‹ Discours et opinions, journal et souvenirs de S. Girardin (volume 2)Chapitre 87 sur 98 · SEANCE DU 12 JUIN I · texte numérisé non relu

SEANCE DU 12 JUIN I

Messieurs,

Votre rapporteur, daps l'examen rapide qu'il a lait du chapitre IV, relatif au budget des dépenses du ministère de l'intérieur, a été moins concis qu'il ne Test ordinairement; et cette fois, il a cru devoir faire la dépense de quelques phrases , pour attaquer le mode d'instruction pratiqué depuis long-tems , et que Ton a cherché à étendre le plus possible, parce que Ton a cru jusqu'à présent que

x Cette opinion n'a pu être prononcée à la tribune , et j'ai cru devoir la faire imprimer, dit Stanislas Girardin, parce qu'elle contient des faits qui n'ont pas été cités, et des réponses qui n'ont, pas été faites.

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le progrès des lumières contribuait au bonheur et à la prospérité de la société, que des citoyens instruits défendaient mieux leurs droits et connaissaient mieux leurs devoirs : en conséquence ( il faut leur pendre cette justice), tous les gouvernement qqi se sont succédé dans le cours de la révolution , ont voulu mettre l'instruction à la portée de toutes les classes.

Votre commission vient de découvrir que c'était là un désordre social, auquel il était tems de mettre fin; et un de ses membres, que c'était un malheur public et particulier, un bienfait fatal. Votre commission vous a dit, à ce sujet, il faut en convenir, des choses qui, quoique fort anciennes, ont dû vous paraître très-nouvelles : elle a trouvé que la prodigalité d'instruction tendait à créer des ambitions qu'on ne pouvait satisfaire, tandis qu'on satisfaisait très-facilement celles qui manquaient d'instruction ; et M. le rapporteur, pour parodier cette phrase si fameuse de mon ancien collègue et ami Carton de Nisas* qui, pour peindre les gerndu bon temS) a prétendu : qu'ils n'avaient rien appris, ni rien oublié, a déclaré que ^instruction gratuite a Jeté dans la société des hommes, à qui l'on a tout enseigné et bien souvent rien appris.

C'est à vous, messieurs, qu'il appartient de juger du mérite de l'imitation ; mais ces hommes, à qui l'or* a tout enseigné et rien appris, sont, suivant M. le rapporteur , des gens d'une exigence extrême : ils veulent des places et des traitemens, et cela parce qu'on les a élevés gratuitement. Ainsi

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ceux qui n'ont d'autre appui dans le monde que leur propre mérite n'obtiennent pas d'emplois, et, roécontens alors de ce que l'État ne peut leur en donner, ils deviennent de dangereux folliculaires , ou des écrivains séditieux : vous avouerez avec moi que , dans Tune ou l'autre supposition , M. le rapporteur doit au moins convenir qu'ils ont appris quelque chose.

Ce n'est pas seulement à l'instruction gratuite, donnée dans un degré élevé, que M. le rapporteur a déclaré la guerre, mais c'est aussi à celle du premier degré : il propose, en conséquence, au nom de la commission, qui , sans doute, n'a pas été unanime1 sur ce point, de supprimer les encouragemens destinés à l'enseignement primaire, et pourquoi, messieurs? Je vais vous le dire : c'est parce que ces fonds sont employés à favoriser un système tt enseignement peu en harmonie avec nos institutions.

M. le rapporteur ne s'est pas expliqué davantage, cela est facile à concevoir; il eût été embarrassé d'en dire plus, peut-être même Test -il d'en avoir dit autant.

Mais enfin, ce qu'il a avancé méritait bien de sa part quelques explications, et ne peut s'appliquer,, vous en conviendrez, qu'à l'enseignement mutuel.

En quoi un système d'enseignement , qui a l'avantage incontestable de pouvoir faire acquérir à

1 Non , sans doute , elle n'a pas été unanime. Voyez la déclaration faite par M. le comte Beugnot à là séance du 1 3 du* courant.

l'enfance des connaissances élémentaires, beaucoup plus promptement que par l'ancien mode, est-il contraire à nos institutions?

Quelles sont, parmi nos institutions > celles qui se trouvent blessées de ce qu'un enfant de sept ou huit ans saura lire, écrire et compter parfaitement, tandis qu'autrefois il ne le savait que trèsimparfaitement à treize ou quatorze?

En remplira-t-il moins bien ses devoirs de citoyen? N'en aimera-t-il pas davantage la charte avec laquelle il aura été à portée de faire connaissance, dès sa plus tendre jeunesse?

En respectera- 1- il moins l'auguste auteur de cette charte , parce qu'il aura été à portée d'apprendre plus tôt combien la France lui doit de reconnaissance pour ce bienfait ?

