Le Temps, du 7> février
Très juste et 1res bien dit. Mais cessez alors de pleurer sur le y Thermidor. Oui! le sentiment républicain et les intérêts révolutionnaires défendaient la République au dedans, les armées produites par le grand mouvement de 1792 suffisaient à la proléger au dehors : voilà nos vrais vainqueurs. La guillotine n'y était pas plus nécessaire que le sabre, et si la Révolution pouvait se passer de Bonaparte, elle n'avait pas non plus besoin de Robespierre *.
Les Comptes fantastiques d'Haussmann.
A CCS discussions théoriques allaient succéder des luttes plus personnelles et plus directes contre le César afTaibli qui opprimait la F'rance en la conduisant aux abîmes. A propos de la loi sur les coalitions qui vint eu discussion dans les bureaux du Corps législatif en février 1864, Ollivier et Darimou s'étaient nettement séparés de leurs collègues de la gauche qui demandaient l'abrogation pure et simple des articles du Code pénal prohibant les coalitions. Au début de la session de 1865, la brouille devint définitive, et Gambetta, le futur chef des irréconciliables, exprima à Darimon son absolue défiance à l'endroit de l'opposition constitutionnelle-. Les mauvais jours étaient venus d'ailleurs pour le gouvernement césarien. La mort de M. de Morny (10 mars 1865) l'avait privé de son plus habile conseiller, le tiers-parti se constituait et réclamait l'extension des libertés parlementaires :.\apoléon III s'iuclinant avec humilité devant les sommations des États-Unis, faisait dire, dès le 5 février 1866, au malheureux empereur Alaximilien, que l'évacuation commencerait dès l'automne, et il était dès lors évident que l'Empire aurait désorganisé nos foi-ces en pure perte, sans retirer aucun fruit des trésors et du sang gaspillés dans cette expédition désastreuse. Enfin, les foudroyants succès de la Prusse à Sadowa (2 juillet 1866) en détruisant à notre préjudice l'équilibre européen, de mauvaises récoites, des inondations, le déficit du Trésor confessé par M, Fould, avaient