consultations de ce genre ont besoin d'être signées par des personnes autorisées...
M. LE PUKSIUK.XT. — Et qui peuvent prendre la direel imi de ces sortes de relations pour leur donner une [tlus grande irn[udsion. M. Jules Favre. — IncoiUcstublenienl.