Sera-t-il moins bon ouvrier, moins bon fils, moins bon père, parce qu'il sera plus éclairé qu'on ne l'était communément jadis?

Sera-t-il moins religieux parce qu'il aura été à portée de con naître plus tôt les devoirs de sa religion?

Répondre positivement à toutes ces questions, serait, je crois, une chose très-embarrassante pour M. le rapporteur, et il ne pourrait y répondre qu'en avouant tout simplement que la commission, profondément convaincue du bonheur dont jouissaient nos pères, voudrait ramener ces tems d'une bienheureuse ignorance, où on ne savait ni lire, ni écrire , et où un noble faisait une croix au bas d'un acte, attendu qu'il se serait considéré comme déshonoré , s'il eût été en état de le signer.

Croyez- vous, messieurs, que dans ces tems d'ignorance les peuples fussent plus tranquilles qu'ils ne le sont aujourd'hui ? Ouvrez l'histoire , vous aurez les preuves du contraire.

Vous y verrez qu'à toutes les époques les peuples, accablés du poids de leurs chaînes, cherchèrent toutes les occasions de les briser.

Vous y verrez que, dans tous les tems, des gens intéressés à maintenir les peuples dans l'ignorance ont fait des efforts pour les y conserver, et je vous dirai^ votre grand étonnement peut-être, que lepère de Lasalle, qui fut le fondateur des frères des écoles chrétiennes en France, vers le commencement du siècle dernier, a été persécuté comme le sont aujourd'hui les partisans de l'enseignement mutuel, par les descendans de ces hommes, qui le tinrent long-teros, ainsi que ses frères, dans un état de proscription.

Le père de Lasalle n'avait pourtant commis d'autre crime, que celui d'avoir inventé une méthode d'enseignement, qui était alors, à celle pratiquée par les maîtres d'école , comme l'est aujourd'hui à la sienne , le mode d'enseignement mutuel.

Ces frères de la doctrine chrétienne, que vous voulez maintenant introduire partout, en haine de l'enseignement mutuel, ont été, lorsqu'ils ont cherché à s'établir en France, considérés comme des méchans, et leurs services n'étaient pajrès que par des outrages; ils étaient accusés de vouloir introduire une méthode , en vertu de laquelle on apprenait trop promptement à lire et à écrire : on

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leur faisait également un crime de répandre trop généralement l'instruction primaire, en la rendant entièrement gratuite.

Dans l'origine, ils furent dénoncés par les maîtres d'école, et cela était tout simple, ils leur enlevaient des écoliers; mais ce qui Tétait moins, c'est qu'ils devinrent les objets de la persécution des curés 9 et autres supérieurs ecclésiastiques : ils disaient alors ce qu'ils disent encore aujourd'hui , qu'il était dangereux pour les mœurs, pour la morale publique et pour la religion, qu'un enfant apprît trop tôt à lire et à écrire.

Le vertueux père de Lasalle, qui a si bien mérité de l'humanité, est mort victime des persécutions dont il a été l'objet. Ce ne fut que quelques années après sa mort que les frères obtinrent des lettres patentes: ils ne durent leur tranquillité qu'à une bulle de Benoit XIII, publiée en 1751SL

Cette bulle, messieurs, est curieuse à lire : elle répond victorieusement à ceux qui affectent de croire que la religion encourage l'ignorance. On y voit, au contraire, que la religion la repousse, comme n'étant utile qu'à sa plus cruelle ennemie, ht superstition.

Benoit XIII a reconnu, par la bulle que je viens de citer, une vérité méconnue aujourd'hui par votre commission du budget, et par M. Cornetd In court, « que l'ignorance était l'origine de tous aies maux, la cause de scandaleux désordres, « surtout parmi ceux qui, accablés de misère, ou «pratiquant, pour vivre, dep arts mécaniques,

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« n'ont aucune connaissance des lettres ; et ce « qu'il y a de plus fâcheux encore , c'est qu'ils « ignoraient, par cette raison, les élémens de la a religion. »

C'est, messieurs, dans un sentiment de haine pour la révolution , que l'on puise cet amour des ténèbres : on la considère comme le résultat du progrès des lumières ; et les lumières , par ce motif, sont devenues, pour de certains hommes, un objet d'exécration.

L'on veut se venger à tout prix de la révolution, en punir la génération actuelle et les générations futures : on ne parle que de ses excès , pour essayer de parvenir à faire oublier ses bienfaits.

Peut-on croire sérieusement que l'on ramènerait l'ancien régime, tel qu'il existait, si l'on parvenait, comme on en témoigne hautement le désir, à remettre exclusivement l'éducation dans les mains des prêtres ?

A-ton oublié que ceux qui firent la révolution avaient été élevés par eux?

