‹ Discours et opinions de Jules FerryChapitre 70 sur 130 · Numéro du 3 juin · texte numérisé non relu

Numéro du 3 juin

M. Jules Ferry, candidat démocrate et libéral, y a tenu la première jilace et montré que sa parole vigoureuse, instruite et entraînante, pouri'a servir, autant que sa plume brillante, la cause de la liberté, dans la revendication incessante des droits du pays et des franchises parisiennes. »

L'élection de M. Jules Ferry, celles de Gambetta et de Bancel introduisaient dans la Gauche de nouveaux éléments de force, très menaçants pour l'Empire. Tandis que le tiers-parti se reformait sous la qualilîcation de Parti libéral constitutionnel et rédig-eait, avec le concours d'Emile Ollivier, le texte de l'interpellation des Cent-Seize, qui enlevait à M. Rouher, nommé président du Sénat, tout espoir de retour aux affaires et provoquait la formation du ministère du 17 juillet^, M. Jules Ferry et ses collègues de la députation de Paris prenaient une attitude d'opposition plus déterminée.

Après avoir abandonné le barreau pour le journalisme militant, M. Jules Ferry renonçait maintenant au journalisme pour remplir ce rôle d'homme d'action et d'homme d'Etat auquel il s'était préparé avec tant de suite et de persévérance. Il se privait résolument des délicates jouissances de l'écrivain et du lettré, des satisfactions d'amour-propre que procurent au polémiste l'intime communion avec ses lecteurs et l'applaudissement public, pour aborder la tribune du -Corps législatif; il posait la plume du publiciste et choisissait la parole pour arme de combat.

C'est dans la séance du Corps législatif en date du 6 juillet, que l'élection de M. Jules Ferry dans la sixième circonscription électorale de la Seine vint à l'ordre du jour. Sur le rapport du marquis de Pire, M. Jules Ferry fut admis ^.

1. Le ministère d'État était supprimé. Cinq nouveaux ministres : Duvergier, de La Tour d'Auverî^ne, Alfred Le Roux, Bourbeau et Chasseloup-Laubat recevaient des portefeuilles. MM. Forcade de La Roquette, Magne, Gressier, .Maréchal Niel, Rigaut de Genouilly, conservaient les leurs.

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