I Cor., iv, 1. — Tir. i
2. Thomassin, Velus el nova ccclcsiœ disciplina, li\. I, cli. i.
le pouvoir et la mission d'enseigner la vérité. Les premiers pasteurs de l'Église ont la mission de maintenir dans son intégrité parfaite, dans sa pureté immaculée, la révélation divine contre toutes les conjurations de la force et de l'orgueil, contre le flux et le reflux de toutes les opinions humaines.
Aussi la prédication de l'Évangile, l'interprétation de la loi de Dieu, appartiennent essentiellement à l'évêque. Aucune voix ne peut, sans son autorisation, se faire entendre à son peuple ; c'est lui qui "doit juger si la doctrine, dont il est le dépositaire, ne sera pas affaiblie par l'ignorance, trahie par le crime (1).
Si le prêtre doit être l'homme delà science sacrée, cette obligation est plus rigoureuse encore pour l'évêque. C'est à lui surtout, c'est à ses lèvres, qui doivent les garder pures et fortes, que les âmes et les peuples viennent demander la science des choses divines et le commentaire des lois éternelles ; car il est l'ange du Seigneur : Labia sacerdotis custodient scientiam et legem requirent ex ore ejus, quia angélus Domini exercituum est (2).
Il faut que, puissant par la doctrine et par les exhortations de sa charité, il soit capable de confondre toute contradiction qui s'élève contre la vérité qui vient de Dieu: Ut potens sit exhortari in doctrinâ sanâ et eos qui contradicunt arguere (3). Aucun des problèmes qui agitent nos sociétés, aucune des aspirations des peuples,
1 Concile de Trente, session 5, eh. n et en. v ; et sur l'autorisation nécessaire de l'évêque, spécialement pour la publication des ouvrages qui traitent des questions religieuses, voir la bulle de Léon X publiée dans le concile de Latran, session 10, et le concile de Trente, session 4, De editione et usu sacrorum Ubrorum, et la règle 10 de l'Index.