À-t-on oublié que la plupart des écrits contraires à la religion , sortaient de la plume d'écrivains qui avaient passé leur jeunesse au milieu de ces hommes si politiquement expulsés sous Heuri IV et sous Louis XV, et très -impoli tiquera en t rappelés?

L'on remarquera, non sans quelque surprise peutrétre, que, pendant le tems où l'éducation a été confiée aux seuls laïques, on n'a point vu leurs

élèves écrire, ni contre la religion, ni contre les bonnes moeurs , et que personne ne se permettait de blasphémer, comme cela n'arrivait que trop souvent autrefois.

Pourriez-vous raisonnablement espérer, messieurs , de détruire ce que vous appelez l'esprit révolutionnaire, en remettant entièrement l'éduca- • tion de la jeunesse entre les mains des prêtres?

Sont-ils parvenus à le maîtriser en Espagne , en Portugal, à Naples, en Piémont et dans l'Amérique méridionale?

N'est-ce pas au milieu de&évêques, des curés, de l'inquisition et des moines de toutes les couleurs, qu'il s'est manifesté dans plusieurs de ces États, avec une force bien supérieure à celle qu'on pouvait lui opposer ?

Je vous répéterai ce que vous a si bien dit un de mes honorables amis : V ordre ancien recule; tordre nouveau s'avance pour lui succéder. Ne le repoussez pas, il est plus fort que vous; vos triomphes contre lui ne seront qu'éphémères, et vos demi Succès n'amèneront que des défaites complètes.

Ne proscrivez pas, croyez-moi, l'enseignement mutuel, parce que les prêtres voudraient le proscrire.

Je sais, et fort heureusement pour l'humanité, qu'ils ne parviendront pas à faire lapider les professeurs de l'enseignement mutuel, comme ils sont parvenus, dans le siècle dernier, à faire lapider les frères de la doctrine chrétienne.

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Je sais qu'ils ne parviendront pas à les faire insulter, bafïouer, frapper par la canaille: il n'y a plus aujourd'hui de canaille, et ce mot, pour l'honneur de la France, n'est plus français, depuis qu'il a cessé d'avoir une application.

C'est parce que tous les Français sont égaux devant la loi, qu'il n'existe plus de canaille , et que les prêtres sont maintenant dans l'impossibilité de pouvoir faire essuyer aux professeurs de l'enseignement mutuel, les mauvais traitemens qu'ils firent éprouver autrefois aux frères de la doctrine chrétienne; mais ils finiront, si le gouvernement n'y met ordre très-promptement, par rendre les écoles désertes : ils emploient, pour atteindre ce but, des moyens bien puissans : ils blâment hautement la méthode d'enseignement mutuel , dans des mandemens répandus avec profusion : elle est journellement attaquée dans la chaire; les curés, ou du moins la grande majorité, menacent les parens qui envoient leurs enfans dans les écoles d'enseignement mutuel, des peines éternelles: les secours des comités de bienfaisance leur sont refusés; l'on va même jusqu'à ne vouloir pas admettre ces pauvres enfans à faire leur première communion : il est des diocèses où les pasteurs ont reçu l'ordre de ne pas dire la grand'messe dans les communes où il existe des écoles d'enseignement mutuel. Toutes ces menées honteuses pour le tems où nous vivons, et qui accusent la faiblesse du gouvernement, ont déjà obtenu de désastreux résultats : plusieurs écoles

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très-florissantes ont été fermées. Les efforts multipliés du ministère pour les propager ont été paralysés , et le mode d'enseignement mutuel est poursuivi comme s'il était une découverte due aux esprits infernaux ? on a pu le croire, lorsqu'on a entendu à cette tribune un orateur vous dire , du ton le plus doucereux, qu'il sait « que si l'institu- « tion nouvelle eàt jugée sévèrement par la plupart «des hommes religieux et monarchiques, elle « compte aussi parmi eux quelques honorables dé- « fenseurs; et que, bien qu'ils soient en petit noma bre , il serait tout disposé à se jeter dans leurs « rangs déserts, lorsqu'on lui aura fait connaître un « ennemi de la religion et de la royauté qui ne soit «pas l'ami du nouveau mode d'enseignement, » Cette accusation, dont toute la portée est facile à saisir, part fort heureusement d'un côté de cette chambre où l'on est habitué à en lancer sans attacher ensuite aucun prix à les prouver; celle-ci est du nombre; elle étonne, je l'avoue, et l'on ne sait ce qui a pu porter l'orateur que je combats, à parler des rangs déserts, des défenseurs de l'enseignement mutuel; il n'a donc lu aucun des nombreux ouvrages publiés pour démontrer l'excellence et la supériorité de cette nouvelle méthode sur toutes celles pratiquées jusqu'à présent? Il ne s'est donc pas donné la peine de prendre connaissance des très-bons rapports faits à la société établie à Paris , pour encourager l'instruction élémentaire, par MM. de La Borde, de Gérando, Jotnard, et les discours prononcés dans le sein de

cette société par le respectable duc de la Vauguyon et le duc de DoudeauviUe , dont il ne suspecte pas, sans doute, les sentimens monarchiques et religieux?

