‹ Discours et panegyriques (volume 2)Chapitre 32 sur 84 · I Cor., i · texte numérisé non relu

I Cor., i

2. Marc, \\i. 15. — Matth., x, 6. — Ibid., xwni. 119. :t. in. xxin. 1.

haut. Les chaînes peuvent charger nos mains ; la parole de Dieu ne connaît pas ces entraves: « Verbum Dei non est alligatum (1) ; » et les chaînes de la persécution sont mille fois préférables au fardeau des richesses et aux chaînes d'une protection qui souvent opprime et déshonore. Les échafauds se dressent devant nous ; nous y montons sans crainte, caria vérité plus puissante en jaillit avec notre sang. Nour mourons, mais d'autres naissent de nos cendres, et, debout sur nos tombes, ils chantent la victoire qui ne manque jamais.

Je vous ai dit ce qu'est l'épiscopat dans l'Église; laissez-moi vous dire en quelques paroles rapides ce qu'il est, à l'heure présente, dans nos sociétés.

Il est un problème qui, à cette heure, s'impose à tous les esprits. La vie chrétienne, la vie surnaturelle, serat-elle victorieuse au sein de nos sociétés modernes, ou bien s'éteindra-t-elle dans les ténèbres de la libre pensée et dans la boue de la corruption?

Nos sociétés ont été baptisées dans l'eau et dans l'esprit de Dieu; elles ont vécu, elles ont grandi sous l'influence maternelle de l'Église. Vous ne pouvez toucher à rien de ce qui constitue leur essence même, à rien de ce qui fait leur force et leur grandeur sans rencontrer l'action manifeste de Jésus-Christ. La vie surnaturelle, bon gré, mal gré, circule encore dans l'organisation sociale; nul, même parmi ceux qui la repoussent et la maudissent, ne peut échapper complètement à cette divine influence. Elle va des hauteurs du pouvoir et de la

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