«Nous répondons, a dit M. le duc de Doudeau- « ville 9 à nos accusateurs par nos succès. — Effeo « tivement plus de quinze cents écoles d'ensei- «gneraent mutuel sont maintenant établies en « France,

a Ces écoles sont beaucoup plus religieuses que « toutes les écoles primaires qui existaient aupa- « ravant.

« Nous appelons sans cesse sur ces écoles la suret veillance et l'inspection des curés.

« Les écoles des frères de la doctrine chrétienne « ont prospéré depuis l'établissement des nôtres, « et nous nous en réjouissons. »

Si M. Cornet-d 'Incourt eût pris la peine de lire les ouvrages que je viens de citer, il aurait vu que les rangs des défenseurs de l'enseignement mutuel, qu'il se plaît à supposer si déserts , ne le sont pas assez pour qu'il puisse y être aperçu, si jamais il venait à y prendre place : il y aurait appris que les hommes éclairés de toutes les parties du monde , sont de zélés défenseurs de l'enseignement mutuel, et qu'ils ne sont pas considérés comme des ennemis de la religion et de la royauté, à cause des efforts qu'ils font pour la propagation du bienfait de l'instruction primaire : il aurait su que ces efforts n'avaient pas été infructueux; et en parcourant le compte rendu à la société élémentaire étam. 37

blie dans la capitale, le at mars dernier, il aurait acquis la preuve « que le présent de l'enseigne- « ment mutuel était considéré comme un don de la «Providence; qu'il avait été reçu avec reconnais- «sance dans toute l'Europe, avec empressement « en Asie et en Amérique. »

U compte dans les rangs déserts de ses défenseurs, le roi d 'Angleterre , ceux des Pays-Bas, de Suède, de Danemarck, de Naples, d'Espagne, de Portugal, Y Empereur de Russie, notre Sain$-Père le Pape et enfin Louis XVIII, qui a fait construire exprès des bàtimens dans les départemens de la Vendée et des Côtes-du-Nord , pour y établir des écoles d'enseignement mutuel, et qui a puisé dans sa cassette des sommes considérables pour etacouragef ce système, et a fait ouvrir dans 9on palais de Versailles des salles pour y recevoir les etifans instruits d'après cette méthode.

L'orateur dont je me suis occupé trop longtems peut-être, a beaucoup d'esprit sans doute, mais il en aurait davantage encore, qu'il ne parviendrait pas à nous prouver qu'un mode d'enseignement qui serait destructif des principes de la religion et de la royauté , serait protégé et encouragé par presque toutes les têtes couronnées de l'Europe* Qu'il se rassure donc à cet égard, ainsi que ses honorables amis, et pour tâcher de les déterminer à ne point apporter sans cesse des obstacles à ce que le roi veut faire pour la tranquillité et le bonheur de la France, je vais essayer de les réconcilier avec le système d'enseigne-

ment mutuel, en leur garantissant qu'il est né bien avant la révolution.

Il était pratiqué en 1606, dans une des provinces de France, et a été introduit à Saint-Cyr , par madame de Maintenon.

Des congrégations Religieuses, vouées à l'éducation des filles, en avaient adopté les parties principales.

Itollin, le père des études, en a reconnu les avantages, et il a prédit dès-lors qu'ils serviraient de base, par la suite, à l'enseignement populaire.

Herbaulty en 1741» l'introduisit dans l'hospice de la Pitié.

Et le chevalier Paulethxi donna les plus grands développemens.

Vous savez combien d'encouragemens furent prodigués au chevalier Paulet, par Louis XVI.

D'autres suffrages, également illustres, déposent **ii faveur de ce mode d'enseignement.

Ferdinand Fil avait ordonné qu'il fut pratiqué dans tout son royaume, à l'époque où l'Espagne gémissait encore sous le joug barbare de l'inquisition : ce ne fut qu'après avoir examiné cette méthode dans toutes ses parties , qu'elle déclara qu'elle n'y trouvait rien de blâmable ; et il existe maintenant dans l'Europe et dans toutes les parties du monde des écoles d'enseignement mutuel.

C'est lorsque ce mode d'enseignement a été introduit et encouragé partout, que vous voudriez le proscrire ici ! ... .

58o DISCOURS ET OPINIONS.

Non, messieurs, vous ne réaliserez pas, par vos votes, le vœu de votre commission des finances, et vous repousserez la honteuse économie qu'elle a eu l'étrange courage de vous proposer.

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